Rencontre avec un autre univers

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Rencontre avec un autre univers

A 15 ans, on se cherche toujours un peu. Moi, j’ai découvert, par hasard, une nouvelle culture qui est devenu ma passion et ma façon de vivre.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par l’Orient. Jusqu’en 1999, mon intérêt se portait sur l’Egypte ancienne. J’avais été jusqu’à essayer d’apprendre à déchiffrer les hiéroglyphes. Pour mon anniversaire, j’ai été gratifiée d’une petite télé, avec laquelle, en tordant bien l’antenne, j’arrivais à capter Canal + en clair. C’est sur cette chaîne, auparavant inconnue pour moi, pour cause de mauvaise réception hertzienne, que j’ai découvert la série d’animation qui reste, aujourd’hui encore, ma préférée, Vision d’Escaflowne.

Je ne saurais expliquer pourquoi, mais cette histoire, découverte fortuitement, m’a captivée. J’ai suivi, avec une curieuse impatience, le déroulement du récit.

Après la fin de cet anime, j’ai eu envie d’en savoir davantage sur les manga et la japanimation, mais aussi sur la culture japonaise. C’est ainsi que j’ai commencé à accumuler les revues spécialisées «mangas» et les livres sur le Japon. De cette façon, j’ai pu en savoir plus sur une civilisation qui a su mélanger tradition et modernité. Je trouve merveilleux que l’archipel nippon, tout en étant à la pointe de la technologie, garde son identité. À ce titre, les photos de femmes en kimono circulant dans les rues au milieu des grattes ciel et des jeunes branchés me surprennent à chaque fois.

De plus, j’ai entrepris la tâche laborieuse et délicate d’apprendre le japonais toute seule, c’est très difficile, mais enrichissant. Pouvoir déchiffrer, par moi-même, quelques caractères d’un texte original me fait très plaisir et m’encourage à persévérer.

Côté manga et japanimation, j’ai enrichi mes maigres connaissances à grands coups de lecture d’AnimeLand et de recherches sur Internet. Grâce à une copine, j’ai découvert une boutique de japanimation à Lyon, et j’ai pu acheter des posters et des CD d’Escaflowne.

Et puis, en 2003, j’ai décidé d’aller à une convention, la Japan Expo. La journée que j’y ai passée reste un de mes meilleurs souvenirs. J’ai fait le tour des stands culturels, assisté à des projections, c’était merveilleux !!! En voyant l’affluence, je me suis dit que, contrairement à ce que prétendaient mes parents, il y avait bien d’autres fan d’animes et de mangas. De ce voyage, j’ai ramené des art-books, des DVD et mon premier manga, Ayashi no Ceres, choisi sur les conseils d’une fille qui était dans la même auto-école que moi !

J’ai adoré ce récit, mais, je l’ai vite fini !!! Alors, profitant de mon entrée en Faculté et du temps libre en ville qui va avec, j’ai découvert une librairie spécialisée dans les bandes dessinées du monde entier, manga inclus, évidemment. À partir de là, j’ai accumulé les titres : RG Veda, Tokyo Babylon, et X de CLAMP, Evangelion, Fruits Basket et le reste des oeuvres de Yuu WATASE traduites en français.

C’est aussi à l’époque de la rentrée que j’ai commencée, grâce à l’arrivée de l’ADSL, à «surfer» davantage sur le net. Je suis devenue un pingouin de la banquise d’AnimeLand. J’ai vite été adoptée et la visite du forum est devenu mon rituel quasi quotidien !!!

Grâce à ceci, j’ai rompu l’isolement dans lequel je vivais, j’ai parlé de mon expérience avec d’autres qui m’ont raconté les leurs, ça a élargi mon point de vue, je suis plus ouverte. De plus, j’ai noué de vraies amitiés avec certains, j’ai pu commencer mon projet de manga grâce à un pingouin, j’ai beaucoup rigolé avec d’autres… D’ailleurs, j’en profite pour remercier du fond du coeur toutes ces personnes qui, j’en suis sûre, se reconnaîtront.

Enfin, aujourd’hui, j’ai mes propres petits sites sur l’animation japonaise et les manga, mes correspondants sont assez nombreux, et mon étagère pleine à craquer !!!

Cet été, à l’occasion de la Japan Expo 2004, je vais rencontrer pas mal de pingouins, je compte aussi tenter ma chance au cosplay… De bons moments en perspective, j’en suis certaine !

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