Malheureusement il y a de grandes chances que le dernier tome soit décevant pour moi, car ce que je voulais pour l’héroïne Arte, c’est son triomphe en tant que “grande artiste” ; or Kei Ohkubo en un seul tome ne pourra bien sûr pas décrire cela…
Les manga culturels
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Nous serons bientôt fixés de toute manière mon cher Yupa.
Je me doute bien que notre très chère Arte déclarera sa flamme à Léo, mais j’espère de tout coeur qu’elle poursuivra sa carrière d’artiste peintre et qu’elle n’abandonnera pas son rêve…
On verra comment Kei Ohkubo se débrouillera, espérant moi aussi que le dénouement sera à la hauteur de cette magnifique série.
Sinon désolé Cyril, ma mémoire me joue des tours, j’étais persuadé que tu appréciais Arte, au temps pour moi ! ^^
Après chacun ses goûts, pas de soucis 😉 .
Un recueil d’histoires courtes de l’auteur d’Arte va sortir chez Komikku : https://www.manga-news.com/index.php/actus/2025/10/06/Les-histoires-courtes-de-Kei-Ohkubo-arrivent-aux-editions-Komikku
Oooh super, merci beaucoup de l’information Cyril !
Je suis extrêmement intéressé par ce recueil d’histoires courtes de Kei Ohkubo ! Je l’achèterai en même temps que le dernier tome de Arte ! ^_^
Moi aussi probablement !
Parlant d’histoires courtes et “culturelles”, j’ai bien aimé le tout récent volume de Ryoko Kui Le Terrarium dans mon tiroir , car c’est souvent très drôle ! Il s’agit d’historiettes que cette autrice a projeté (sans doute sur le web) et qu’elle a larguée rapidement, arrivée à une “chute” attendue (ou pas !). C’est marrant, et elle se montre capable de variations étonnantes en matière de dessin et d’invention ! Bon, faut aimer les “un peu déjanté(e)s”….
Je viens de finir le tome 5 du dit du Genji, qui clôt la première partie de l’histoire. C’était une sacrée claque, avec une lecture marquée notamment par le charisme extraordinaire de Dame Murasaki. Son destin (et celui du Genji par la suite) était prévisible depuis le tome précédent mais le charisme et la gentillesse du personnage ainsi que la somptueuse mise en en scène par rendent la lecture particulièrement touchante. Quant au Genji, même sans parler de ça, il parvient à être touchant : s’il subit un retour de karma pas immérité, il en prend conscience et parvient à regretter certains de ses actes et à faire preuve de gentillesse ; et évidemment, sa relation avec Dame Murasaki (et, dans une moindre mesure, avec les autres femmes de sa vie) est magnifiquement mise en valeur.

Arte tome 21
Scénario et dessins : Kei Ohkubo
Et voilà… ça y est.
J’ai suivi Arte pendant pratiquement 10 ans, de 2016 à 2025 et la série est à présent terminée.
Le dénouement est-il à la hauteur ?
A mon sens oui 🙂 .
Arte est donc enfin revenu à Florence pour retrouver son bien aimé Léo.
Cependant, Guido et ses autres gardes du corps la somment de se vêtir de haillons afin qu’on ne sache pas qu’elle est une femme et qu’elle ne soit pas reconnue par les autorités en raison du fait qu’elle avait été emprisonnée par celles-ci au sein de cette ville quelques années auparavant.
On a plusieurs moments poignants au cours du récit.
SpoilerArte finit par retrouver l’atelier de Léo, mais celui-ci a été totalement détruit pour “l’effort de guerre” ses briques ayant servi à l’armée pour bâtir des protections
[collapse].
Arte, fidèle à elle même malgré la découverte de cette triste vérité, ne s’est aucunement apitoyé sur son sort et a décidé de repartir de l’avant et de poursuivre la quête de l’élu de son coeur.
Leo de son côté, erre comme une âme en peine et voit un pauvre vieillard pris de haut par des jeunes hommes alors qu’il leur implorait de lui donner à manger et ceux-ci refusaient catégoriquement, estimant qu’il a suffisamment vécu comme cela.
Seul Léo a fait preuve de bienveillance et de générosité en partageant ses victuailles avec lui, afin qu’il subvienne à ses besoins et le vieil homme lui en fut très reconnaissant.
Il encouragea Léo de continuer à vivre malgré l’environnement éprouvant dans lequel ils se retrouvent…
Spoileret finalement, le vieil homme rendit son dernier soupir. Je suis tout de même content qu’il ait passé ses derniers moments auprès de Léo et que la dernière personne qu’il a rencontré avant de rendre l’âme se soit préoccupée de son bien être.
[collapse]Et vint ENFIN le moment tant attendu :
Spoilerles retrouvailles entre Arte et Léo qui se sont avérées être particulièrement émouvantes
[collapse].
On retrouve aussi une vieille connaissance des premiers tomes, en l’occurrence la noble Veronica…
Spoilermais la pauvre a contracté la gale d’Egypte qui lui a été transmise par un soldat Espagnol : elle est défigurée, a perdu son nez et a plusieurs boutons sur le corps. Arte n’a cependant pas hésité à lui tenir la main, sachant que la maladie n’est pas contagieuse et pour faire preuve de compassion envers elle.
[collapse]Enfin, le tome se conclut sur l’archipel de Malte :
Spoilerun apprenti artiste peintre a fait ce si long voyage afin que Arte lui enseigne l’art. On apprend que si Arte et Leo se sont mariés, Arte n’a jamais renoncé à sa passion et a continué de plus belle à peindre et réaliser de magnifiques toiles, dont une pour l’église de la ville 😀 .
[collapse]Comme à l’accoutumée, le volume se conclut par des pages bonus passionnantes et informatives, Kei Ohkubo ayant déclaré que pour créer son adorable héroïne, elle s’est inspiré d’une artiste peintre ayant réellement existé : Sofonisba Anguissola.
Cependant, ces pages bonus nous réservent une surprise de taille : en effet, en dépit du fait que l’histoire principale soit terminée, nous aurons droit à un nouveau tome de Arte !
En effet, Okhubo n’avait pas le coeur à quitter tout de suite ses personnages et elle réalisera un tome 22 constitué d’histoire annexes, dont certaines centrées sur Arte et Léo.
Evidemment, en tant que fan inconditionnel de la série, je me jetterai sur ce volume bonus quand il sera disponible ! 😀
Mais en l’état, je suis très satisfait du dénouement de Arte qui s’est montré à la hauteur des espérances que j’ai placé en lui : une belle fin, qui prend son temps et nous laisse le temps de dire “au revoir” à ces personnages que nous avons tant aimé…
Merci Kei Ohkubo ! ^_^
J’attendais que tu lises à ton tour ce tome 21, cher Xanatos, et bien sûr avec plaisir, puisqu’on est content qu’Arte retrouve son maître et amour lointain. Certes Léo est épuisé par ses épreuves, mais l’autrice abuse un peu à mon avis de son tempérament taciturne : il ne dit rien ! Evidemment cela donne à Arte l’occasion de lui demander “Veux-tu m’épouser ?” contre tous les usages, renversant une fois encore la sujétion féminine de rigueur à l’époque… Il finit un peu en pièce rapportée, moins célèbre à Malte que sa femme. Le plus émouvant est bien sûr le terrible état de la ravissante Veronica. La syphilis se répandait alors en Europe, et il semble bien que le vibrion soit venu du Nouveau Monde ; ses conséquences étaient alors spectaculaires et rapidement mortelles ; au 19ème siècle il agissait bien plus discrètement et lentement, sous-estimé même (Maupassant était très fier de l’avoir attrapée, “comme tous les vrais chauds lapins”; mais il finit détruit mentalement, comme Baudelaire, Nietzsche et bien d’autres). De nos jours elle n’est plus la plus dangereuse des MST, à peine remarquée car la population européenne a développé une résistance, comme à la rougeole qui a décimé les Amérindiens du Nord et du Sud. Qui peut bien être l’apprenti qui cherche Arte ? Venu de Flandres, cela pourrait être le jeune Rubens… Kei Ohkubo s’est inspirée de Sophonisba Anguissola, dont j’avais déjà parlé, mais il y eut d’autres femmes peintres vers 1600, comme Lavinia Fontana (on les redécouvre ).
Je ne sais pas si je vais acheter un tome 22… Pas pour voir Arte dans les couches et les biberons en tout cas.
J’aime beaucoup Arte. 21 tomes c’est long, mais ça en vaut la peine de les lire.Pas facile pour notre héroïne, remplie de sexisme dans le monde de l’art. Une femme forte et ses convictions me fait frémir.
Kei Okubo nous offre une panoplie de ses personnages haut en couleur.
J’ai remarqué en Fnac le tome 12 de Isabella Bird, dont on a parlé ici. Il y a déjà longtemps que j’ai largué ce titre, et donc je n’avais pas remarqué certains tomes. En effet, à Hakodate on perdait de vue l’exploration d’Hokkaido par notre Anglaise pour se focaliser sur un Bad Boy persécuteur du dévoué guide-interprète Ito : j’en avais vraiment marre !
Ce tome à nouveau semble surtout s’intéresser à la jalousie de Ito envers un bien peu vraisemblable Aïnou fort cultivé qui courtise Isabella. Pas envie de lire, ça devient du shôjo…
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