#TBT : Dragon Ball GT

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Attendue de pied de ferme, cette troisième section de la saga animée Dragon Ball a choqué les fans de la première heure. Retour sur un trauma toujours dans les mémoires depuis 25 ans.

Cinq ans se sont écoulés depuis le 28e tournoi Tendaichi Budokan, qui marquait la fin de Dragon Ball Z. Durant ce laps de temps, Son Gohan et Videl se sont mariés et ont donné naissance à une fille, Pan. Alors qu’il prend une pause durant son entraînement au palais de Dende, Son Goku surprend Pilaf en plein chapardage des Dragon Balls aux étoiles noires ! « Si seulement Goku n’était pas aussi grand et baraqué, je pourrais le vaincre », ne peut s’empêcher de penser le nabot bleuâtre… à voix haute. Le dragon rouge, l’ultime Shenron, exauce alors ce vœu involontaire ! Réduit à la taille d’un enfant, Goku va devoir traverser l’univers en compagnie de Trunks et de sa petite-fille Pan pour retrouver son corps d’origine. Mais c’est sans compter sur Baby, le bébé mutant bien décidé à éradiquer la race des Saiyans…

Si, dans l’intrigue, cinq ans (dix en VF) séparent les deux arcs de la saga, le délai est bien plus court en réalité ! Dragon Ball Z s’est terminé le 29 janvier 1996, alors que le premier épisode de Dragon Ball GT a été diffusé, toujours sur Fuji TV, une semaine plus tard, soit le 7 février ! La franchise est tellement rentable (notamment aux USA) que le studio Toei Animation cherche à battre le fer tant qu’il est encore chaud en proposant dans la foulée cette suite originale. Dragon Ball GT est en effet la première série animée qui n’est pas directement adaptée de l’œuvre d’Akira Toriyama, lequel s’est à peine investi dans sa production, signant notamment les designs de Pan, Trunks, et de Son Goku version bambin, et trouvant le titre de cette nouvelle saison, GT signifiant « Grand Tour ». Pour le convaincre le manga d’y participer, Toei Animation a insisté sur le retour aux sources que promet Dragon Ball GT avec un héros haut comme trois pommes.

Il faut pourtant vite se rendre à l’épisode : la série s’inscrit plus dans l’ADN de Dragon Ball Z,  délaissant l’humour pour une succession de combats et de transformations toujours plus démesurées ! Elle oublie néanmoins la philosophie qui a fait le succès de Dragon Ball, en donnant une véritable raison à des combats qui, par conséquent, manquent d’ampleur – l’arc dédié à Super C-17 enfile ainsi les successions de bastons au rythme mollasson. De quoi occulter ses maigres qualités, notamment le développement de l’univers Dragon Ball à une échelle astronomique, ou l’inversion des socles du mythe (faire du Dragon un adversaire) ! Toei décide d’arrêter le massacre en novembre 1997 au bout de 60 épisodes, alors que Dragon Ball en comptait 153 et Dragon Ball Z 291. Rien d’étonnant, donc, à ce que Dragon Ball Super fasse totalement abstraction de cet arc, dont on retiendra néanmoins le générique, Dan Dan Kokoro Hikareteku, composé par Zard, et toujours efficace en karaoké !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon
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