La réalisatrice de Keep Your Hands Off Eizouken! revient sur la production du premier épisode

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L’anime Eizouken, disponible sur Crunchyroll impressionne déjà. Gigazine a publié le 28 décembre une interview réalisée avec Mari Motohashi, la réalisatrice de l’épisode et l’artiste assignée aux storyboard. Elle s’exprime notamment sur le making-off du premier épisode, et s’attarde sur son expérience dans le storyboarding et la manière par laquelle elle a guidé son équipe.

Cet épisode représente le premier storyboard aussi long de l’artiste – trente minutes – qui ne s’était auparavant jamais attaquée à des projets si audacieux, le précédent court d’animation sur lequel elle est créditée étant Super Shiro. Elle explique ainsi que le storyboard pour ce titre représente pour elle, en premier lieu, une expérience enrichissante, mais également une opportunité d’apprendre de Masaaki Yuasa, considéré comme un maître dans le domaine. Ce-dernier lui a en effet fourni retours et critiques constructives sur sa manière de dépeindre les scènes de dialogue et d’action, lui donnant les outils pour un meilleur rendu à l’avenir. Les scènes d’action sont, aux yeux de Yuasa, une manière de transmettre beaucoup d’informations aux spectateurs.

L’un des points clef de ce premier épisode était de s’assurer que l’animation des personnages et de leurs mouvements, soit d’un « genre neutre ». Quand il a été demandé à la réalisatrice son ressenti quant à l’œuvre originale de Sumito Ôwara, elle a expliqué qu’elle n’avait pas eu l’impression que l’histoire devait impérativement mettre en scène des lycéennes – les protagonistes auraient pu tout aussi bien être des lycéens. Toutefois, elle a beaucoup aimé ce sentiment de « neutralité des genres. » D’après elle, le personnage Asakusa tient plus d’un écolier, Mizusaki conserve quelques traits typiquement féminins, et Kanamori est présentée comme un « yakuza intellectuel ». Le pragmatisme de cette dernière apporte une bouffée d’air frais et rend justice à la réalité de l’industrie de l’animation, pour emprunter ses termes, ce qui peut être l’une des raisons justifiant le succès du manga original auprès des artistes.

A cela, elle ajouté que son équipe avait pour consigne de ne pas produire, pour ces personnages, des animations, poses, expressions ou mouvements qui soient « féminins » ; et c’est une consigne qu’elle-même a tenté de respecter dès la phase du storyboarding. Notons d’ailleurs que Yuasa supervise les dessins tout du long, aux côtés des réalisateurs de l’épisode, afin d’assurer de l’harmonie sur l’ensemble de la série.

Motohashi explique également que, de manière générale, les premiers épisodes nécessitent un travail préalable plus conséquent que les autres en ce qu’ils servent à définir et introduire les protagonistes. Des scènes qui peuvent paraître anodines, comme Asakusa en train de manger un mochi ou tourner sur un fauteuil de bureau, par exemple, appellent deux à quatre fois plus de dessins que ce qui est usuellement nécessaire. D’après elle, ce degré de détail est nécessaire pour rendre l’anime « crédible ».

Sur Twitter, Ôwara a très ouvertement encensé la qualité des storyboards de ce premier épisode :

« Rien qu’avec les storyboards du premier épisode, je peux vous dire que la série ne sera pas négligée et qu’elle contiendra plein de détails. C’est incroyable. Je n’arrive pas à croire qu’un tel anime va passer à la télévision… et je ne parviens pas à réagir autrement que comme un otaku fan d’anime.

La réalisatrice, d’ailleurs, a avoué que c’est par ce Tweet qu’elle a découvert le ressenti du créateur original du titre, et qu’elle en a été extrêmement flattée.

Source : ANN
New rédigée par Delphine

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A propos de l'auteur

Bruno

Défendre les couleurs d'AnimeLand était un rêve. Il ne me reste plus qu'à rencontrer Hiroaki Samura et je pourrai partir tranquille.

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