#TBT : Toshinden

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Des nombreux jeux de baston apparus dans les années 90 dans les salles d’arcade au Japon, seuls les meilleurs ont eu droit à une adaptation animée… comme Toshinden, hélas oublié aujourd’hui.

Stupéfaction ! La finale du Battle Arena Toshinden ne s’est pas terminée comme on aurait pu s’y attendre ! L’organisation secrète gérant le tournoi débarque en plein milieu du duel à mort pour éliminer Gaia, le supposé « boss de fin ». Le Toshinden lui permettait en effet de recruter les plus grands guerriers pour faire chuter l’Organisation pour qui il travaillait. Son adversaire, Eiji Shinjo, n’en est que plus frustré : il venait tout juste d’obtenir des informations sur son frère qu’il recherche désespérément, Sho ! Un an plus tard, l’Organisation envoie deux émissaires pour assassiner tour à tour tous les participants : Chaos, le combattant intervenu pendant la finale, et… Sho ! Ou plutôt, un robot lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. De quoi rendre Eiji encore plus furieux envers l’Organisation et sa dirigeante, Lady Uranus !

Sega avait frappé fort en 1993 avec Virtua Figher, premier jeu de baston en 3D sur borne d’arcade. Quand celui-ci est adapté sur Saturn, les ventes de la console s’envolent… au grand désespoir de son concurrent, Sony, qui ne peut pas rivaliser sur ce terrain. C’est donc en 1995 que sort sur Playstation Battle Arena Toshinden, jeu de baston en 3D dont les participants s’affrontent cette fois non plus à mains nues, mais avec des armes blanches ! Hélas, un nouveau venu lui fait déjà de l’ombre dans les salles d’arcade, puis sur consoles, le phénomène Tekken. Cela n’empêchera pas Toshinden d’avoir plusieurs suites, mais surtout d’inspirer une autre saga vidéoludique, héritière spirituelle, Soul Edge et SoulCalibur ! Pendant le bref créneau où Toshinden était au summum de la hype, une adaptation animée a vu le jour, produite par JC Staff et Animate (le plus grand réseau de distribution de culture otaku à travers le Japon).

D’emblée, la première des deux  OAV, sortie le 16 juin 1996, grille sa meilleure carte, en débutant… à la fin de la campagne solo ! Toshinden ne sera pas une resucée scénaristique du jeu, et permet aux plus mauvais joueurs d’enfin découvrir les deux boss cachés, Gaia et Sho (ainsi qu’Uranus, uniquement présente sur la version Game Boy. Car oui, il y a eu une version Game Boy). Mais rapidement, l’intrigue ne devient qu’un prétexte à aligner les combats entre les personnages les plus charismatiques du jeu. Le spectateur peut alors se focaliser sur ce qui fait le principal intérêt de ces OAV : la mise en scène des bastons, à l’animation soignée (particulièrement sur les combattantes) qui tient encore parfaitement la route un quart de siècle plus tard ! Toshinden est ainsi l’occasion de savourer le savoir-faire et la technique de Masami Ôbari sans trop souiller son âme, le réalisateur s’étant rapidement fait une spécialité des titres (très) fripons. Pur (plus-)produit de son époque, l’anime ne cherche rien d’autre qu’à divertir, et réussit parfaitement sa mission. Avec en prime, aujourd’hui, une couche de nostalgie équivalent à celle ressentie en faisant du rétro-gaming !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon
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