Bienvenue chez les (Franco-)Belges !

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Posté dans : Manga & BD

  • Xanatos
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    Xanatos le #526965

    Oh ça oui, les animaux de compagnie de Gaston Lagaffe sont en effet loin d’être vertueux !

    Surtout la mouette rieuse ! Je me souviens d’un gag où, pour ouvrir ses boites de sardine, elle les jetait dans le vide et visait délibérément les têtes des gens pour les ouvrir ! L’agent Longtarin et Monsieur de Mesmaeker en ont fait les frais ! Quelle grosse sadique cette mouette rieuse !

    Tiens j’ignorais que Maurice Rosy eut l’idée de faire doter de la parole le Marsupilami et que cela déplut à Franquin qui ôta cette faculté de son fabuleux animal dans les albums suivants.

    Je comprends d’autant mieux pourquoi il a été autant blessé et déçu par le dessin animé télévisé de Disney axé sur le Marsupilami, car dans celui-ci, l’animal est anthropomorphe et parle en permanence !

    Yves Delporte a même ajouté que Franquin fut effondré quand il vit le calamiteux résultat final !

    Mais c’est vrai que de grands scénaristes ont épaulé Franquin dans les créations de ses albums de Spirou et Fantasio. Si Franquin créa le génial Zorglub (son meilleur méchant à ce jour) c’est Greg qui eut la formidable idée de créer les zorglhommes et surtout la zorglangue où les soldats de Zorglub parlent à l’envers ! 🙂

    Au sujet de la Marsupilamie, je me souviens toutefois que, sous ses dehors ingénus, Franquin spécifiait bien qu’elle avait une force herculéenne équivalente à celle des mâles de son espèce et, dans une case mémorable, elle dévora un immense banc de piranhas en un clin d’oeil !

    Elle est loin de l’archétype des jouvencelles en détresse !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #526996

    Tiens j’ignorais que Maurice Rosy eut l’idée de faire doter de la parole le Marsupilami et que cela déplut à Franquin qui ôta cette faculté de son fabuleux animal dans les albums suivants. Je comprends d’autant mieux pourquoi il a été autant blessé et déçu par le dessin animé télévisé de Disney axé sur le Marsupilami, car dans celui-ci, l’animal est anthropomorphe et parle en permanence ! Yves Delporte a même ajouté que Franquin fut effondré quand il vit le calamiteux résultat final ! Mais c’est vrai que de grands scénaristes ont épaulé Franquin dans les créations de ses albums de Spirou et Fantasio. Si Franquin créa le génial Zorglub (son meilleur méchant à ce jour) c’est Greg qui eut la formidable idée de créer les zorglhommes et surtout la zorglangue où les soldats de Zorglub parlent à l’envers !

     

    Ah, Xanatos, de mon côté j’ignorais que c’était Greg, en effet un copain et appui du pauvre Franquin souvent épuisé par ses nombreuses prestations, qui avait inventé les zorglhommes et leur langage ! Dans Les Pirates du Silence, non seulement c’est Rosy qui scénarisait mais c’est Will qui dessina tous les décors de la ville élitiste et hyper-moderne dans le goût des “fifties/ sixties”. La santé de Franquin chancelait à ce moment-là (hélas son coeur a fini par lâcher plus tard).

    Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur les animaux et les humains dans les BD. Franquin par contrat ayant hérité de Spip avec Spirou et Fantasio, il a reconnu qu’il ne savait pas trop quoi en faire, car il dialoguait quasiment avec Spirou au temps de Jigé. Dans Il y a un sorcier à Champignac, la gentille bestiole propose à Spirou de partir en éclaireur depuis le parc vers le château du comte, car “on me prend souvent pour un écureuil ordinaire”, mais Spirou lui répond que “non, c’est trop dangereux”. Mais ensuite Spip n’a que des monologues intérieurs, sans communiquer avec son maître. Franquin petit à petit le réduira même au statut d’animal vraiment opaque et muet, qui joue souvent avec le marsupilami mais ne commente plus l’action dans sa tête. Notre auteur aime beaucoup les animaux, les vrais, il les veut authentiques, sans anthropomorphisme irréel. L’évolution est un peu la même chez Hergé : dans Tintin, au début Milou dialogue presque avec son maître (qui cependant ne semble pas l’entendre), puis il deviendra simplement un chien, non sans garder souvent son monologue intérieur.

    Il y a des animaux compagnons des humains mais très anthropomorphiques, Scooby-Doo par exemple, mais je connais très peu la série, à ta différence cher Xanatos !

    Une des grandes qualités de Billy the cat c’est de ne pas mêler le langage humain et la communication animale. Cela fait vrai !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #527827

    Parution d’un essai format album BD Lucky Luke, le Far-West du crime et de la justice par Historia BD, 130 pages à 9,90 euros, c’est pas cher ! D’autant que les intervenants sont de bonne compétence historique, et les photos exceptionnelles.

    On s’en souvient, Lucky Luke à ses débuts (“Arizona”) outre très mal dessiné, méconnaissable (et de tête changeante, car Morris ne se souvenait pas trop de son visage au fil des parutions de planches au jour le jour) n’était pas très sympathique. Il boit du whisky, un peu plus tard des “bières sans faux col” et règle ses vendettas plus qu’il ne coince des crapules. Jolly Jumper n’a pas non plus la tête qu’il aura plus tard : ce n’est qu’un cheval ordinaire, qui n’a nulle pensée. Luke tue Phil Defer, et la censure Dupuis impose une invraisemblable rectification : un témoin dans une bulle signale “il s’en tirera avec une épaule brisée”, alors que toute la scène le montre abattu raide, le croque-mort bien ennuyé pour un cercueil d’une telle longueur ! On le sait aussi, Luke tue Bob Dalton dans “Hors-la-loi”. Ici la censure consista à ajouter après l’attaque manquée des Dalton sur deux banques en même temps (détail historique) : “Ils moururent quelques temps plus tard”. Goscinny changea tout cela  et créa un Lucky Luke justicier mais humain, sobre mais fumeur, et un Jolly Jumper brillamment intelligent, très porté sur le commentaire intérieur, pour le bonheur de la série. Cet essai est très instructif sur les conditions réelles de la justice de la “Frontière”. Une de ses révélations est que la grande majorité des desperados étaient d’ex-combattants sudistes humiliés par leur défaite dans la Guerre de Sécession, revanchards envers la République Unioniste… et habitués aux armes. Chapitre passionnant sur les armes, justement : face à la demande, les deux grands fabricants, Colt et Smith & Wesson se lancèrent dans une concurrence technique larguant vite et de loin les vieux pistolets et fusils d’Europe. Les grands gagnants furent Colt avec le revolver six-coups Peacemaker, et un troisième larron, Winchester avec sa carabine à répétition tirant 15 balles de calibre 44 ! La version à canon scié étant la plus pratique pour les cavaliers (et pour Josh Randall). Il y eut deux types de juges : ceux nommés directement par le président Grant, tel le juge Parker chez Lucky Luke, et ceux plus ou moins autoproclamés, tel Roy Bean, ex-criminel qui se fit élire en chassant un concurrent à coups de revolver (le grand rêve de nos politiciens !!). Sa justice d’inculte était aussi fantaisiste que raciste, comme on s’en doute. Très bon chapitre aussi sur l’agence Pinkerton. Les Amérindiens ne sont pas oubliés dans l’analyse, qui bien sûr pointe du doigt l’idéalisation regrettable de la colonisation dans les albums de Lucky Luke, mais n’oublie pas de dire que les Indiens de l’Ouest formaient des tribus guerrières où “être un homme” signifiait conquérir un scalp. Le chapitre des femmes-bandits est frappant aussi, car il y en eut un certain nombre. Hélas l’album Lucky Luke “Belle Starr”, postérieur au décès de Goscinny, est faiblard, ennuyeux, et néglige sa jeunesse bien plus spectaculaire… Calamity Jane n’était pas une “desperada”, juste une aventurière, même si elle fut la “bonne ménagère” d’une bande de voleurs de chevaux. A propos, “desperado”, venu de la langue latino-mexicaine, a donné l’adjectif “desperate” en anglo-américain, mais ne signifie pas “désespéré”, mais “prêt à tout”.

    Bref, le bouquin est très riche, et j’en recommande vivement la passionnante et globalement objective somme d’analyses !! Juste un peu trop de préjugés économistes…

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #527868

    Tiens, j’apprends par un journal d’hier qu’à Los Angeles on vient de vendre aux enchères le revolver d’où est partie la balle fatale à Billy the Kid ! C’est le Colt Peacemaker de Pat Garrett. Montant record de tous les temps pour une arme à feu : 6,03 millions de dollars, soit 5,11 millions d’euros. Pat Garrett, ex-chasseur de bisons, ex-tenancier de saloon, puis shérif était obsédé par la capture de Billy the Kid (5000 dollars de prime !), et y parvint une fois. Mais Billy était un expert de l’évasion et s’envola (Goscinny reprit le thème de l’évasion de Billy, mais toujours ratée, dans “L’Escorte”). Garrett réussit à repérer la chambre de Billy et l’y attendit en pleine nuit, l’abattant de deux balles dès qu’il entra. Peu héroïque ! Billy était un fin tireur, mais il est difficile de savoir son score de meurtres, car devenu star des journalistes, il en rajoutait à plaisir devant eux… mort à 21 ans, il était “le Kid” aussi par sa petite taille (1,60 m)…

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