Fan des années 2020, fan jusqu'au mal aux reins !

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Posté dans : Anime & Animation

  • Xanatos
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    Xanatos le #539724

    Le Château Solitaire dans le miroir de Keiichi Hara. Un grand et beau film, riche de sens ! Suis allé le voir hier, avec Xanatos et une amie. Après un démarrage à la lenteur un peu intrigante où l’on suit une timide lycéenne, Kokoro (= coeur, sentiment) le film acquiert une dimension très prenante (miroir, château !). Six autres adolescents comme elle vont s’évertuer à se sortir d’une sorte d’escape game bien mystérieux. Ce serait dommage de spoiler davantage. Mention spéciale tout de même à Okamisama, la fillette-louve… L’élément tragique m’a rappelé le brillant Colorful , au point de départ tellement poignant ! En fait le propos de Hara est toujours grave : la vie et la mort (Colorful, Miss Hokusai), le délire médiatique (Un été avec Coo), le drame climatique (Wonderland). Ici, mais de façon surtout métaphorique, profonde et ludique, sans les semelles de plomb qu’y mettrait sans doute un Français sermonneur, il s’agit du harcèlement scolaire, et de la terreur du lycée avec réclusion volontaire consécutives. Rien de spécialement japonais ni d’actuel (toute la littérature le prouve) : c’est universel, et éternel comme le prouve le film. Aussi Hara se contente de valider une seule “solution” : la fuite dans l’évasion créative. Celle de ce film, celle qu’il a connue, probablement.

     

    Le Château solitaire dans le miroir

    Et oui mon cher Yupa, tout comme toi, j’ai vraiment été conquis par ce nouveau long métrage de Keiichi Hara ! 😀

    Tout d’abord, techniquement parlant, c’est une splendeur: le long métrage est visuellement très beau et l’animation est vraiment excellente.

    De plus l’héroïne principale Kokoro est une jeune fille douce, gentille et sensible. Elle est un peu introvertie au début mais on la voit peu à peu s’ouvrir aux autres au fil du récit.

    Okamisama la fille louve est en effet un excellent personnage: elle est à la fois mystérieuse, intrigante, mais également très intelligente et s’assure de veiller au bien être des jeunes qui viennent au château en sachant parfois leur prodiguer de bons conseils.

    Le film dénonce en effet sans concessions les méfaits du harcèlement scolaire qui pousse certains jeunes soit à se renfermer et s’isoler, soit ne plus vouloir aller au collège et au lycée.

    Et les horreurs que peuvent perpétrer certains jeunes dépourvus de conscience font froid dans le dos dans ce film et leurs actes abominables sont similaires à des méfaits bien réels perpétrés par ces monstres…

    Le film est par ailleurs assez nuancé et subtil et ne met pas tout le monde dans le même sac: si certains adultes exercent la politique de l’autruche et font comme si de rien n’était, se laissant amadouer par certains élèves manipulateurs, d’autres adultes eux font le maximum pour protéger les jeunes persécutés et sont prêts à punir très sévèrement les pourritures qui leur font tant de mal…

    La fuite dans l’évasion créative est effectivement l’une des solutions de certains des jeunes protagonistes qui sont une soupape de sécurité pour eux pour échapper à une réalité bien cruelle et oppressante.

    Mais l’un des messages les plus forts du film, c’est aussi à quel point il est fondamental de se confier à ses ami(e)s, sa famille et ses proches quand un problème nous tourmente afin qu’il ne nous consume pas à petit feu.

    De même, il est capital, et surtout humain d’être à l’écoute des gens qui sont chers à notre coeur pour leur venir en aide.

    Sinon, j’ai remarqué que le film a fait un clin d’oeil sympathique à un classique du manga et de l’animation japonaise: Détective Conan. En effet, Masamune, le jeune garçon portant des lunettes a une voix qui m’est familière: celle de Minami Takayama la seiyuu de Conan Edogawa. Et à un moment donné, Masamune déclare la phrase fétiche de Conan: Il n’y a qu’une seule vérité ! Joli clin d’oeil de Hara à ce héros et cette série cultes 😉 .

    Le <b>Château solitaire dans le miroir</b> est beau, intelligent, très émouvant (certains passages sont très poignants), et sait entretenir le mystère et le suspense.

    Nous en avions parlé lorsque nous sommes sortis de la séance, mais je pense qu’il est nécessaire de voir le film plusieurs fois afin de l’apprécier à sa juste valeur, le long métrage exploitant plusieurs pistes narratives intéressantes.

    C’est assurément l’un des meilleurs films d’animation de l’année ! 😀

    Xanatos
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    Xanatos le #539927

    Kenshin 2023

    Kenshin le Vagabond (2023) : cycle des Oniwaban Shu

    Je viens de terminer récemment le visionnage de l’adaptation animée de l’histoire introduisant Megumi Takani, Aoshi Shinomori et ses Oniwaban Shu…

    Bon, n’ayons pas peur des mots, parmi les séries animées japonaises produites cette année, c’est bien cette seconde adaptation animée télévisée de Kenshin le Vagabond qui a ma préférence.

    Elle est d’une qualité tout bonnement stratosphérique ! 😀

    Bon, déjà à la base, l’histoire des Oniwaban Shu est l’une de mes favorites du manga, Megumi est très intéressante et Aoshi Shinomori demeure l’un de mes personnages favoris du manga culte de Nobuhiro Watsuki, tant il est complexe et charismatique.

    Le character design est toujours aussi beau et proche du trait du mangaka, quant à l’animation, elle est véritablement d’une fluidité éblouissante.

    Même moi qui connaît par coeur les premiers volumes du manga, j’ai été happé, captivé et tenu en haleine par les derniers épisodes en date !

    Kenshin contre Aoshi

    L’animation des combats ayant opposé Kenshin à Hannya et Aoshi ou encore le duel titanesque entre Sanosuké Sagara et Shikijô le colosse est excellente et retranscrit à merveille le souffle épique de ces scènes d’action du manga original.

    Et quand il y a des changements ou des scènes inédites, je trouve qu’elles apportent toujours quelque chose.

    ATTENTION SPOILERS

    Quand l’infâme Kanryu Takeda surgit avec sa mitrailleuse Gatling pour massacrer les hommes de Aoshi, les scènes sont vraiment déchirantes. Le moment où Shikijo fait barrage de son corps afin de protéger Aoshi est toujours un moment fort et émouvant.

    On a aussi une petite scène inédite : au moment où Hyotoko s’apprête à brûler vif Takeda, l’ignoble homme d’affaires feint la peur avant de lui tirer plusieurs balles dans la tête alors que dans le manga, il l’a abattu sans sommations.

    Quant à Beshimi, autant dans le manga, au moment crucial où il s’apprêta à tirer sa balle empoisonnée pour tuer Takeda, il n’avait même pas eu le temps d’envoyer son projectile et a été abattu de plein fouet. Là dans l’animé, il a vraiment eu le temps de tirer mais sa balle a été réduite à néant par celles de la mitrailleuse Gatling.

    On a aussi une scène flash back émouvante au cours de laquelle Aoshi entraîna Hannya qui montre les Oniwaban Shu comme une famille unie, soudée et solidaire. J’ai trouvé cette scène inédite réussie et particulièrement touchante…

    Le passage où Kenshin châtie Kanryu Takeda en hurlant “Demande à ton argent que tu aimes tant de te protéger” est toujours aussi jouissif !

    Et évidemment, je suis content que les scénaristes aient évidemment conservé cet élément crucial du manga où Kenshin est parvenu à persuader Megumi Takani que, plutôt de se suicider, il serait plus judicieux qu’elle soigne et sauve ses futurs patients pour trouver la voie de la rédemption. Cela colle tellement bien à l’esprit de Kenshin en quête de justice et privilégiant la vie avant tout.

    La scène du repas où sont réunis Kenshin, Kaoru, Sanosuké, Yahiko et Megumi garde le côté intimiste du manga.

    Franchement cette brillante adaptation animée supplante totalement la première série animée des années 90 qui est bien pâlichonne et fade en comparaison !

    Très sincèrement, si cette deuxième série TV de Kenshin sort en DVD ou Blu-Ray chez nous plus tard, franchement je l’achèterai !

    Elle est très fidèle au manga sans être un copié collé pour autant et est globalement superbement réalisé !

    A voir absolument ! 😀

     

     

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #539938

    Rien de mieux à rajouter, pour moi la série fait un sans-faute jusqu’ici, que ce soit pour le respect du matériel comme pour la forme (et les rajouts toujours pertinents), je n’ai rien à redire ! Je vais voir l’épisode 14 ce soir, dont l’intérêt sera moindre par rapport à l’arc Oniwaban-shu qui s’est terminé à l’épisode 13, mais j’attends toujours avec impatience de pouvoir voir un nouvel épisode de cette série, et c’est peut-être également pour moi la meilleure série diffusée cette année.

    Revoir l’arc Oniwaban-shu m’a rappelé ce qui me plaisait le plus dans cette oeuvre. Certes il y a une dimension surnaturelle mais on reste malgré tout toujours dans un aspect terre-à-terre. Les coups lancés par Kenshin, ses alliés ou ses ennemis, bien que parfois agrémentés d’effets fantasques (comme les flammes de Makoto Shishio) restent basés sur les limites du corps humain. D’ailleurs les attaques les plus surnaturelles ont toujours un contrecoup sur leur utilisateur (Makoto Shishio ou Kenshin par exemple). Cette recherche du vraisemblable tout en gardant un côté spectaculaire est d’ailleurs aussi présente et même mieux utilisée dans Gamaran, un manga qui, sans avoir la qualité dramatique de Kenshin, est de très bonne facture, surtout si on aime les combats à l’arme blanche.

    De la même façon, les perso ne sont pas invincibles et il suffit qu’un riche psychopathe s’arme d’une mitrailleuse Gatling pour mettre à mal les plus entraînés des spécialistes à l’arme blanche. Une scène marquante déjà à l’époque de la sortie du manga et encore plus aujourd’hui je trouve !

    Je rajouterai, toujours au sujet de ce souci de crédibilité qu’a la série, que même si l’entraînement est un thème peu abordé dans l’oeuvre (Kenshin étant déjà maître, ou presque, du Hiten Mitsurugi), sa valeur est très présente grâce au personnage de Yahiko. Le jeune garçon va passer tout le long de la série à s’améliorer peu à peu, et chaque étape de son apprentissage sera ressentie et méritée. Une évolution qu’il doit à son admiration pour ses aînés (Kenshin et Sanosuke) ainsi qu’à la formation de Kaoru Kamiya, car si la jeune femme ne participe que peu aux combats c’est à travers l’entraînement de son premier élève que l’on ressentira toute la force et l’efficacité du personnage, en plus de son caractère très affirmé et attachant.

    Enfin, cet arc m’a rappelé que Watsuki ne base pas l’intérêt de ses personnages sur leur faciès. Lorsqu’il montre un perso masqué, ce n’est pas pour révéler un beau visage derrière, bien au contraire. Hannya en est le meilleur exemple ! Et pourtant, ce n’est pas un simple larbin dont le but est de se faire simplement défoncer par le héros en l’espace de trois cases, tout comme les autres membres de l’Oniwaban-shu d’ailleurs. Tous partagent une loyauté sans faille envers celui qui les a recueillis et gardés même après la fin de la guerre civile, et tous ont une personnalité travaillée qu’on ne leur aurait pas forcément donnée dans un autre shônen, du moins pas avec cette tronche-là.
    On retrouvera ce goût de l’auteur pour ce type de “perso à gueule” dans les autres arcs, avec plus ou moins de réussite (on pourrait dire que le “plus” est l’ennemi du bien dans ce cas), même s’il a tendance à privilégier par la suite ses influences assumées par les comics et les jeux de baston SNK (déjà bien présentes ici). Cela dit, je ne m’en plaindrai pas tant que ça. 😀

    Bref, Rurouni Kenshin est un manga toujours aussi plaisant à relire et cette adaptation ne fait qu’accentuer ce fait, le coup de polish est extrêmement réussi !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 3 semaines par Feanor-Curufinwe Feanor-Curufinwe.

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
    Star Trek - The Next Generation / The Drumhead

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #540258

    La deuxième saison de la nouvelle adaptation du manga Captain Tsubasa est diffusée depuis début octobre et en est actuellement à son sixième épisode.

    De mon côté je viens de voir le cinquième épisode, et après un premier épisode qui faisait bonne illusion force est de constater que le Studio Kai n’a pas l’envergure de David Production en terme de réalisation, c’est quand même très en deçà de ce que les 52 épisodes de la première saison nous ont proposé. L’animation est très limitée, la mise en scène fait le minimum et on a beaucoup de plans fixes. C’est un point noir qui risque de faire de l’ombre à cette adaptation, d’autant plus si on la compare avec des séries du même genre plus actuelles comme Blue Lock.
    Heureusement on garde un chara design similaire ainsi que des effets “harmony cel” sur certains plans fixes importants tels qu’on en voyait dans la précédente saison, et les musiques sont également dans le même ton.

    Passée cette déception malheureusement attendue, le fan de l’oeuvre de Yôichi Takahashi y trouvera malgré tout facilement ses marques, puisqu’on est toujours dans une adaptation soucieuse de rester proche du matériau de base, en dehors de l’utilisation des outils de communication modernes (portables, tablettes, etc.) déjà très présents auparavant.
    De plus le générique de fin reste toujours une version ré-ré-ré-actualisée de l’indétronable Moete Hero ! 😀

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    Xanatos
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    Xanatos le #540537

    Bien que cette deuxième saison de Captain Tsubasa ne soit pas à la hauteur de la première, je suis content pour toi Feanor qu’elle t’ait malgré tout satisfait 🙂 .

    Pour ma part, dès que j’aurai un moment (ce dont je manque hélas cruellement depuis quelques jours) je tâcherai de revenir sur les derniers épisodes de la nouvelle série TV de Kenshin le Vagabond. Je tâcherai par ailleurs de parler de deux épisodes qui ne sont pas tirés du manga original de Nobuhiro Watsuki, mais d’un spin off adaptant les films live et le mangaka avait ajouté une aventure inédite de notre héros par la même occasion !

    Enfin, dans le registre des nouveautés, Le Grand Magasin un nouveau film d’animation japonais réalisé par Yoshimi Itazu sort aujourd’hui au cinéma 😀 .

    Le Grand Magasin

    Je vais essayer de le voir ce week end : les aventures de cette vendeuse qui s’efforce au maximum de répondre aux besoins de ses clients animaux semblent charmantes et passionnantes ! 😀

     

    Cyril
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    Cyril le #540562

    Sur la dernière saison de Captain Tsubasa, je trouve qu’il y a du positif dans les derniers épisodes. Ca bouge mieux, les auteurs ont réintroduit Kanda (c’est la première fois dans une version animée, je crois) et j’ai beaucoup aimé le match contre le Bayern, bien plus développé que dans le manga et qui met en valeur tous les membres de l’équipe.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #540563

    DVD paru ! La Maison aux Egarées (Misaki no Magoiga = La maison magique du promontoire).

    C’est un superbe film de 2021, particulièrement riche de sensibilité, mêlant magistralement les suites très réalistes du tsunami de 2011 et le noyau des légendes japonaises.  En fait, un des tout meilleurs longs métrages animés récents ! Normal, puisque la scénariste Reiko YOSHIDA n’est autre que celle de Silent Voice, Lou et l’Ile aux Sirènes, Violet Evergarden… Quant au directeur d’animation, c’est Hiroshi SHIMIZU, celui de Lupin III, une femme nommée Fujiko Mine, excusez du peu !

    Sans trop spoiler sauf les débuts :  vu les paysages urbains dévastés, ratiboisés et à peine reconstruits, nous sommes sur la côte peu après le tsunami. On suit ensuite, à pied sur une petite route montante, une fille d’environ 16 ans, Yui, et une plus jeune d’environ 10 ans, Hiyori, s’efforçant de suivre une dame âgée mais énergique, en survêtement. Elles arrivent à une grande maison de bois au toit de chaume où la dame, Kiwa, leur annonce qu’elles vont vivre désormais. Yui à part soi lance “Bonjour la ruine !”. Sans doute habituée à une grande ville moderne, elle est de plus extrêmement méfiante envers cette femme, et il y a de quoi : peu avant, dans le grand hangar aux rescapés du tsunami, les deux filles se sont rencontrées simplement à cause du handicap de la petite, qui est muette. Or cette Mme Kiwa s’est empressée de les prendre en main, prétextant être leur grand-mère auprès des soignantes ; estomaquée par le mensonge, Yui lui a avoué son prénom, et la “grand-mère” fictive a dénommée la petite muette “Hiyori” sans qu’elle puisse dire un mot bien sûr… Installées toutes trois devant un excellent repas, Yui reste donc très froide et soupçonneuse. Les deux jeunes réfugiées ne rejouent-elles pas le conte d’Hansel et Gretel, engraissés par la sorcière pour être mangés ? Pour comble, la maison semble satisfaire tous les désirs des filles et s’autoréparer magiquement ! Terrifiée, Yui agrippe Hiyori et tente de fuir en courant par la petite route de campagne, mais la fillette finit par tomber ; quand madame Kiwa les rejoint,  elle lui sourit : dans sa pureté innocente,  elle comprend tout, et que cette dame est la bonté même. Impressionnée par le calme de la petite, Yui cède peu à peu à la confiance, évolution remarquablement décrite. On apprendra qu’Hiyori est muette par traumatisme et deuil poignant de ses parents, morts dans un accident de voiture (on pense à Okko !). Elle est seule au monde. Yui n’a pas non plus en réalité subi le tsunami : elle a fugué de son domicile citadin et s’est mêlée discrètement aux réfugiés. Son père, quitté par sa femme, injurie sa fille et (peut-être) la viole ou essaie de le faire, d’après la terreur qu’il lui inspire par de fausses gentillesses… Kiwa annonce aux filles 5 ou 6 hôtes à dîner… qui se révèlent être des kappa ! Comme toujours, Hiyori comprend que ce sont de “gentils kappas”, et Yui ne peut que s’incliner : paradoxalement, c’est la fillette muette qui en sait plus ! S’ensuit un repas très drôle, aux multiples plats avec des concombres ! Mais un monstre libéré d’une grotte sous-marine se met à rôder…  Le vrai drame commence, très bien amené, féroce et très spectaculaire au final !

    Ne ratez pas ce merveilleux film !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #540580

    Il faut quand même préciser que le final est heureux. En arrière-plan, ce film traite de la difficulté du deuil et de son traumatisme, des gens qui n’ont plus nulle part où aller telles  Yui et Hiyori, du courage de ceux qui se battent pour restaurer leur lieu de vie et, surtout, de la reconstitution d’une famille, cette fois choisie et affectueuse, un point important ! Le vrai père de Yui est un salaud. Je n’apprécie guère la manie des films animés américains à chanter le merveilleux de la famille biologique. Je connais pas mal de gens qui n’ont pas du tout à se louer de leur parenté ; j’aime bien ma mère, mais c’est quelqu’un qui ne m’a jamais compris, sans que j’aie eu à en souffrir, et on rencontre assez souvent des frères et soeurs en guerre froide (ce n’est pas du tout mon cas). Les films animés japonais me semblent beaucoup plus lucides, en tout cas plus à distance. Bref, notons aussi le féminisme net dans La Maison des Egarées : on voit la plupart des rôles civiques et commerciaux dans la bourgade en reconstruction assurés par des femmes, ainsi que ce fut le cas des bénévoles venues rebâtir Fukushima. J’ai beaucoup aimé les mimiques interloquées des deux gamines, et le bon visage de madame Kiwa.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 2 semaines par Lord-Yupa Lord Yupa.
    Xanatos
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    Xanatos le #540629

    La maison des égarées

    Je rejoins tout à fait tes propos élogieux mon cher Yupa au sujet de La Maison des égarées ! 😀

    Même si il a été moins médiatisé et mis en avant que d’autres grands films d’animation japonais phares de cette année tels que Suzume de Makoto Shinkai et Le Garçon et le Héron de Hayao Miyazaki, La Maison des <b>égarées </b> de Shinya Kawatsura n’en demeure pas moins un superbe film d’animation valant largement le détour ! 😀

    En tout cas, j’ignorais que le long métrage bénéficiait d’un staff aussi prestigieux (Silent Voice, Violet Evergarden, Lupin III une femme nommée Miné Fujiko, Lou et l’île aux sirènes c’est du lourd !).

    Tu me donnes en tout cas vivement envie de le revoir, surtout qu’il est à présent enfin disponible en DVD et Blu-Ray.

    C’est en effet un film sensible, subtil et délicat dont l’évolution des protagonistes est habilement mené.

    C’est bien vu ta comparaison avec le conte Hansel et Gretel.

    Oui, la méfiance de Yui est légitime, difficile de faire confiance à une vieille dame qu’elle ne connait ni d’Eve, ni d’Adam et qui prétend être sa grand mère.

    Heureusement pour elle et Hiyori, la vieille dame s’avère être véritablement bien intentionnée, bienveillante et charitable.

    Le film nous donne aussi un bel aperçu du folklore japonais et des créatures caractéristiques de leurs légendes telles que les kappa que tu as justement évoqué.

    Quant aux familles dysfonctionnelles gangrénées par des membres antipathiques, égoïstes et cruels, ce thème a également été traité frontalement par Belle de Mamoru Hosoda.

    Les films d’animation américains mettent certes en effet en avant des familles unies, heureuses et soudées… Mais c’est moins souvent le cas dans leurs oeuvres live.

    La sitcom Friends par exemple n’hésite pas à montrer que les parents de Ross et Monica sont loin d’être exemplaires, faisant clairement du favoritisme envers leur fils aîné par rapport à leur fille cadette ce qui fit beaucoup souffrir cette dernière qui espère toujours être aimée et appréciée à sa juste valeur par ceux-ci… Heureusement, malgré leurs disputes, Monica et Ross sont un frère et un soeur solidaires l’un de l’autre qui se serrent les coudes 🙂 .

     

    Pour en revenir à La Maison des égarées , je te rejoins en tout points Yupa et je brûle d’envie de le revoir car c’est l’un de mes films coups de coeur de l’année 2023 ! 😀

     

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #540672

     Enfin, dans le registre des nouveautés, Le Grand Magasin un nouveau film d’animation japonais réalisé par Yoshimi Itazu sort aujourd’hui au cinéma 😀 . Le Grand Magasin Je vais essayer de le voir ce week end : les aventures de cette vendeuse qui s’efforce au maximum de répondre aux besoins de ses clients animaux semblent charmantes et passionnantes ! 😀

    Et malgré un horaire de travail du samedi très tardif, tu as bravement réussi à le voir en ma compagnie, cher Xanatos !

    Un bon film, assez étonnant car il est dépourvu de fil rouge narratif et enchaîne des séquences autour des difficultés professionnelles de la jeune et bien mignonne Hirano, “concierge” dans un grand magasin où le personnel seul est humain et tous les clients des animaux de toutes espèces (dont beaucoup très rares ou disparues, tels un mammouth sculpteur sur verre !). Nous sommes dans un grand magasin japonais, le Hokkyôku si je ne me trompe pas, et certains postes n’existent pas dans les nôtres, tel un espace exposition d’art ou le statut de “concierge” en VF. Ce poste d’accueil, typiquement féminin, consiste à être à la disposition de tous les désirs (honnêtes et décents !) des clients. Débutante, Hirano aligne les petites gaffes, en conséquence effrayée par le surgissement depuis n’importe quel coin de meuble ou soupière (!) de son supérieur, un moustachu qui l’accable de reproches. Pourtant malgré les menaces d’un autre chef de magasin, elle reste en poste et y trouve son bonheur : celui de faire naître la satisfaction chez ses clients. Autant dire que ce n’est pas un film très syndical ! Mais la mayonnaise prend, grâce à son design stylisé très agréable, ses coloris un peu pastellisés, et son humour très fréquent, quelquefois surréaliste, comme quand Hirano marche par inadvertance sur le pingouin qui semble aimer ça (n’est-il pas le grand patron du magasin ??). Il y a des références historiques, comme une gravure du Bon Marché, le premier grand magasin du monde (il inspira à Zola la charge au vitriol du “Bonheur des Dames”, car il condamnait cette évolution). Ici, tout est fait justement pour le bonheur et le moment de féerie procuré par les lieux, partagé par le dévouement du personnel, souligné par l’émerveillement d’une petite fille ! Anti-consuméristes, n’allez pas voir ce film 🙂 🙂  !

    Xanatos
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    Xanatos le #540707

    Le Grand Magasin

    Je rejoins la critique élogieuse de l’ami Yupa, Le Grand Magasin est un superbe long métrage ! 😀

    D’une part, j’ai totalement adhéré au character design à la fois joli, très agréable et expressif qui a un charme fou. De plus, l’animation est vive, dynamique et fluide, elle est irréprochable à tout point de vue.

    Effectivement, ce film est fortement déconseillé aux spectateurs honnissant le capitalisme et les centres commerciaux ! ^^

    En tout cas, j’ai adoré Hinako : elle est en effet très gaffeuse et maladroite, mais elle est toutefois pleine de bonne volonté, persévérante et nous la voyons progresser petit à petit au fil du récit, même si elle alterne des gaffes monstrueuses avec des coups d’éclat.

    Etant vendeur de mon état, je m’identifiais très facilement à elle !

    Et oui, un bon vendeur se doit d’être emphatique, à l’écoute de son client et répondre à ses besoins. Même si son patron l’enguirlande souvent (le pingouin, son grand patron étant bien plus indulgent, patient et attentionné avec elle) il lui exprime des paroles très justes : un bon vendeur se doit de refléter le professionnalisme de l’entreprise dans laquelle il travaille. Un faux pas, et le client ne reviendra plus jamais et pourrait donner une image désastreuse du magasin !

    Pour les clients animaux il y a de tout : des renards, des visons, des mammouths, des phoques.

    Idem au niveau de leurs tempéraments : certains sont gentils et sympathiques, d’autres timides et réservés, d’autres encore sont exigeants et capricieux, voire tyranniques, d’autres encore sont chaleureux et bienveillants…

    On notera aussi des gags très cartoon m’ayant amusé et fait rire : ainsi Akino la “concierge” promet de ne plus dire de sornettes et tout d’un coup nous la voyons… fermer sa bouche comme une fermeture éclair ! 😆

    Elle a aussi une gestuelle très caoutchouc très rigolote donnant la sensation que les animateurs se sont bien amusés avec elle ainsi qu’avec d’autres personnages ! ^^

    Et elle n’est pas la seule dans ce cas de figure : ainsi comme le dit Yupa, son irascible patron peut surgir de n’importe où et d’endroits pour le moins incongrus comme… une marmite ! 😆

    Mais c’est également un film qui a beaucoup de coeur et de sensibilité : on assiste à de jolies scènes intimistes explorant la sensibilité de certains des clients de Akino, et cette dernière s’avère très généreuse et altruiste. Par ailleurs, certaines de ses réussites sont dues à la solidarité de ses collègues qui accomplissent un formidable travail d’équipe.

    Le Grand Magasin est un film charmant, pétillant, drôle, attendrissant et touchant.

    Yupa et moi nous vous le recommandons chaudement ! 😀

     

    Geoff34
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    geoff34 le #540774

    la dernière production du studio Trigger, l’adaptation du manga Gloutons & Dragons est dispo sur Netflix, il y aura un épisode par semaine (avec une VF en simuldub)

    Xanatos
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    Xanatos le #540782

    J’ai justement regardé le premier épisode de Gloutons et Dragons jeudi dernier !

    Bon, les productions du studio Trigger, j’en suis généralement friand : j’ai trouvé que le film Promare a été sensationnel, BNA : Brand New Animal a été ma série animée japonaise coup de coeur de l’année 2020 (et Michiru son héroïne s’est avérée être très attachante ! 😀 ) et Cyberpunk Edgerunners a été non seulement l’une des meilleures séries animées japonaises que j’ai vu en 2022 mais aussi une des meilleures adaptations animées vidéoludiques jamais réalisées à ce jour. Et, je trouve que c’est la meilleure série TV que Hiroyuki Imaishi ait réalisé après le mythique Gurren Lagann.

    En revanche, Gloutons et Dragons m’a laissé dubitatif via ce premier épisode. C’est joli, bien réalisé, mais, à l’exception d’une scène qui m’a bien fait rire, je n’ai pas trouvé l’ensemble particulièrement hilarant et le récit m’a semblé un peu “plan plan” et manquant de rythme. Je vais essayer de regarder encore deux ou trois épisodes et si je n’accroche toujours pas, j’arrêterai les frais. La VF en revanche est excellente, comme souvent avec Netflix.

    Benjamin
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    benjamin le #540864

    xanatos j’ai lu des avis tres positifs sur le manga de gloutons et dragons sur internet les fans américains qui ont lu le manga en intégralité disent que le manga en question est un chef d’œuvre je t’incite donc a continuer a regarder l’anime le deuxième épisode sort aujourd’hui je serais curieux de découvrir ton avis sur le second épisode sinon hier soir crunchyroll a diffusé le premier épisode avec vf de Metalic rouge un anime original réalisé par le studio bones pour fêter son 25éme anniversaire c’est un anime cyberpunk comme tu les aimes se passant sur la planète mars qui raconte l’histoire d’une jeune androïde appelé rouge cherchant a éliminé 9 androïdes se rebellant contre l’humanité appelé les 9 immortels avec l’aide de sa coéquipière j’ai vu le premier épisode et j’ai beaucoup aimé !!! surtout avec le vilain qui ressemble beaucoup au joker en plus la bande son est spectaculaire a souhait voila un extrait https://www.youtube.com/watch?v=_l68PikAiX4 je suis impatient de découvrir ton avis l’anime est disponible sur Crunchyroll et il dure 22 minutes en plus l’héroine est doublé en vf par fanny bloc la voix de yugo sinon sur crunchyroll est sorti encore hier sengoku youko j’ai fini le manga en novembre dernier et j’ai trouvé l’histoire tres profonde et tres émouvante je te conseille donc de jeter egalement un oeil a cet anime en meme temps que metallic rouge je suis tres curieux de connaitre tes premiers avis sur ces animes

    Benjamin
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    benjamin le #541117

    Alors xanatos as tu réussi a accrocher a glouton et donjons ?

    Xanatos
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    Xanatos le #541148

    Je poursuis tranquillement le visionnage de la série et j’en suis au quatrième épisode.

    Effectivement c’est nettement plus amusant depuis le deuxième épisode et j’ai parfois ri.

    En revanche de là à faire une chronique de chaque épisode de Gloutons et Dragons : non quand même pas. Elle est loin de me valoir les mêmes fabuleuses crises de fou rire que Coma Héroïque dans un autre monde, même si Gloutons et Dragons est agréable.

    Je ferai peut être une critique globale de la série quand elle sera finie.

    Benjamin
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    benjamin le #541159

    Ok je vais poursuivre le visionnage de cette série sinon pour metallic rouge et sengoku youno tu penses pouvoir jetter un œil a une de ces séries ?

    Benjamin
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    benjamin le #541160

    Youko je veux dire

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #541451

    En long métrage, une nouveauté coréenne sur nos écrans ciné, une fois n’est pas coutume : Krisha et le Maître de la Forêt , par Park Jae-Beom. Comme on le sait , et comme la liste des crédits du film le confirme, presque tous les Coréens s’appellent Kim (comme les 3 féroces dictateurs du Nord), Park et Lee. Cela vient des vastes 5 ou 6 clans / tribus qui tenaient toute la Corée dans l’Antiquité.  C’est pourquoi ils ont deux prénoms après ce nom, sinon bonjour les confusions !

    Mon avis est très mitigé. Techniquement, le film est en stop-motion de figurines photographiées image par image. Tout le monde n’est pas au niveau du Studio Aardman, glorieux repreneur de cet antique procédé. Du coup ici on a une extrême raideur des mouvements des personnages, et un rythme “au ralenti” ; heureusement ils sont tous engoncés dans d’épaisses fourrures et pataugent dans la neige, alors ça passe. Les visages sont étranges, car le haut avec les yeux est plus statique que le bas (bouche et lèvres), avec une drôle de ligne de césure. Le récit surligné, lent, n’aide pas au rythme. Krisha est une gamine de 10 ou 12 ans d’une tribu nomade d’éleveurs de rennes en Sibérie. Soudain elle voit sa mère tomber gravement malade, alors qu’un officier soviétique (il menace la tribu de l’envoyer de force au kolkhoze) surgit en auto-chenille avec un soldat. Ils veulent capturer ou abattre au besoin un ours énorme signalé. Mais Krisha les suit et les dépasse en galopant sur le dos d’un renne car elle veut supplier l’ours divin et “Maître de la Forêt” de sauver sa mère. Bien sûr le conflit verra la réussite de Krisha. Beaucoup de pathos, mais enfin, il y a quelques bons moments, surtout dans l’énorme forêt enneigée de façon impressionnante. Donc ce jeune réalisateur coréen me paraît prometteur.

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