#TBT : Dragon Quest – La quête de Dai

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Ce qui n’aurait pu être qu’un simple produit dérivé d’un jeu vidéo s’est révélé être l’un des meilleurs shônen de tous les temps. Trente ans plus tard, La quête de Dai n’a pas pris une ride !

Lancée en 1986, la saga RPG Dragon Quest s’est rapidement imposée comme une référence auprès du public japonais, notamment grâce aux talents conjoints du concepteur Yuji Horii, du dessinateur Akira Toriyama et du compositeur Kôichi Sugiyama. Après trois épisodes annuels, les fans doivent attendre presque deux ans pour enfin jouer à Dragon Quest IV en février 1990. Afin d’augmenter leur impatience, le studio Enix confie sa licence à un jeune duo de mangakas, qui lance en octobre 1989 La quête de Dai dans les pages du Shônen Jump pour une sortie quasi synchrone du premier volume relié avec le jeu vidéo, le 9 mars 1980.

Quinze ans avant son début, un grand héros avait triomphé du Roi du Mal, Hadlar. Une victoire lourde de conséquences : la horde de démons affranchis de leur maître tyrannise désormais les habitants de l’île de Dermine où ils sont réfugiés. C’est là que grandit Daï (Fly), héros élu par Maître Avan (Aban) pour protéger le royaume du retour du Roi du Mal. A peine son entraînement a-t-il commencé en compagnie de l’apprenti magicien Pop (Poppu), que Hadlar intervient ! Ne devant leur survie qu’au sacrifice de leur maître, les deux jeunes garçons entament un voyage épique durant lequel ils accumuleront l’expérience et rencontreront les compagnons indispensables pour remporter la victoire contre le boss final !

L’intrigue originale de Riku Sanjô, qui respecte à la lettre la charte des jeux, est sublimée par le dessin de Kôji Inada, qui s’émancipe du style de Toriyama sans jamais le trahir, s’inspirant notamment de son découpage en tant que mangaka. Riche en moments poignants et en personnages attachants (big up à Crocodine !), l’épopée durera 37 tomes (disponibles aux éditions Delcourt/Tonkam) pour devenir l’un des mangas les plus vendus de l’histoire, dépassant les 50 millions d’exemplaires. Et l’un des premiers titres publiés en France, dans l’éphémère collection J’ai Lu. La série animée adaptée par Toei Animation, diffusée en 1991 au Japon, parviendra trois ans plus tard dans le Club Dorothée sous le titre Fly, sans aucune référence à Dragon Questalors encore totalement inconnu en Europe – Il ne devrait pas en être de même pour son remake annoncé cet automne ! Quant à Sanjô et Inada, après une interruption de dix ans, ils ont repris en 2016 leur manga lancé en 2002, Beet the Vandel Buster !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon

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