C’est avec une relative discrétion que le nouveau film de Mamoru Hosoda, Scarlet et l’éternité, sort cette semaine en salle. Le film profite d’une distribution en VF et VOSTFR par Sony. À en croire les chiffres donnés par le Box Office, Scarlet et l’éternité signe un départ catastrophique avec à peine plus de 2000 entrées (dont plus de 700 en AVP).
Avec cette revisitation de Hamlet, le talentueux réalisateur de Les enfants-loups, Ame et Yuki (2012), Le garçon et la bête (2015) ou encore Miraï, ma petite sœur (2018) écrit une histoire de vengeance avec une animation qui évoque graphiquement les deux grandes dernières tendances de l’industrie, Spider-Man: New Generation et Arcane.
Sortie en novembre 2025 au Japon, le film est toujours produit chez Chizu avec Digital Frontier (les films Resident Evil, Gantz O) pour la CG et s’appuie sur des artistes que le réalisateur connait bien. On retrouve ainsi Jin Kim (Belle) au chara-design, épaulé par Uesugi Tadahiro (Super Crooks, Metallic Rouge), mais aussi Yamashita Takaaki (Digimon Adventure: Bokura no War Game!, Le Garçon et la Bête) à la direction de l’animation, et Iwasaki Taisei (Belle) aux compositions musicales.
L’avis d’AnimeLand
Avec une ouverture accrocheuse qui laisse promettre un film de vengeance sale et violent (à l’image de son héroïne bagarreuse et les mains dans le cambouis), Scarlet et l’éternité démarre fort, accompagnée par quelques plans dépeignant une ambiance dark fantastique tout en contraste. La suite n’est pas aussi heureuse, la faute à une discours positif un peu mou (pourtant résolument nécessaire en cette période de conflits internationaux) et un humour facile guère inspiré qui brise l’intensité du récit.
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