#TBT : Hana Yori Dango

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Nous célébrons les 25 ans de l’adaptation animée de Hana Yori Dango, une des nombreuses déclinaisons d’un manga toujours aussi adulé au Japon… et dans le monde !

Issue d’un milieu modeste, Tsukushi Makino intègre à 16 ans l’établissement privé Eitoku, réservé aux enfants de bonne famille. Si ses parents ont sacrifié jusqu’à leur dernier yen, c’est dans l’espoir que leur fille y trouve un gendre plein aux as qui assurera une sécurité financière pour leurs vieux jours. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que les élèves d’Eitoku soient de véritables malappris, d’atroces gosses pourris-gâtés, à commencer par un quatuor de garçons qui fait la pluie et le beau temps sur le lycée. Quiconque ose affronter ces F4, comme on les surnomme, sera sanctionné d’un carton rouge qui lui vaudra les persécutions de tous ses camarades. Rapidement confronté à ces quatre lascars, Tsukushi va leur tenir tête, ce que personne n’avait jamais osé faire jusqu’ici ! De quoi les rendre petit à petit amoureux de la jeune prolétaire, à commencer par le plus agressif de la bande, Dômyôji…

Mieux vaut quelque chose d’utile que d’esthétique : voilà le sens du proverbe « hana yori dango », soit « les boulettes de riz sont préférables aux fleurs ». Par un subtil jeu de mots, la mangaka Yoko Kamio y remplace le kanji de dango « boulette de riz » par celui de dango « garçon », avertissant du parfait équilibre entre comédie loufoque et romance qui fait tout le sel de sa série. Paru entre 1992 et 2008 dans les pages du magazine Margaret, Hana Yori Dango tient ainsi en haleine les Japonaises pendant seize ans et trente-sept volumes (publiés en français aux éditions Glénat). Il dépassera les 60 millions d’exemplaires vendus pour devenir le shôjo le plus vendu de tous les temps, et s’inscrit encore aujourd’hui parmi les mangas préférés des Japonais, notamment grâce à sa suite diffusée entre 2015 et 2019 sur l’application Shônen Jump +, preuve que le titre plait aux deux sexes ! Son succès est tel qu’il a également conquis l’Asie continentale : la Chine, la Corée du Sud, la Thaïlande et Taiwan ont toutes produit une adaptation live de Hana Yori Dango – sans parler des versions non officielles indiennes et indonésiennes !

Mais c’est évidemment au Japon que le manga a donné naissance à d’innombrables adaptations. Après un premier long métrage en 1995, Hana Yori Dango devient un drama en deux saisons plus un film de 2005 à 2008, qui consacre Mao Inoue en Tsukiji, mais surtout Jun Matsumoto, Shun Oguri, Shota Matsuda et Tsuyoshi Abe, les quatre beaux gosses rebelles. Quant à l’anime, on ne s’explique pas qu’il ne soit jamais parvenu jusqu’en France ! Long de 51 épisodes diffusés entre le 8 septembre 1996 et le 31 août 1997, il s’impose encore aujourd’hui, vingt-cinq ans plus tard, comme l’une des meilleures comédies romantiques jamais produites. Tout d’abord grâce au talent de Shigeyasu Yamauchi, réalisateur polyvalent et pilier de Toei Animation (on lui doit plusieurs films de Saint Seiya et Dragon Ball, Talulu le Magicien, Crying Freeman, Doremi #, Dr Slump…), mais aussi grâce à la présence de la compositrice Michiru Ôshima (The weathering continent, Crystania, Casshern, ou plus récemment Ride your wave, actuellement sur les écrans). À l’occasion de ce 25e anniversaire, on espère qu’une plateforme de VOD aura la riche idée d’enfin nous proposer cet anime mythique au Japon, pour qu’enfin Hana Yori Dango obtienne le succès qu’il mérite sous nos latitudes !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon
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