#TBT : La petite Olympe et les dieux

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Quand on évoque les mythes grecs dans les anime, les noms de Saint Seiya ou Ulysse 31 viennent spontanément. Pourtant, un autre titre a su adapter comme personne la mythologie à la sauce comique !

Olympe est la fille d’Apollon, et tous les jours elle grimpe le mont qui porte son nom. En effet, la petite blondinette n’aime rien tant que fréquenter les dieux et les déesses… car elle rêve, à son tour, d’intégrer leur panthéon. D’abord génératrice de chaos, Olympe va vite se retrouver à apporter des solutions aux nombreux problèmes rencontrés par des divinités pas toujours très futées, en compagnie de son complice, le dieu Eros. Telle une magical girl antique, elle reçoit une tirelire de la part de son grand-père, Zeus, qui lui accorde une pièce pour chaque bonne action effectuée. Une fois son petit cochon rempli, le titre de déesse lui sera enfin accordé !

Tout a commencé en 1977 avec un shôjo manga de Hideo Azuma. Sous son dessin kawaii, le mangaka distille un humour varié, où s’entremêlent jeux de mots potaches, anachronismes (les dieux de l’Olympe vivent avec le confort de notre époque, notamment des téléviseurs ou des supermarchés), pastiches des mythes (Poséidon ne sait pas nager !), et blagues matures (la situation explosive entre la jalouse Héra et son mari volage Zeus). Il tourne également en dérision des faits de société contemporains, comme les divorces, à travers le personnage d’Apollon, malheureux en amour et largué par son épouse. C’est d’ailleurs la première piste scénaristique que développe la série animée, la quête d’une nouvelle mère par notre petite héroïne. Dans un deuxième temps, elle vient causer le désordre au sein de l’Olympe avant, donc, de chercher à tout prix à devenir, elle aussi, une divinité.

1982 était l’année du studio Kokusai Eigasha puisque, trois jours après L’Empire des cinq, le 8 mai, leur nouvelle production débarque sur les petits écrans nippons. Réalisée par Takao Yotsuji (À plein gaz, Chameleon), la série en 46 épisodes n’a pas forcément marqué le public japonais. En revanche, elle a été accueillie à bras ouverts en Europe, et plus particulièrement en Italie puisque ce pays partage ses mythes antiques avec la Grèce. Faisant partie du catalogue de Berlusconi, La petite Olympe et les dieux débarque donc en France sur La 5 à la rentrée de septembre 1989, où elle sera rediffusée en 1991, peu avant la disparition de la chaîne privée. Malgré deux rediffusions confidentielles (2001 sur Mangas, 2002 sur Récré Kids), la série restera longtemps dans les mémoires, moins pour son contenu que pour son générique guilleret interprété par Claude Lombard – la mélodie italienne vient d’une insert song de But pour Rudy ! Soufflant aujourd’hui ses quarante bougies, l’éternellement enfantine Olympe conquerra peut-être une nouvelle génération, la série étant désormais disponible légalement sur YouTube !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon
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