Banana Fish Le Sandwich Italien alias Panini a commencé la réédition d’un classique du shôjo manga issu du Betsucomi et commencé au Japon en 1987. Au menu : romance lycéenne, fleurs sur toutes les cases, séances de pâtisserie… ah non en fait ce serait plutôt : flingues, bagarres de rue, courses-poursuites, drogue.
Ah, tu donnes l’envie de découvrir enfin ce titre célèbre, Veggie ! Surtout s’il sait manier l’action tout en échappant aux codes du shônen, que je n’apprécie pas (je pense n’en posséder pas un seul sur les 250 volumes de ma mangathèque). Je me souviens d’avoir été découragé dans les années 90 par ces horribles pages jaune banane !
HS : vers 1992 Yuki est moi décidâmes de découvrir l’Italie par plusieurs voyages, et au début je me réjouissais d’aller manger pleins de paninis là-bas, j’adorais. A ma grande surprise, il n’y en avait pas en Italie ! C’était un truc de boulangers français !
HS : vers 1992 Yuki est moi décidâmes de découvrir l’Italie par plusieurs voyages, et au début je me réjouissais d’aller manger pleins de paninis là-bas, j’adorais. A ma grande surprise, il n’y en avait pas en Italie ! C’était un truc de boulangers français !
Je ne me souviens plus comment c’était dans les années 90, mais les panini sont désormais proposés en boulangerie italienne, c’est devenu une sorte de sandwich à l’italienne. D’après le Wiki italien, il serait bien d’origine italienne mais très récent. Après, il est vrai que l’Italie a une vision du pain très différente de la France, à chaque fois que je me rends là-bas, je ne sais pas quoi choisir tant le ”pain” là-bas est soit de la viennoiserie, soit une sorte de pita que l’on mange avec une sauce ou de l’huile d’olive.
Suite de la dernière vidéo avec les trois dernier numéros
apparemment, Princesse Mononoké serait inspiré de Ninja Bugeicho par Sanpei Shirato, le titre est sortie en Italie
Princess of Mononoke was inspired by Ninja Bugeicho, but that's not often mentioned in English analysis articles. (Miyazaki has been inspired by it many times.) Ninja Bugeicho was translated into Italy. I hope someone will translate it into English. pic.twitter.com/TSOC1RDRNt
A mon avis, Mononoke Hime n’a qu’un très lointain rapport avec une histoire de ninja. C’est comme si l’on disait que cette oeuvre est inspirée du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling…
C’est fou combien d’éditeurs se lancent ces dernières années dans les sondages ”Vous voulez du manga rétro ? Votez !”. Après Black Box puis Isan Manga, c’est désormais NaBan. Cependant, je fais largement plus confiance à Christophe Geldron (ex-patron de BB avant que ça ne tourne mal) qui dirige actuellement NaBan. C’est quelqu’un de sérieux qui ne veut pas prendre trop de risques et il a raison de demander l’avis des gens concernant le format des titres ou de laisser les suggestions libres. En tout cas son édition du premier tome de Terra e (renommé Destination Terra), monument de SF par Keiko Takemiya, est excellente.
En tout cas son édition du premier tome de Terra e (renommé Destination Terra), monument de SF par Keiko Takemiya, est excellente.
J’en prends bonne note, chère Veggie, car il se peut bien que je me l’achète, afin de le comparer à mon très ancien volume japonais au papier jauni… J’ai dû le rapporter de mon deuxième voyage au Japon en 1990, je suppose. Pas de date lisible dessus : pourrais-tu me trouver cela ?
Merci ! Du coup j’ai dû le rapporter de mon tout premier voyage en 1980 (ça vous rajeunit vachement, hein ?). Il y a dedans une photo dédicacée de Keiko Takemiya, qui n’était ni une super-beauté ni disgraciée, très chic, et les 8 pages de postface sont une longue interview avec photos en noir et blanc, mais avec trop de kanji pour que je puisse lire. Enfin, la back cover consiste en une grande photo couleur titrée à peu près “L’univers de Takemiya Keiko”, où l’on la voit dans un salon à tentures satinées prendre un thé aux chandelles, servie par 4 “hosts”, très jeunes garçons comme elle les aime, en noeuds papillons, l’un d’eux lui jouant du violon ! Je doute fort que cela reflétait vraiment son quotidien… 🙂
Il est sorti le gros bébé de près de 700 pages (32 boules), la réédition de Kozure Ôkami, alias Lone Wolf and Cub, en bon français, par chez nous. Et c’est un beau bébé ma p’tite dame !
Le livre couvre les deux premiers volumes de l’édition simple, plus les deux premiers chapitres (une soixantaine de pages chacun quand même) du volume trois. Cela dit, il manque un chapitre, situé entre les chapitres titrés À l’Oiseau les Ailes, À la Bête les Crocs et Chat Roux, intitulé La Route de l’Assassin dans la première édition (à la fin du premier tome). Ce chapitre raconte l’origine de la décision d’Ogami Itto de devenir un assassin et le début de son voyage avec son fils. Une histoire d’une trentaine de pages qui est superbement adaptée dans le premier film Baby Cart.
J’ignore s’il s’agit d’un choix de l’éditeur japonais ou si c’est une particularité de cette édition prestige dans laquelle le chapitre en question a simplement été déplacé plus avant dans l’histoire, pour laisser plus de suspense quant aux motivations d’Ogami Itto, mais je pencherais pour la deuxième hypothèse.
Quoi qu’il en soit, cette absence mise à part, c’est une superbe édition, la traduction a été revue (on nous épargne enfin la dénomination anglaise du Loup à l’Enfant qui cassait toute immersion… “Regardez, tout le monde, c’est l’assassin Lone Wolf and Cub qui arrive !”… quelle horreur), la reliure est assez solide (tant qu’on évite de jouer au foot avec) et la jaquette en carton léger (ou au moins du 130 g/m2) fait rudement plaisir au toucher. Les pages sont d’un superbe blanc éclatant, et les planches en format A5 (180X252 mm) rendent hommage au superbe trait de Gôseki Kojima.
Pour ce qui est de l’oeuvre en elle-même, y a rien à dire, c’est un monument du genre, un chef-d’œuvre autant au niveau graphique que scénaristique, le mètre étalon inégalé encore aujourd’hui, un superbe récit picaresque qui s’évertue à retranscrire la vie quotidienne autant que les actes de bravoure et les vicissitudes de l’époque des samurai à leur apogée. C’est indispensable, puissant, poignant, beau et sale à la fois. Et vraiment pas très compliqué à suivre en plus ! 😀
Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans par Feanor-Curufinwe.
"With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard Star Trek - The Next Generation / The Drumhead
Il est sorti le gros bébé de près de 700 pages (32 boules), la réédition de Kozure Ôkami, alias Lone Wolf and Cub, en bon français, par chez nous. Et c’est un beau bébé ma p’tite dame !
Le livre couvre les deux premiers volumes de l’édition simple, plus les deux premiers chapitres (une soixantaine de pages chacun quand même) du volume trois. Cela dit, il manque un chapitre, situé entre les chapitres titrés À l’Oiseau les Ailes, À la Bête les Crocs et Chat Roux, intitulé La Route de l’Assassin dans la première édition (à la fin du premier tome). Ce chapitre raconte l’origine de la décision d’Ogami Itto de devenir un assassin et le début de son voyage avec son fils. Une histoire d’une trentaine de pages qui est superbement adaptée dans le premier film Baby Cart.
J’ignore s’il s’agit d’un choix de l’éditeur japonais ou si c’est une particularité de cette édition prestige dans laquelle le chapitre en question a simplement été déplacé plus avant dans l’histoire, pour laisser plus de suspense quant aux motivations d’Ogami Itto, mais je pencherais pour la deuxième hypothèse.
Quoi qu’il en soit, cette absence mise à part, c’est une superbe édition, la traduction a été revue (on nous épargne enfin la dénomination anglaise du Loup à l’Enfant qui cassait toute immersion… “Regardez, tout le monde, c’est l’assassin Lone Wolf and Cub qui arrive !”… quelle horreur), la reliure est assez solide (tant qu’on évite de jouer au foot avec) et la jaquette en carton léger (ou au moins du 130 g/m2) fait rudement plaisir au toucher. Les pages sont d’un superbe blanc éclatant, et les planches en format A5 (180X252 mm) rendent hommage au superbe trait de Gôseki Kojima.
Pour ce qui est de l’oeuvre en elle-même, y a rien à dire, c’est un monument du genre, un chef-d’œuvre autant au niveau graphique que scénaristique, le mètre étalon inégalé encore aujourd’hui, un superbe récit picaresque qui s’évertue à retranscrire la vie quotidienne autant que les actes de bravoure et les vicissitudes de l’époque des samurai à leur apogée. C’est indispensable, puissant, poignant, beau et sale à la fois. Et vraiment pas très compliqué à suivre en plus ! 😀
"With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard Star Trek - The Next Generation / The Drumhead
Il est sorti le gros bébé de près de 700 pages (32 boules), la réédition de Kozure Ôkami, alias Lone Wolf and Cub, en bon français, par chez nous. Et c’est un beau bébé ma p’tite dame !
Le livre couvre les deux premiers volumes de l’édition simple, plus les deux premiers chapitres (une soixantaine de pages chacun quand même) du volume trois. Cela dit, il manque un chapitre, situé entre les chapitres titrés À l’Oiseau les Ailes, À la Bête les Crocs et Chat Roux, intitulé La Route de l’Assassin dans la première édition (à la fin du premier tome). Ce chapitre raconte l’origine de la décision d’Ogami Itto de devenir un assassin et le début de son voyage avec son fils. Une histoire d’une trentaine de pages qui est superbement adaptée dans le premier film Baby Cart.
J’ignore s’il s’agit d’un choix de l’éditeur japonais ou si c’est une particularité de cette édition prestige dans laquelle le chapitre en question a simplement été déplacé plus avant dans l’histoire, pour laisser plus de suspense quant aux motivations d’Ogami Itto, mais je pencherais pour la deuxième hypothèse.
Quoi qu’il en soit, cette absence mise à part, c’est une superbe édition, la traduction a été revue (on nous épargne enfin la dénomination anglaise du Loup à l’Enfant qui cassait toute immersion… “Regardez, tout le monde, c’est l’assassin Lone Wolf and Cub qui arrive !”… quelle horreur), la reliure est assez solide (tant qu’on évite de jouer au foot avec) et la jaquette en carton léger (ou au moins du 130 g/m2) fait rudement plaisir au toucher. Les pages sont d’un superbe blanc éclatant, et les planches en format A5 (180X252 mm) rendent hommage au superbe trait de Gôseki Kojima.
Pour ce qui est de l’oeuvre en elle-même, y a rien à dire, c’est un monument du genre, un chef-d’œuvre autant au niveau graphique que scénaristique, le mètre étalon inégalé encore aujourd’hui, un superbe récit picaresque qui s’évertue à retranscrire la vie quotidienne autant que les actes de bravoure et les vicissitudes de l’époque des samurai à leur apogée. C’est indispensable, puissant, poignant, beau et sale à la fois. Et vraiment pas très compliqué à suivre en plus ! 😀
"With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard Star Trek - The Next Generation / The Drumhead
J’ignorais complètement que Lone Wolf and Cub a été réédité en français ! 😀
J’ai hâte de découvrir ce chef d’oeuvre du manga qui a fait date et inspiré beaucoup d’auteurs de bandes dessinées ainsi que de réalisateurs de films et séries !
Je l’ai aperçu en rayonnage ! Oui, superbe et gros album. J’espère comme toi Feanor que le crucial et tragique chapitre de la décision d’Ogami Ittô n’est zappé que momentanément, car ce serait un scandale sinon !
Akata annonce la création d’une collection Héritages qui sortira de vieux mangas, en commençant par le clan des Poe, de Moto Hagio. Bruno Pham a fait une vidéo très intéressante sur les conditions de la création de cette collection et de l’acquisition des droits : https://www.youtube.com/watch?v=XxmiLtv-wKo
Un premier tome qui se sera fait attendre, avec
L’édition grand format rend bien hommage à la qualité des dessins de Moto Hagio et à la mélancolie qui s’en dégage. La préface est intéressante, même si elle a un ton parfois ampoulé. La postface écrite par la traductrice met plus en avant l’ambiance et ce qu’elle veut faire ressortir par son travail. Je n’ai pas vu de fautes de français et il y a quelques rares pages couleur.
Sur l’oeuvre maintenant : le volume commence par l’histoire la plus importante, qui pose la situation d’Edgar, un vampanella (c’est-à-dire un vampire) à l’apparence juvénile vivant avec Marybelle, sa soeur à laquelle il est très attachée et ses parents adoptifs. Les épisodes suivants nous narreront des histoires plus ou moins longues à des époques diverses, expliquant parfois comment les personnages en sont arrivés là, parfois ce que ceux qui survivent sont devenus dans le futur. Pour ce type d’histoire, j’aime beaucoup cette narration qui met en avant la pérennité des caractéristiques des personnages principaux qui, une fois leur immortalité acquise, n’évoluent guère.
Si ceux-ci sont mis en avant, dans des passages parfois tristes et plus rarement comiques (le dernier chapitre, dans lequel Edgar laisse Allan seul pendant une semaine), ils ne servent aussi parfois qu’à mettre en avant d’autres personnages, que l’on voit vieillir alors que nos vampanellas restent éternellement jeunes : c’est par exemple le cas dans le court chapitre Lidell dans la forêt ou dans Le journal de Glensmith, une histoire s’étendant sur plusieurs chapitres. Les dessins sont très réussis, avec des mises en page très différentes : certaines cases sont classiques mais on a aussi parfois de grandes images, avec des personnages qui sortent des cadres ; et bien sûr de grands yeux plein d’étoiles et mélancoliques, des costumes, des fleurs, des cheveux qui volent au vent… Tout cela crée une ambiance très prenante, avec assez de variété pour rendre cette lecture très agréable et donner envie de lire le deuxième volume – et d’autres mangas de l’auteur.
J’ai enfin pu lire Miss Ruki, de Fumiko Takano (Le Livre Jaune). J’en parle dans le prochain AnimeLand, c’est vraiment une autrice talentueuse et importante !