voici ma copie, je n'ai pas pris le thème du temps
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Petit Précis A l’Usage De Ceux Qui En Ont
Dans la collection PPAUDCQEO, retrouvons aujourd’hui un sujet qui va concerner la plupart d’entre vous, j’en suis sûre :
LE CERVEAU
I. Localisation :
en général, sauf accident dommageable, dans la boite crânienne, entre les deux oreilles et derrière les yeux. Mais n’oublions pas nos amis céphalopodes chez qui nous le retrouverons derrière les doigts de pieds !
Une légende urbaine féministe tend à faire croire que le cerveau des représentants masculins se situerait dans les organes génitaux. A ce jour, aucune donnée scientifique anatomique sérieuse ne vient étayer cette hypothèse.
II. Consistance :
pour vous représenter concrètement la matière, imaginez une plaquette de beurre maintenue en permanence à 37°C. Ce n‘est ni dur, ni coulant, juste entre les deux phases, un peu comme du Tofu. Cela assure une certaine intégrité de l’organe en toute circonstance, quelle que soit la température externe (jusqu’à un certain point tout de même), l’empêchant de s’écouler par les narines à la première canicule.
Les rhumes ne sont en aucun cas une manifestation de perte de substance cérébrale, et ne sont corrélés à aucune maladie mnésique connue.
Si vous avez la chance (ou pas) de toucher un cerveau, il sera doux sous vos doigts, un peu comme du satin. N’ayez pas peur en le touchant de faire mal à son propriétaire, car il ne sentira absolument rien, le cerveau n’étant pas pourvu de récepteur de la douleur, allez-y gaiment !
III. Apparence :
contre toute attente, il n’est pas gris et blanc, mais bien beige-rosé en blanc-cassé.
Les experts supputent que le chercheur à l’origine des expressions ‘substance blanche’ et ‘substance grise’ était daltonien.
IV. Utilité :
sa fonction première est, comme vous l’aurez deviné, de lester la boite crânienne. En effet, celle-ci étant placée bien souvent au bout du cou, elle offre une prise au vent non négligeable. D’un poids variant de 1200 à 1400 grammes, le cerveau permet à la personne qui en possède un de ne pas être renversée à terre à la moindre bourrasque de vent.
Secondairement, le cerveau va être le pilote aux commandes du tableau de bord du corps, un peu comme Actarus dans Goldorak.
Il permettra, avec plus ou moins de succès, à la personne (1/) d’actionner ses muscles, (2/) d’interpréter les signaux captés par les organes sensoriels, mais aussi, et c’est important de le souligner, de (3/) réfléchir et (4/) de se souvenir.
1/ actionner les muscles :
pour les mouvements volontaires, à la manière d’un puppet-master, le cerveau va envoyer les signaux aux muscles qui vont agir comme si l’on tirait sur les bonne ficelles. Les mouvements involontaires, et bien, comme leur nom l’indique, se font involontairement, donc ne passent souvent par la case ‘cerveau’ et ne touchent pas 10 000€. Rendez-vous compte, si les mouvements réflexes devaient demander l’avis du cerveau à chaque fois que nous en avions besoin ? L’humanité serait éteinte depuis belle lurette, les délais d’attente de réponse du cerveau étant nettement supérieurs aux délais de réalisation des dangers !
2/ interpréter les signaux captés par les organes sensoriels :
les 5 sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût (avouez que vous n’en trouviez que 4 sur les 5 au départ !). Captés respectivement par les yeux, les oreilles, le nez, la peau, et la langue.
Tous ces capteurs restent aux aguets et informent le cerveau sur l’environnement dans lequel se trouve le corps du possesseur de tous, ou au moins une partie, des capteurs en question. La perte de fonction d’un des systèmes de capteur n’est pas forcément mortelle, tout dépend de la capacité d’adaptation des autres sens.
En fonction des signaux captés, et de sa capacité à les interpréter, le cerveau agira sur son environnement : veuillez vous référer au paragraphe IV.1/
3/ réfléchir :
vaste sujet.
Allant du choix de la couleur de ses chaussettes en fonction de son slip, à un algorithme mathématique représentant l’explosion d’une bombe nucléaire, il est impossible de recenser tout ce à quoi les sujets peuvent penser. Mais la science s’accorde à dire, que nous ne sommes pas tous égaux devant cette fonction. Un physicien pouvant très bien porter des chaussettes vertes et un slip rose, et un mannequin incapable de faire une addition. La nature est cruelle à tous les égards.
4/ se souvenir :
le cerveau, avec ses 150 000 à 170 000 kilomètres de fibres interconnectées, est comme une gigantesque commode possédant une infinité de tiroirs, pouvant stocker aussi bien :
des numéros de carte bleues, que le gout des tartines beurrées plongées dans le chocolat chaud quand nous avions 5 ans, ou des paroles de chansons entendues à la radio en faisant ses devoirs, et la route pour aller de la maison au travail.
Le plus dur étant de retrouver les chemins pris par les souvenirs au moment du stockage, et le maintien dans son intégrité de ses fameux chemins.
V. Mythe et légendes :
Comme vu dans le paragraphe I. il existe des mythes et légendes entourant le cerveau.
En voici quelques-uns :
Le cerveau est le siège de l’âme. La forme du cerveau n’étant pas celui d’un siège, les chercheurs réfutent cette hypothèse. De plus, aucune donnée scientifique solide n’a encore prouvé l’existence de l’âme en question.
La télévision nous lave le cerveau. Avez-vous déjà vu sortir de la mousse de votre téléviseur ? Balivernes !
Les femmes ont un cerveau plus petit en poids et en nombre de connexions que les hommes, d’où leur infériorité. Cela montre surtout que moins il y a de fils, moins l’information se perd dans les méandres du crâne. Et donc que le traitement des données et la gestion des souvenirs se fait plus rapidement. CQFD.
Le cerveau est un muscle. Non mais là, LOL quoi ! Montrez moi une seule fibre musculaire dans cet amas de gras, et on en reparlera!
Le cerveau des fous ne fonctionne pas comme il faut. Les fous disent le contraire. Qui croire ?
Le cerveau produit des décharges électriques quand il fonctionne. C’est un raccourci un peu rapide. Nous ne rentrerons pas dans les explications de différence de potentiel membranaire parcourant les axones jusqu’aux synapses, mais une chose est sûre, vous ne pourrez jamais recharger votre portable en le branchant dans votre oreille, ne rêvez pas.
Les égyptiens extrayaient le cerveau des corps à embaumer en le curant par le nez. Ça, pour une fois c’est vrai ! cela donnait d’excellents potages parait-il.
Terminons sur cette note positive, et donnons-nous rendez-vous pour un prochain numéro de PPAUDCQEO, qui aura pour thème : le ver solitaire.
Bonne fin de journée à tous.