bon, à Animeland nous ne sommes pas encore à l’âge cannonique et empli de sagesse du Yoda moyen… l’ensemble des personnes internes à la rédaction trouve sa moyenne d’âge entre 25 et 30 ans, et pour les rédacteurs pigistes, c’est un peu moins (vers 23-25 ans)mais c’est du grosso modo.
L’âge en soi n’a aucune importance pour effectuer un quelconque travail, si ce n’est qu’il convient d’être au moins majeur. Les points les plus importants pour intéresser les patrons, quel que soit le domaine, restent, d’une part une bonne connaissance des méthodes de son métier, d’autre part savoir être fiable et rigoureux, enfin, avoir une bonne culture du domaine de travail (la culture pouvant s’ingérer assez rapidement et facilement, contrairement aux deux points précédents)
Pour un éditeur, estimer le potentiel d’une série reste toujours plus ou moins aléatoire, mais l’on peut se baser sur quelques indices :
-popularité du titre au Japon
-popularité de l’auteur en France
-style et genre de l’histoire
-qualité artistique graphique…
Pour une première publication, c’est plutôt alors le “nez” du directeur de collection, sa capacité à sentir d’une part une bonne oeuvre, d’autre part l’impact sur le public français. Un bon directeur de collection se reconnait en premier lieu à ses lectures et choix personnels, qui se doivent de coller, a priori, aux choix de son public. Le risque demeure là et peut parfois se révéler sous des jours bien divers.
Le métier d’éditeur s’entend autour de deux responsabilités : l’une envers la culture, l’autre envers la logique économique. Un éditeur type devra savoir faire des choix commerciaux, afin de générer un flux d’argent qui pourra couvrir une éventuelle gamelle sur un titre plus culturel et au potentiel de vente très incertain. Dans nos domaines, le seul exemple de source éditeur nous vient de Pika : Pierre Valls, en effet, édita le manga Dragon Head jusqu’à son ultime volume alors que dès le début, il savait que la série ne se vendait pas correctement. Pierre Valls a fait ce choix car il croit à l’intérêt et à l’intelligence de ce manga (et ce à juste titre ceci dit en passant!).
Relativisons tout de m^me, puisque dans le cas du manga, une obligation d’éditer toute la série constitue souvent un terme contractuel avec l’éditeur japonais ayant droit.