#TBT : Kenshin le vagabond

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Il y a vingt-cinq ans débutaient les aventures d’un samouraï errant, roux et balafré. Aujourd’hui encore, grâce à son charisme inégalé, Kenshin enflamme l’actualité !

Tokyo, 1878. En arrivant dans la ville devenue capitale du Japon depuis l’instauration de l’ère Meiji onze ans plus tôt, le vagabond Kenshin Himura tombe sur une altercation. La responsable d’un dôjo décrépi, Kaoru Kamiya, est prise à parti par un violent brigand qui se prétend être Hitokiri Battôsai, assassin devenu célèbre durant le conflit Bakumatsu, dont la résolution a permis la restauration de l’empereur Meiji. Kenshin intervient et met rapidement en échec le voyou, malgré un handicap de poids, son sabre à lame inversée. Le combattant s’est en effet juré de ne plus jamais tuer quelqu’un avec son arme blanche pour s’absoudre : c’était lui le vrai Battôsai ! Aspirant à une vie paisible dans ce dôjo devenu sa nouvelle demeure, l’ex-assassin se retrouve cependant bien vite rattrapé par son passé…

C’est le 25 avril 1994 que le premier chapitre de Kenshin le Vagabond apparaît dans les pages du Shônen Jump. La première série de Nobuhiro Watsuki, ancien assistant de Takeshi Obata, sera une locomotive de l’hebdomadaire pendant cinq ans, avant de se terminer en septembre 1999 sur son 28e tome. Ecoulé à plus de 70 millions d’exemplaires, Kenshin se fera surtout connaître à l’international grâce à son adaptation en série TV, dont la production changera de studio en cours de route : les 66 premiers épisodes seront effectués au studio Gallop, avant de passer au studio Deen jusqu’au 95e et final. Les deux sociétés collaboreront d’ailleurs sur un long métrage anime en 1997, mais ce sont les deux séries d’OAV que retiendront avant tous les fans, puisqu’elles se focalisent sur les origines de la saga (expliquant notamment la cicatrice en croix sur la joue de Kenshin) puis sa conclusion. Le réalisateur de la série TV enjouée aux couleurs vives, Kazuhiro Furuhashi, y prend une direction différente, avec une atmosphère sombre portée par la partition sans faute de Taku Iwasaki.

En 2011, le vagabond revient sur grand écran dans un film anime scénarisé par Mari Okada, suivi d’une adaptation live en 2012, accompagnée de deux suites en 2014. En parallèle, Nobuhiro Watsuki reprend les pinceaux pour prolonger sur papier les aventures de son héros avec deux très brefs « hors-série » (2 tomes pour Restoration en 2012, Master of Flame en 2014 sera un one-shot) liés à ces versions en chair et en os. Ces retrouvailles motivent le mangaka à continuer l’expérience avec The Hokkaido Arc, en cours depuis 2017. La Kenshin-mania continue de battre son plein, puisque deux films live sont annoncés pour 2020 ! Malgré son titre, il y a fort à parier que ce diptyque The Final Chapter sera réellement conclusif…

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon

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