[Preview] Sakugan, le nouvel anime de Satelight

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Le projet étant prévu pour l’automne prochain, l’anime Sakugan à venir sur Crunchyroll nous fut proposé en accès anticipé, le temps d’un épisode vitrine plutôt convaincant. Au programme, mecha, Kaiju, humour et aventure.

Précisons en ouverture que l’anime Sakugan (d’abord labélisé Sacks & Guns!!) n’est qu’une pièce d’un puzzle de plus grande envergure -nommé Project ANIMA– visant à produire des œuvres via un appel à contribution. Dans la catégorie SF / Robot, c’est le titre Labyrinth Marker (Sakugan) de Nekotaro Inui qui l’a emporté, et c’est donc Satelight qui hérite du bébé avec comme mission de le porter à l’écran. Notez au passage que les studios J.C Staff et Doga Kobo s’occuperont respectivement des projets type Fantasy / Isekai et JV / Jeunesse, Mahôtsukai ni Narenakatta Onnanoko no Hanashi. et Mobius Dust.

Attendu pour 2020 (le COVID a stoppé la prod’ un moment), Sakugan (voir le compte Twitter officiel) a donc mis un peu plus de temps que prévu pour pointer le bout de son boulon. S’il faut prendre des pincettes au moment de juger un premier épisode souvent qualifié “d’épisode vitrine”, le travail est convaincant, dans la démarche du moins. Le studio Satelight n’est plus à présenter, mais l’historique maison qui a battu sa réputation sur Macross de son boss légendaire Shôji Kawamori peine à délivrer des productions références depuis quelques années. À y regarder de près, Satelight tente souvent de mener des projets originaux, mais, à l’image de l’intéressant Junichi Pandora, il n’ont pas toujours les reins solides techniquement (ressources humaines ou talents)  pour assurer une production que l’on jure lourde.

Dès lors, bien que la maison scinde ses projets et tente de sortir de la SF (Somali), le registre du mecha demeure son terrain favori. Quand bien même Sakugan reposerait sur l’écrit d’une personne tiers, le studio n’est pas un prestataire ici. Satelight a bien travaillé en pré-production et le résultat affiche un vrai travail sur la direction artistique (les décors, menés par le studio BIC) avec une ambiance urbaine fumante à mi-chemin entre DECA-DENCE (2020, Nut) ou Cop Craft (2019, Millepensee), le côté labyrinthique en plus. La formule du show se veut très fun et vivante, à l’image de sa très belle scène d’intro, nous prenant volontiers par la main pour suivre l’aventure d’un père et de sa fille (interprétée par Amane Kanon, une nouvelle venue), soient deux explorateurs chamailleurs désireux de percer les cieux pour découvrir le monde (on ne cite aucune référence svp!).

Cette recette plutôt “cool”, soutenue par un storyboard assez inspiré dans ce premier segment, est symbolisé par les design de Iwahara Yuuji, le papa du manga Dimension W (dont l’enrobage sonore un peu jazzy pourrait se rattacher aux thèmes de Sakugan). Il sait croquer des personnages branchés, et ce coup de polish fait du bien au CV du studio.

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Pour se dépêtrer de ce carcan, les personnages devront éliminer ou tenter de fuir quelques Kaiju (designés par Kawamori). L’occasion pour nous d’assister à une modélisation et une animation 3D pas très convaincante, au contraire des mecha qui se veulent assez bien foutus. Concernant les design de ces derniers, nous avons contacté Stanislas Brunet. L’artiste français, bien connu des lecteurs et lectrices d’AnimeLand et ancien de Satelight– a désormais rejoint le studio No Border de son ami Thomas Romain -lui aussi ancien designer/background artist essentiel de Satelight. Brunet a ici créé tous les robots du show et nous parle du projet.

Sur  Sakugan, c’est Wada Jun`ichi le réalisateur qui avait apprécié mon aide sur Shuumatsu Nani Shitemasuka?* qui m’a gentiment sollicité pour tenir le poste. Dans le milieu, on dit que je suis plutôt doué pour imaginer des robots mignons ou ramassés (rires). Ici, il voulait un robot d’exploration minière. L’idée c’était d’avoir un mecha qui ressemble a un engin de chantier. Le robot est un outil ici, mais il devait aussi avoir un caractère original avec un profil de voyageur bien équipé. Jai donc ajouté l’idée dune transformation en un véhicule un peu SD façon Metal Slug et ils ont apprécié. Quand on commence  à travailler sur un projet, nous n’avons parfois que quelques indications, donc il faut être force de proposition. “

Si ce premier épisode ne nous permet pas de véritablement admirer le mecha, sa forme jouet à venir chez Bandai (toujours dans le coup) nous en montre un peu plus. “ANIMA est une sorte de booster pour lancer des projets multimedias“, nous indique un Stanislas Brunet que l’on pourra retrouver dans notre prochain HS AnimeLand Spécial Mecha.

L’offre de Sakugan se veut donc plus intéressant dans l’utilisation du mecha qu’en tant que production à part entière, même si la mise en bouche est soignée. Loin du real robot façon I.G / Sunrise  ou du style kakoi de Trigger, Sakugan la joue utilitaire et ajoute une couche de fun bienvenue dans son offre récente. La fin de l’épisode se pare d’un manteau dramatique que l’on ne voyait pas venir, et c’est tant mieux.

Synopsis:
“Dans un futur lointain, l’humanité vit entassée dans des colonies exiguës taillées dans la roche, un monde qu’on appelle le labyrinthe. Ceux qui sortent de ces zones, les Markers, s’exposent à un monde inconnu rempli de dangers. La petite Memempu supplie son père, Gagumber, de devenir un Marker afin de retrouver la trace de sa mère disparue. Il finit par accepter et forme, avec sa fille, une curieuse équipe partie explorer le labyrinthe”

* Titre complet : Isogashii Desuka? Sukutte Moratte Ii Desuka?Shuumatsu Nani Shitemasuka? Isogashii Desuka? Sukutte Moratte Ii Desuka?,

  • RéalisationJun'Ichi Wada
  • Chara-DesignIwahara Yuuji
  • StudioSatelight / No Border (mecha design)
  • MusiqueKatô Tatsuya
  • Genre.Mecha, SF, Humour
  • Date de sortie.
  • DiffusionCrrunchyoll, Simulcast
  • Durée.
  • Langue.
  • Sous-titres.
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Cami-Sama
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