Les manga culturels

20 sujets de 41 à 60 (sur un total de 287)

Posté dans : Manga & BD

  • Natth
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    Natth le #289719

    Ce début d'année est prometteur en matière de mangas sur l'Antiquité. Finalement, il est possible qu'Historie finisse par être publié, car Komikku vient d'annoncer la licence d'Eurêka (ou Heureka), du même auteur 😂

    Citation (“Komikku sur Facebook”)

    EURÊKA ! de Hitoshi Iwaaki : quand l’Histoire mêle les inventions d’Archimède aux champs de bataille !

    Pour bien démarrer cette nouvelle année, les éditions Komikku sont heureuses de vous prouver une nouvelle fois toute la diversité du manga au travers de leur catalogue. Après la publication d’un seinen haletant et intrigant, d’un titre culinaire et comique, d’un josei doux et onirique, d’un shônen vif et prenant, puis d’une série kawaï et culturelle, c’est au tour d’un récit historique et guerrier de vous conquérir : Eurêka ! de Hitoshi Iwaaki.

    Au IIIe siècle avant J.C., les romains et les carthaginois s’affrontent lors de guerres sanglantes. Eurêka ! prend place lors de la seconde guerre punique, juste après la montée en puissance du grand Hannibal Barca. Arrivé proche de Rome suite à de nombreuses victoires, le stratège ne peut cependant pas vaincre la cité, faute de renforts. L’armée romaine prend alors le dessus et assiège la ville de Syracuse ! Mais malheureusement pour lui, le général romain Marcus Claudius Marcellus va devoir faire face à une ville fortifiée et habilement protégée par les multiples inventions d’Archimède.

    Comme tous les grands savants, Archimède est généralement présenté avec une légende qui lui colle à la peau. Qui n’a jamais entendu l’histoire de cet homme découvrant la fameuse poussée d’Archimède dans son bain et qui, extasié par sa découverte, court nu à travers toute la ville en criant « Eurêka ! »… ? Dans cette histoire, vous découvrirez Archimède sous un autre jour. En effet, à la fin de sa vie, ce scientifique, physicien, mathématicien, ingénieur et inventeur a permis à Syracuse de résister longtemps aux attaques des romains. Grâce à ses inventions ingénieuses et novatrices, le siège de Syracuse ne fut pas une mince affaire pour l’armée romaine !

    Sixième manga et premier one-shot des éditions Komikku, Eurêka ! devrait ravir de nombreux lecteurs ! S’il plaira aux amateurs d’Histoire pour la mise en avant d’une face cachée d’Archimède et du célèbre siège de Syracuse, il ravira également les scientifiques grâce à la mise en lumière des talents d’inventeur de cet homme. Il séduira bien entendu les amateurs de récits d’action et de guerre, puisqu’il présente différents affrontements avec force et précision. Enfin, ceux qui apprécient le romance ne seront pas en reste pour autant, car l’histoire de cœur du personnage principal et disciple d’Archimède donne corps et humanité à ce récit captivant. Tout au long de cet épais volume de 260 pages, vous revivrez ce morceau d’Histoire brillamment raconté par un maître du genre : Hitoshi Iwaaki.

    Eurêka ! : un one-shot passionnant mêlant Histoire, action et romance autour du siège de Syracuse.
    À découvrir dès le 23 janvier 2014 en librairie.

    Veggie11
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    Veggie11 le #289720

    Hyôma no Hata – Revolutionary War

    Un titre ''culturel'' ou plutôt ''historique'' assez bien fichu dans sa catégorie. On le doit à Osamu Eya (scénariste) et surtout Kaiji Kawaguchi (dessins), mangaka régulièrement publié il y a quelques années encore et qui semble bien oublié de nos jours. Il a entre-autre réalisé ''Zipang'', ''Spirit of the Sun'' et ''Eagle''. Je n'ai lu qu'Eagle pour ma part, en juillet 2005, à une époque où je m'essayais à des titres plus adultes (en octobre je devais découvrir Monster puis Berserk). Vu le peu de succès de ses mangas en France, je ne pense pas que celui-ci serait un jour disponible en Europe (où alors il faudrait que l'éditeur en question soit fou ou égoïstement passionné). Du coup, je suis la parution japonaise petit à petit (9 tomes sortis, dont 5 que j'ai pu lire), avec un niveau faible en lecture de kanjis, ce qui n'est guère aisé pour comprendre toute la subtilité du scénario. Mais bon, faisons avec.

    Hyôma Utsumi est un jeune samouraï venu en Europe pour se former aux techniques militaires françaises. Nous sommes en 1868, époque d'ouverture pour le Japon jusqu'alors fermé depuis le début du XVIIe siècle, mais aussi époque de grand bouleversement pour le pays. De passage en Russie, il y rencontre une jeune noble russe, dont les parents furent exilés après la révolte des décabristes en 1825 (comme quoi c'est utile d'avoir quelques notions historiques pour comprendre le contexte) : Anna Pouchkine. De cette union mixte à une époque conservatrice et stricte sur les relations extra-européennes (le racisme n'ayant pas été théorisé avant 1930, je n'employerai donc pas ce terme) naît le petit Anatolii Hyomaevitch (!) Pouchkine. Un peu après la naissance de son fils, Hyôma doit retourner au Japon pour y combattre le clan Satsuma opposé au Shogunat. Il y retrouve un ancien camarade d'études retranché dans le camp ennemi. Voilà où j'en suis pour le moment.

    Je ne suis pas une inconditionnelle du dessin de Kawaguchi que je trouve assez figé, mais le récit a un certain charme et la reconstitution de cette époque relativement correcte, que ce soit au Japon ou en Europe. Mis à part quelques énormités comme le patronyme de l'enfant (jamais l'Eglise orthodoxe n'aurait accepté d'accoler comme patronyme un prénom ''païen'' !) et quelques autres détails qui m'échappent, le contexte est réaliste et plausible. Ce n'est certes pas le meilleur titre sur cette période (Tezuka a fait bien mieux par exemple), mais après un premier tome assez confus, la suite laisse présager du bon. A suivre donc.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #289721

    Natth, "Eurêka" est en effet en rayons, je vais jeter un coup d'oeil.

    L'arme la plus terrible trouvée par Archimède était, dit-on, des miroirs paraboliques concentrant les rayons solaires sur les bateaux romains et les voiles pour les incendier ; or sur la chaîne "RMC Découverte" est diffusée l'émission américaine "Mythbusters" qui a testé la chose. En fait "On n'est pas que des cobayes" sur une chaîne française n'est que le remake de "Mythbusters" ; la joyeuse équipe californienne, qui a plus de moyens que la nôtre, a eu beau installer de puissantes rangées de miroirs paraboliques de diverses façons, ils n'ont jamais pu obtenir qu'un peu de noircissement et fumée sur une poutre de bateau type romain, et quasi rien sur les voiles, qui bougent trop. Encore faut-il un vaisseau immobile pour avoir un petit quelque chose… Pur mythe, concluaient-ils.

    Cyril
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    Cyril le #289722

    Perso, j'ai été plutôt déçu par ce manga historique sur la conquête de Syracuse par les Romains dans le cadre des guerres puniques. D'abord, les dessins ne sont pas très attrayants, je ne leur trouve ni beauté, ni originalité, ni dynamisme (par ailleurs, la mauvaise qualité du papier n'aide pas). Ensuite, l'intrigue est classique, avec un "jeune premier" qui, comme Angelo dans Cesare, nous permet de découvrir les conflits politiques et le rôle d'Archimède ; mais surtout elle va trop vite puisque tout tient sur un seul tome, ce qui empêche de s'intéresser aux personnages, malgré quelques moments sympathiques (la scène avec les miroirs et les femmes de Syracuse), ou de développer des intrigues politiques un peu complexes. Un manga vite lu, vite oublié.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #289723

    Citation (Cyril @ 17/03/2014 06:07)
    Perso, j'ai été plutôt déçu par ce manga historique sur la conquête de Syracuse par les Romains dans le cadre des guerres puniques. D'abord, les dessins ne sont pas très attrayants, je ne leur trouve ni beauté, ni originalité, ni dynamisme (par ailleurs, la mauvaise qualité du papier n'aide pas). Ensuite, l'intrigue est classique, avec un “jeune premier” qui, comme Angelo dans Cesare, nous permet de découvrir les conflits politiques et le rôle d'Archimède ; mais surtout elle va trop vite puisque tout tient sur un seul tome, ce qui empêche de s'intéresser aux personnages, malgré quelques moments sympathiques (la scène avec les miroirs et les femmes de Syracuse), ou de développer des intrigues politiques un peu complexes. Un manga vite lu, vite oublié.

    Bon à savoir Cyril. Au fait on pense que la fameuse “machine d'Anticythère” pleine d'engrenages est une invention d'Archimède en personne.

    Bride Stories, côté culturel :
    L'auteure situe son récit dès le début près de la Mer Caspienne, mais comme on y voit de hautes montagnes non éloignées des steppes où vivent ces clans, dont certains nomades tel celui d'Amir, on pense à la zone Sud-Est, et il s'agirait donc de Turkmènes (je ne pense pas que ce puisse être des Turcs Azeri, de l'autre côté au Sud-Ouest, et le Nord de la Caspienne est totalement plat). Comme la postface de Kaoru Mori nous signale sa passion pour les cultures des steppes, il est plus que probable que les robes, coiffes, motifs de tapis, d'étoffes et de boiseries sculptées qu'elle dessine (magnifiquement) sont parfaitement conformes. En revanche, nous sommes paraît-il au 19ème siècle, et je trouve le look de l'Anglais excessivement moderne et cool avec sa coiffure chébran, ses lunettes Afflelou et sa chemise à col ouvert 😯 .
    Pour les moeurs, c'est à la fois plausible et non, à mon avis. Certes, l'auteure part d'un mariage arrangé entre clans tribaux où l'amour n'a aucun rôle et ne vient qu'après (s'il vient), et ceci est authentique ; là où elle “embellit” son récit, c'est que la femme a 20 ans et le mari 12 ans. Cela pouvait se trouver sans doute dans des cas bien précis, mais le cas le plus courant était davantage un mari adulte voire mûr et une épouse de 12 ans… Cette base semble servir à l'auteure pour supprimer, voire inverser, la relation dominant-macho / dominée-soumise, le petit Karluk étant de plus intimidé et innocent sexuellement (dans le volume 1, seul que j'ai lu). Comme le fait remarquer un des membres de la tribu, Amir est étrangement âgée (pourquoi diable son clan ne l'a t-il pas mariée avant ?).
    Ainsi se trouve campée une héroïne à part entière, décidée, dominante et protectrice envers son petit mari, superbe chasseresse fort peu conforme aux occupations perpétuellement domestiques des femmes des gynécées turcomans / turkmènes (=toutes celles qui gravitent autour d'Amir). On pense beaucoup plus aux Mongoles, en effet bien plus libres par leurs traditions (il y avait des guerrières à cheval dans les armées de Gengis Khan).
    Très réussies, les scènes de chasse d'Amir !

    Cyril
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    Cyril le #289724

    La vie de Raffaello Santi dit Raphaël : pas de mensonge dans le titre, on est dans un manga biographique avec quelques rares aspects fictifs recensés dans les très intéressantes postfaces (de l'auteur et d'un historien). On y suit donc la vie du peintre de sa naissance à sa mort. Le personnage a une personnalité, ou plutôt une absence de personnalité, surprenante pour un génie. Tout au long du volume, on le voit ainsi accepter toutes les demandes, que ce soit celles de certaines dames ou de ceux qui lui passent des commandes, ce qui finit par l'épuiser ; il n'y a pas de véritables drames ou d'événements majeurs changeant sa façon de vivre ou ses objectifs (ou du moins les quelques événements qui pourraient jouer ce rôle ne sont pas décrits de façon dramatique).

    Cela contraste avec les deux autres génies de l'époque, Michel-Ange et Léonard de Vinci, que l'on voit également à plusieurs reprises dans le volume. Si cette faiblesse est parfois agaçante, elle finit cependant par le rendre attachant. On comprend mieux sa motivation, la façon dont il aborde l'art et ses objectifs, sa douceur qui est bien retranscrite dans les dessins de la mangaka. Au final, le manga n'est pas exceptionnel mais reste agréable à lire et instructif.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #289725

    Le Maître des Livres, volume 3, vient de paraître et maintient l'intérêt de ce manga.

    Il est centré sur une bibliothèque pour enfants, gérée par un bibliothécaire plutôt ronchon, voire peu accueillant, et par ses deux assistantes.
    En fait on s'intéresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants dans le récit : qui n'a pas oublié de lire certains "grands classiques" de la littérature dite "pour enfants" ? laquelle ne l'est pas nécessairement ?
    Mikoshiba, le bibliothécaire à la célèbre coupe de cheveux en champignon, se révèle comme d'habitude le plus fin des psychologues – bien qu'il s'en défende sèchement. Il a l'art de coller dans les pattes des gens un livre qui va être le catalyseur de leur lucidité sur eux-mêmes.
    Non seulement le manga donne envie de découvrir ou de relire sous certains angles plus profonds bon nombre de célèbres ouvrages "pour enfants", mais l'auteur réussit à créer tout un petit monde d'habitués de la bibliothèque et gravitant autour d'elle. Les personnes en question sont bien campées, variées et souvent sympathiques.
    A lire !

    Cyril
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    Cyril le #289726

    Kurokawa nous propose l'adaptation d'un des chefs d'oeuvre de la littérature française, Les misérables, roman le plus connu de Victor Hugo. J'étais à la base un peu sceptique, la nature du roman faisant courir le risque, pour un adaptation, que de nombreux passages assez longs et peu adaptables soient zappés alors qu'ils font partie, à mon sens, des points forts du roman

    Qu'en est-il ? Ca commence un peu mal dès la première page avec une phrase qui dit qu'en 1795, le clergé est toujours privilégié – ce qui n'était pas vraiment le cas sous le Directoire. Heureusement, c'est le seul gros défaut du volume.

    Takahiro Araï a d'abord un style graphique bien particulier, ce qui permet de donner une âme et un ton particulier à cette adaptation, un peu comme pour l'adaptation des Liaisons dangereuses qu'avait proposée Soleil (et contrairement à d'autres titres de la collection littéraire de l'éditeur). Certaines scènes sont ainsi particulièrement réussies, notamment lorsqu'est mise en scène la bête qui naît et croît en Jean Valjean suite à ses 19 ans passés au bagne. La fin, qui voit le duel entre cette bête et ce que lui a apporté Mgr Bienvenu, est particulièrement réussie et laisse présager du meilleur pour la future tempête sous un crâne qui ne va pas forcément être facile à rendre.

    Quant à l'histoire, si tout n'est pas repris, l'auteur sait choisir les passages essentiels du roman et donner de la chair à ses personnages en choisissant parmi les anecdotes développées par Victor Hugo, notamment au sujet de Mgr Bienvenu. Je regrette que le chapitre sur le conventionnel n'ait pas été choisi mais les passages sur la peine de mort, la gestion du budget ou la grandeur qui n'atteint pas les branches de l'arbre sont réussis. Quelques touches d'émotion et d'humour sont également présentes et contribuent à rendre la lecture plaisante. Un bon premier volume donc, en espérant que la suite sera à la hauteur.

    Veggie11
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    Veggie11 le #289727

    J'ai aussi beaucoup aimé ce premier tome. Déjà il part d'un très bon point : il n'adapte pas directement le passage où Jean Vajean sort du bagne et rencontre l'évêque Myriel, mais l'auteur prend son temps pour nous présenter le personnage, sa jeunesse, sa famille, ce qui l'a conduit au bagne pour 19 ans, etc. Mais surtout, l'auteur a présenté un portrait plutôt détaillé de l'évêque, ce qui permet de se faire une idée plus précise de son comportement bienveillant avec Jean. Et peu importe si ces deux passages prennent la moitié du volume et que la rencontre entre Jean et l'évêque n'apparaît que vers la fin. Je crois qu'on a trouvé le meilleur format en BD pour adapter le roman ! Le one-shot publié par Soleil il y a quelques années n'était pas trop mal, en tout cas un peu mieux que d'autres adaptations sorties à la même époque et dans la même collection, mais un tome pour adapter les Misérables, c'est juste pas possible ! Je me souviens aussi d'une adaptation en bande-dessine type franco-belge que j'avais lue il y a des années à l'époque du collège : bien dessinée, sympathique et avec de bons moments, mais en 48 pages, on en arrivait déjà au passage avec Fantine. Un album qui prend 48 malheureuses pages à présenter Jean Valjean, sa rencontre avec l'évêque, le vol, son repentir, son arrivée à Montreuil-sur-Mer, l'arrivée de Javert, sa rencontre avec Fantine… ! C'est dire les raccourcis pris par les auteurs ! Voilà pourquoi je pense que le manga était le meilleur format, quoi qu'en diraient les conservateurs littéraires.

    A voir pour la suite, mais ce premier tome m'a rassuré sur le potentiel de la série et surtout son format en plusieurs tomes de 200 pages à chaque fois est parfaitement adapté, d'autant que l'auteur ne semble pas négliger les passages importants pour mieux cerner les prtagonistes et leur place dans la société de l'époque. Bon je pense qu'il manquera toujours ces chapitres où Victor Hugo s'attarde plutôt sur des éléments qui n'ont pas forcément de lien direct avec l'histoire (l'argot, le gamin de Paris, les égoûts), mais au moins on ne risquera pas d'avoir des trous dans le déroulement du scénario.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #289728

    Comme toi Veggie je me souviens du one-shot publié chez nous par Soleil, évidemment très sommaire par rapport à l'énorme oeuvre hugolienne (que je me vante d'avoir lue intégralement, 6 ou 7 volumes !). La fin de Javert n'était pas conforme, mais finalement meilleure que chez Hugo. Toutefois la tronche de Jean Valjean, non, ça ne passait pas ! faut un colosse, quoi ! et Hugo insistait bien sur ses exploits herculéens.
    Cette version donc est peut-être intéressante…

    En tout cas la couv' de Kurokawa montre un héros plus puissant d'allure, et le dessin est bien meilleur que dans la version Soleil.

    Cyril
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    Cyril le #289729

    Le tome 2 sort en juin d'après Amazon. On verra si l'essai est confirmé.

    Cyril
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    Cyril le #289730

    Je me réponds : l'essai est bien confirmé. On suit les débuts de Jean Valjean à Montreuil ainsi que la triste histoire de Fantine et tout est toujours bien fait, avec à la fois une fidélité à l'oeuvre de Hugo, notamment dans certaines dialogues, et une vraie originalité (la première représentation de Thénardier).

    Beaucoup moins bon :

    J'avais adoré Ikeda et beaucoup aimé Moto Hagio, plutôt apprécié le Raphaël de Satonaka même s'il n'était pas exempt de certains défauts. Mais là, c'est du très lourd… dans la nullité. J'ai à peu près autant détesté ce manga que Gemini le dernier épisode de My little pony, c'est dire… 😂

    Bref, de la citation de Pascal à Rome en passant par Astérix ou Elisabeth Taylor, on a tous notre vision de Cléopâtre, reine d'Egypte, belle, puissante, ambitieuse, au caractère affirmé…
    Et bien ici, c'est exactement le contraire : on a une jeune fille qui ne pense qu'à l'amour – et secondairement à la paix et au bonheur de son peuple. Qui est victime de complots mais qui n'en organise pas elle-même. Qui ne songe qu'à trouver l'amour auprès de César puis d'Antoine. Les autres personnages sont d'ailleurs d'une mièvrerie identique, y compris Octave qui, par exemple, veut marier sa soeur à Antoine parce qu'elle l'aime (mais bien sûr ; ce n'était pas du tout une alliance politique…). En gros, des personnages dignes des niaiseries du type Harlequin.
    On passera aussi sur les concepts historiques mal maîtrisés et traités de façon anachronique. Rome est une démocratie : NON !!! Certainement pas !!! Même selon les critères de l'époque ! Rome était un composé d'aristocratie (le Sénat), de monarchie (les consuls) et de démocratie (les tribuns de la plèbe) avec une nette domination du premier aspect et une transformation à partir de la fin du 2ème siècle.
    Et César qualifié de dictateur de façon négative. Mais bor…, un dictateur, à l'époque romaine, ça n'était pas Kim-Jong-Un ou Khadafi !!! C'était une fonction officielle et que César occupa effectivement, pas une insulte ou un qualificatif négatif. A la limite, il faudrait parler de tyrannie, ce terme ayant effectivement un sens négatif dans l'Antiquité.

    Xanatos
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    Xanatos le #289731

    Waouh, moi qui adore l'histoire de l'antiquité, je crois que moi aussi j'aurai grincé des dents et j'aurai été prodigieusement énervé face à tant d'erreurs historiques et de trahison de caractères d'hommes et de femmes ayant réellement existé si j'avais lu ce manga de Cléopâtre !

    J'espère pour toi que tu pourras revendre cette purge !

    C'est dommage, la couverture est très jolie. Cela démontre une fois de plus que la couverture d'un livre n'est pas nécessairement représentative de son contenu !
    En revanche, ta très bonne critique du manga sur “les Misérables” me donne bien envie de le lire, surtout si il respecte bien l'esprit de l'oeuvre de Victor Hugo tout en ayant une originalité qui lui soit propre. 😁

    Veggie11
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    Veggie11 le #289732

    J'avais oublié la sortie du tome 2 des Misérables, faudrait que je fonce cet après-midi voir s'il est en vente ! Je suis une fan du livre depuis l'adolescence, j'ai même lu le roman en entier au collège et j'étais même la seule à avoir visé aussi loin dans le domaine classique. Pour les autres, ceux qui avaient pris les livres les plus ''compliqués'' avaient choisi ''Le Seigneur des Anneaux (suite à la sortie des films) et je me souviens d'une fille qui avait pris ''Dr Jeckyll et Mr Hyde''. Mais c'était tout.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #289733

    Oui, Cyril, il est clair que ce Cléopâtre – et rien qu'à voir son minois d'ingénue – n'est qu'une rêverie fadasse très loin de l'entregent extraordinaire de la reine d'Egypte face aux légions invincibles de son temps ! Et la politique à Rome était bien telle que tu la décris.

    Le Maître des Livres en est à son 5ème volume paru chez nous, toujours aussi intéressant même si pour cette fois on retourne dans la jeunesse estudiantine de notre bibliothécaire, et dans celle de la proprio de la bibliothèque, sans beaucoup de lien avec des oeuvres livresques pour enfants (ou supposées telles). Fins aperçus socio-psychologiques, comme on les aime en manga !

    Veggie11
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    Veggie11 le #289734

    A propos du Maître des livres justement, j'ai commencé hier la série avec le premier tome et même si je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire dans son intégralité, je te rejoins sur ses qualités indéniables, Yupa ! En plus comme je suis très branchée littérature, j'ai apprécié les références à des oeuvres littéraires cultes ou de découvrir des histoires qui m'étaient inconnues (souvent les contes japonais écrits par des auteurs contemporains). Il faut savoir aussi que l'un de mes premiers coups de coeur de littérature enfantine est une histoire écrite et illustrée justement par un Japonais ! C'est le destin vous dis-je…

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #300605

    Orange nous est recommandé par un article du dernier numéro d’Animeland le mag, et je viens d’acheter le volume 1. J’en reparlerai dès que lu, mais le côté “manga culturel”, c’est que selon l’article notre auteure est une habitante de Matsumoto, ville un peu au Nord de Tokyo, et procède à une restitution de sa ville bien-aimée en des décors réels. Comme en plus j’y suis allé, mais en une seule après-midi, et que j’ai envie d’y retourner cet été..
    On aperçoit sur la couv’ d’un des volumes le superbe château de l’ère Momoyama, un des rares jamais détruits, entouré de douves, avec celui d’Himeji le plus beau à coup sûr de tous les châteaux japonais (il y en a environ 200, mais beaucoup ont été retapés, voire totalement reconstitués). Je pense qu’on verra aussi dans ce manga la grande école du temps de Meiji à la façade baroque et si spectaculaire.

    Cyril
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    Cyril le #326418

    Pour la première fois, je suis un peu déçu par ce volume 4 des Misérables. Ce qu’il contient est certes excellent, notamment, encore une fois, lorsque les personnages sont symbolisés par des animaux : la confrontation entre les Thénardier et Jean Valjean, qui vient chercher et sauver Cosette, est impressionnante et jouissive, l’histoire de la relation entre Marius et son père est touchante…

    Mais justement, cette fois-ci, tout va trop vite : le livre I sur Fantine avait mis 3 volumes à être adapté. Celui sur Cosette prend seulement les 3/4 d’un volume. Pourtant, dans le roman, en terme de nombre de pages, la différence n’est pas si grande : dans mon édition, 430 pages pour Fantine, 380 pour Cosette.

    Il y a donc beaucoup (et trop) de choses qui sont zappées dans le volume et qui nuisent à l’intérêt de certains personnages. La confrontation entre Valjean et les Thénardier est certes impressionnante. Mais pourquoi avoir zappé la scène de la forêt qui donnait une plus grande impression de force à Jean Valjean. La présentation de Marius est trop courte et met de côté le fait que, sous son air tyrannique, le vieux Gillenormand adore son petit-fils. Les membres du club de l’ABC sont présentés beaucoup trop brièvement pour qu’on s’attache à eux…

    Les à-côté sont aussi zappés, alors qu’Araï avait su les intégrer intelligemment dans les premiers volumes : à part la rencontre entre Thénardier et le père de Marius, indispensable pour la suite, tout Waterloo est zappé. OK, ça n’était pas forcément indispensable mais j’aime bien ce genre de digressions dans le roman. Idem et plus embêtant, parce que ça décrivait bien l’ambiance du couvent, avec des normes strictes mais aussi de l’affection entre les soeurs, rien sur l’histoire du couvent du Petit-Picpus.

    Un reproche à Kurokawa également : l’absence de notes pour expliquer certaines références historiques. Je pense notamment à Laigle, qui vient de Meaux et est surnommé Bossuet : je n’avais pas compris le “gag” lorsque j’avais lu le roman pour la première fois ; je ne suis pas sûr que tous les lecteurs du manga saisissent la référence (Bossuet, évêque de Meaux sous Louis XIV, était surnommé L’aigle de Meaux).

    Bref, je donne l’impression d’être assez critique mais j’ai quand même bien apprécié la lecture du manga. Il y a bien des scènes grandioses et d’autres touchantes. Mais j’aurais préféré que l’auteur prenne plus son temps comme il l’avait fait dans les volumes précédents.

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #361128

    Le Maître des Livres volume 7 : Très convenable, ne démérite pas, en reparlerai.

    Kuronoe
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    Kuronoe le #361735

    Dans la série manga qui fait apprendre des trucs, je répare un manque impardonnable : Le Chef de Nobunaga !
    Voilà un titre absolument passionnant à propos d’un Chef, Ken, qui se retrouve plongé dans le Japon de l’ère Sengoku par un saut dans le temps qu’il ne peut expliquer (ouais, çà je vous l’accorde, c’est un petit peu déjà vu). Impressionné par ses talents, Oda Nobunaga décide de le prendre à son service et le manga nous propose finalement de suivre l’entreprise de conquête/unification du Japon par de ce dernier au travers des yeux de notre cuisinier. Un excellent cours d’histoire agrémenté de force détails et précisions et entrecoupé d’intermèdes culinaires délicieux. Si les événements et les personnages décrits sont assurément réels, l’auteur nous dresse un portrait de Nobunaga qui ne semble pas avoir été le boucher qu’on a pu croire – alors réalité ou révisionnisme ? En tout cas, on passe de supers moments (et les jolies couvertures de l’édition française aux couleurs chaleureuses s’inséreront parfaitement dans vos bibliothèques)

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