#TBT : Ikkitousen

0

Baston + nichons = gros carton. Depuis vingt ans, Ikkitousen décline son cocktail polisson d’action à fond les ballons, pour le plaisir des fans du genre qui y abreuvent leur passion !

L’époque Sangoku (220-280), cadre de La légende des trois royaumes, a vu s’affronter dans la Chine antique des combattants mythiques aux pouvoirs légendaires. Certains, raconte-t-on, étaient capables de venir à bout de mille adversaires ! L’âme de ces guerriers, les Ikkitousen, s’est retrouvée emprisonnée dans des magatama : les porteurs de ces pierres, nommés chevaliers, héritent de leur force et de leur combativité. C’est le cas de la gironde mais benête Hakufu Sonsaku, adolescente venue à Tokyo avec son cousin pour prendre part à la guerre d’influence qui s’y déroule entre sept académies de chevaliers. À peine arrivée dans l’académie Nanyo, la splendide jeune femme met au tapis tous ses adversaires ! Bien vite, la rumeur parcourt l’établissement : Hakufu serait la réincarnation du plus puissant guerrier ayant foulé le sol chinois il y a 1800 ans, Sun Ce…

Quand sort le premier tome du manga Ikkitousen au Japon, le 24 novembre 2000, il est difficile de ne pas y voir une tentative de surfer sur le succès d’Enfer & Paradis, débuté deux ans plus tôt. On y retrouve en effet le même fil rouge : des lycéens (ou étudiants) qui se balancent des mandales surréalistes avec une grosse louche d’érotisme au passage. Rien de plus normal puisque, comme Oh! Great, Yûji Shiozaki a fait ses premières armes dans l’industrie du manga érotique. Néanmoins, ce passif se ressent à chaque page d’Ikkitousen, dont les héroïnes aux poitrines démesurées trouvent toujours moyen de laisser apparaître (un pan de) leur culotte de manière purement gratuite. Malgré ce fan-service lourdingue de par son omniprésence, malgré des séquences de combat péniblement mises en page, Ikkitousen réussit à captiver son public par son aspect mystique/historique, transposant les combats déchirant la Chine antique à l’époque contemporaine de manière décomplexée.

De quoi tenir 24 tomes (dont 12 seulement seront publiés en France chez Panini) jusqu’en 2015, agrémentés d’une suite bloquée à son troisième tome, New Ikkitousen – l’auteur dessinant en parallèle des séries sur le même canevas baston/nichons comme Battle Club. 24 tomes qui se retrouvent adaptés en animation dès 2003 chez J.C. Staff pour une première saison de 13 épisodes, avant d’échoir au studio Arms qui décline la suite du manga en trois autres saisons de 12 épisodes : Dragon Destiny (2007), Great Guardians (2008) et Xtreme Xecutor (2010) sont toutes trois réalisées par Koichi Ohata, déjà apprécié des amateurs de séries B pour Genocyber. Vif et coloré, l’anime disponible sur ADN ne brille pas par sa technique, mais est représentatif de la production de l’époque. Pourtant, l’adaptation ne s’est pas arrêtée avec la décennie, puisqu’elle fait son grand retour en OAV avec Extravaganza Epoch en 2015… et Western Wolves en 2019, disponible chez Wakanim. Avec le confinement, c’est l’occasion rêvée de se débrancher le cerveau… uniquement si vous avez plus de 16 ans !

Parlez-en à vos amis !

A propos de l'auteur

Matthieu Pinon