Chronique Manga : Tokyo Shinobi Squad vol. 1

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Le catalogue shônen de l’éditeur Kazé a reçu, depuis le 2 septembre, la venue de Tokyo Shinobi Squad. Cette courte série signée à quatre mains n’est pas allée au delà de trois tomes depuis son lancement en 2019 chez Shueisha.

Pour cette ouverture, on ne peut pas dire que le titre cherche à grandement bousculer les habitudes. On découvre pourtant un background politique plutôt inspiré : ici, le Japon est le pays au plus fort taux de criminalité. Un bilan qui intervient après son ouverture au monde, cherchant coûte que coûte à se rapprocher de la Russie, de la Chine et des USA (dans Tokyo Shinobi Squad on peut payer en euros, yens et dollars, et on croise des hongrois, des thaïlandais…). Et pour remédier à ce bordel, le Japon s’appuie sur son passé avec l’action menée par certains Shinobi, l’une de ses figures historiques, pour combattre la criminalité. Ou comment marcher à reculons.

Si l’auteur Yuki Tanaka se défend d’y apposer sa vision politique, cela a quand même le mérite d’être dit. Malheureusement, pour l’instant, les récits narrés dans ce premier tome – “nettoyer” une ruelle, accompagner une cible, récupérer un objet- ne servent que de prétextes pour mettre en scène de l’action plutôt bien fichue. Il faut dire que Matsuura Kento (que l’on va revoir sur la nouvelle série Phantom Seer) est un débrouillard, comme vous pouvez le constater sur son compte Twitter. Le body acting et les techniques de shinobi ne sont pas particulièrement originales (Electricité, transformation…) mais elles sont lisibles et bien rendues. Il ose aussi des fish-eyes, des décors (il avait montré son savoir-faire lors de ses travaux étudiants), un style urbain branché (basket, survet’, coupes punk), et on peut regretter de ne pas avoir ses pages couleur car il s’en sort très bien dans le domaine.

Lire le 1er chapitre

Si Tokyo Shinobi Squad n’est pas une lecture marquante de l’année, la faute à une formule qui arrive un peu tard par rapport à la concurrence, elle demeure agréable entre deux gros morceaux. Aussi, il est toujours intéressant de voir comment Matsuura Kento (grand fan de Naruto, L’habitant de l’infini et Trigun) s’en sort sur sa 1ere série régulière.

5.1 Lancement discret

En attendant de voir l'intrigue des deux derniers volumes et en cette periode de shônen audacieux, TSS est assez convenu bien qu’efficace, que ce soit dans l'écriture de ses personnages, de ses intrigues et de ses thématiques. Ca se lit très facilement, d'une traite, et les qualités de Kentaro Matsuura au dessin sont à retenir.

  • Graphisme 6.5
  • Scénario 5
  • Originalité 4
  • Audace 5
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  • AuteursMatsuura Kento, Yuki Tanaka
  • Editeur VFKazé
  • Editeur VOShueisha
  • PrépublicationWSJ
  • GenreAction
  • TypeShônen
  • Date de sortie2 septembre 2020
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A propos de l'auteur

Bruno

Défendre les couleurs d'AnimeLand était un rêve. Il ne me reste plus qu'à rencontrer Hiroaki Samura et je pourrai partir tranquille.