Ah oui! Au fait j'ai vu…

20 sujets de 541 à 560 (sur un total de 576)

Posté dans : Anime & Animation

  • Akiko_12
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    akiko_12 le #500158

    OMG, j’ai édité et je crois que j’ai fait bugger le forum. 😆
    Bref, reprenons (si je peux).

    Devilman Crybaby

    La série faisait apparemment partie des trucs hype de l’hiver, donc je me suis laissée tenter. Hélas, contrairement à Xanatos plus haut, on ne peut pas dire que j’ai vraiment adhéré…

    Sur le premier épisode, je me suis dit “ouh là là, ça va être dur”. Le rythme est tellement haché qu’on a du mal à comprendre ce qu’il se passe. Les graphismes sont vraiment spéciaux. A certains moment, j’ai trouvé le côté minimaliste stylé. D’autres fois, j’ai soupiré devant des décors comme dessinés par un gamin de douze ans !

    J’ai un gros problème entre le ton et l’histoire de Devilman. Nous sommes censés être dans quelque chose de sérieux, mais dès qu’apparaissent les démons avec leurs têtes de yôkai fantaisistes, j’ai l’impression de plonger dans une vieille série marrante des années 70. Le fait est que Devilman est un personnage ancien, mais voilà : pour un œil extérieur comme le mien, le choc est rude. Tu passes d’un propos se voulant sérieux et sombre sur l’humanité déviante à des démons marrants qui se déchirent la gueule. Et comme la mise en scène est hachée, ben tu passes en 2 secondes du sérieux au show basique écervelé…
    J’en profite pour mentionner les déformations sur les visages, le travail sur les mouvements. Ils ont fourni un effort remarquable dans ces domaines. Pourtant, n’est-ce pas contre-productif par rapport au propos ? Les démons sont censés se fondre dans la masse. Difficile de sentir une paranoïa, une tension quand tu vois leur tête ou leur façon de de courir. Qui peut croire qu’Akira ou Miko ne sont pas des démons ?
    Je comprends ce que le réalisateur a voulu faire en les stylisant. Reste qu’à mes yeux, ça flingue totalement la proximité que j’aurais pu avoir avec les personnages, le réalisme, la capacité à se projeter, et donc mon émotion. Il y a des séquences assez bien fichues, avec une vraie recherche de mise en scène. Hélas, à part quelques unes centrées sur Akira que j’ai trouvées un peu touchantes, la plupart des autres m’ont laissée de marbre.

    J’avoue que la surenchère de violence ne m’a pas aidée. Je savais que j’allais avoir affaire à un titre sombre, mais comment dire ? Trop de sang, trop de dépeçages gratuits ont fini par m’agacer. On a compris que les humains étaient débiles, violents, etc etc. Au bout d’un moment, c’est too much et ça laisse indifférent. Un peu plus de réserve, une violence bien dosée à des endroits précis n’aurait-elle pas été plus efficace ? Quant on te fait bouffer un truc jusqu’à plus faim, tu ne remarques même plus son goût.

    Pour finir, je n’ai pas aimé la surenchère de sexe. Déjà, l’histoire des démons n’est pas bien claire. Pourquoi ont-ils tant de “besoins” sexuels ? Ryô dit à un moment que c’est un truc d’humain pour arrêter de penser… Bref, peu importe.
    Le fait est que je n’ai pas vu à quoi servent un certain nombre de scènes. D’autre part, je n’ai pas aimé la façon dont les femmes sont montrées : réduites à des bouches, des seins énormes qui ballotent, le cadrage est toujours sur elles. Jusqu’à Satan lui-même, on aura eu un déballage incroyable de miches, de fesses, on aura vu jusqu’au pubis de Miki… Mais a-t-on vu un seul phallus là-dedans ? Pas que cela me manque en particulier. C’est juste que ce choix des cadres, très inégalitaire et réduisant toutes les femmes à des objets de désir masculin, est sexiste et me met mal à l’aise. Je ne parlerai même pas de l’éternel cliché désastreux (la prostituée vs la sainte) que renvoient de notre genre Miko et Miki. Au passage, quand Miko – toujours humaine – se masturbe (scène bien gratuite), pourquoi pousse-t-elle des cris d’âne ? o_O Est-ce qu’Akira beugle ou aboie ?! Tous ces éléments instaurent un climat. Personnellement, je n’aime pas du tout ça. A qui est-on censées s’identifier là-dedans, nous, le public féminin ? A des loches ? Une vierge serviable ? Une ânesse ?

    En conclusion, que dire ? Devilman Crybaby est un ovni…
    Je suis restée sur le bord de la route.

    Veggie11
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    Veggie11 le #500159

    Je n’ai pas encore vu ”Devilman Crybaby” mais c’est dans mes projets si ça sort un jour en édition physique. J’ai cru comprendre en lisant ton post – super détaillé mais très pertinent ^^ – que tu n’avais jamais lu le manga ni vu les OAV ? Je pense, mais ça ne regarde que mon impression, qu’il vaut mieux connaître au moins l’une de ces 2 oeuvres avant de se laisser tenter par Devilman Crybaby. Bien sûr, une adaptation est censé être accessible à tous, sans obliger à se plonger ensuite dans l’oeuvre originale. Mais dans le cas de Devilman c’est particulier, c’est le style Nagai qui veut ça. Le Grand-Guignol, c’est son rayon et si l’on a pas été habitué à son ambiance grand-guignolesque de départ, on ne comprend pas pourquoi les monstres paraissent aussi grotesques et pourquoi le sexe et la violence ont une telle importance. Du coup, c’est une adaptation qui forcément divisera, mais je dois dire, au milieu de toutes ces séries Isekai et autres séries au design cloné avec des éphèbes vus et revus, une série comme Crybaby, ça fait un bien fou en termes d’ambition visuelle.

    Akiko_12
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    akiko_12 le #500163

    au milieu de toutes ces séries Isekai et autres séries au design cloné avec des éphèbes vus et revus, une série comme Crybaby, ça fait un bien fou en termes d’ambition visuelle.

    Pas franchement. Quand Maeda faisait Gankutsuou, là oui, on pouvait parler d’ambition visuelle. Ici, techniquement je ne vois rien d’exceptionnel. C’est balo que ce soit sur Netflix, sinon j’aurais bien fait une capture de ce plan de l’épisode 10 (un “décor” d’Irlande avec un phare) digne de Dragon Ball Super. Mais comme c’est Yuasa ça passe, il parait que c’est de l’art. Ça rend sûrement bien sur une TV 36 cm.

    Pour l’adaptation, comme tu dis, c’est censé être fait pour être accessible à tous. Surtout que celle-ci a été produite par Netflix, c’est-à-dire un géant mondial de la diffusion. N’importe qui peut donc tomber dessus, et m’est avis que 95% du public n’a pas un doctorat en Gô Nagai (je suis généreuse sur les 5% ^^).

    Quant au style grand-guignol, vu la prétendue gravité du propos, y’a comme un décalage… Le manga de Saint Seiya a des graphismes rondouillards un peu cartoon parfois, mais le génie de l’adaptation c’est justement de remettre de la tension et du drame là où il faut. Idem pour Versailles no bara par exemple. Même l’adaptation de Shingeki no Kyojin, pourtant fidèle, remet les pendules à l’heure si nécessaire et corrige le style d’Isayama (qui n’a jamais été merveilleux).
    Il peut enfin y avoir un décalage voulu entre la forme et le fond, comme Higurashi no naku koro ni ou Puella Magi Magica Madoka. C’est le contraste entre le moe et la violence qui renforce l’horreur.

    Dans Devilman Crybaby, le décalage entre séquences crédibles et WTF n’apporte rien. On dirait juste qu’ils ne se sont pas mouillés à prendre une direction artistique. Le but est-il d’amuser la galerie ? De dénoncer la guerre ? De dénoncer la guerre en amusant la galerie ? Au final on tombe dans une tambouille stupide dont plus rien ne ressort.
    Ça me fait penser à ce passage (pour ceux qui l’ont vu) où Taro regarde Devilman à la TV. Devilman est-il un personnage de dessin animé ? Ou est-il Akira Fûdo, le gars dont on s’échine à nous raconter les malheurs et la lutte depuis le départ ? Est-ce ainsi dans le manga original ? Parce que moi, en voyant ce passage, j’entends simplement que :
    1) Yuasa a voulu se faire plaisir en citant Devilman, la série ancienne (nostalgie, toussa)…
    2) Sauf que la mise en abîme ne fonctionne pas et tombe là comme un cheveu sur la soupe. On ne comprend pas ce que ça vient faire là, c’est totalement absurde au sein du scénario. Devilman n’est-il pas Akira Fûdo, celui qu’on a vu se transformer dans l’épisode 1 ? Pourquoi a-t-il un show à la TV ? Ça le décrédibilise complètement.
    A mes yeux, ce passage est à l’image de la série entière.

    Dire qu’à la base, je voulais voir un bon anime… J’aurais tellement préféré en dire du bien !

    Veggie11
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    Veggie11 le #500167

    Devilman c’est un trip, c’est exubérant, c’est violent, c’est ce qui fait son charme. Je doute bien que quelqu’un qui cherche quelque chose de rationnel et des réponses à ses questions aura du mal à comprendre son intérêt, et je ne cherche à convaincre personne, mais Devilman (du moins le manga) c’est son ambiance qui intrigue, jamais son scénario.

    Benjamin
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    benjamin le #506133

    pour ceux qui aiment les beaux garcons et les histoires plainent de symbolisme je vous conseille le visionnage de sarazanamai dispo sur wakanim trailer https://www.youtube.com/watch?v=ON_XGmEWFEI

    opening : https://www.youtube.com/watch?v=tPf8m_CryzM

    j’ai vu le premier episode et j’ai adoré les personnages surtout les zombies carton qui m’ont fait mourir de rire surtout la maniere donc les héros les detruisent !!

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 2 mois par Benjamin benjamin.
    Geoff34
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    geoff34 le #506140

    On a aussi droit au nouvel anime de Shinichiro Watanabe, Carol & Tuesday

    Sotelo
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    Sotelo le #506154

    On a aussi droit au nouvel anime de Shinichiro Watanabe, Carol & Tuesday

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    Magnifique, ça donne vraiment envie !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #506158

    pour ceux qui aiment les beaux garcons et les histoires plainent de symbolisme je vous conseille le visionnage de sarazanamai dispo sur wakanim trailer https://www.youtube.com/watch?v=ON_XGmEWFEI

    opening : https://www.youtube.com/watch?v=tPf8m_CryzM

    j’ai vu le premier episode et j’ai adoré les personnages surtout les zombies carton qui m’ont fait mourir de rire surtout la maniere donc les héros les detruisent !!

    Ha ha ! ça paraît très drôle, “Sarazanmai” ! Evidemment les kappa, que j’adore, surprennent un peu dans un contexte d’allure réaliste, mais faut voir comment tout ça se goupille. Un excellent film de kappa, c’est “Un été avec Coo”, bien moins puéril qu’on ne pourrait croire.
    Comme Sotelo : “Carol & Tuesday” me semble très beau et j’ai envie de le voir.

    Tom-Le-Chat
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    Tom Le Chat le #506166

    Bon, j’ai vu plein de choses ces derniers temps mais ma dernière série c’est High Score Girl.

    En 1991, en plein boom des jeux de baston, un gamin se fait défoncer à Street Fighter II par une fille de sa classe ; se jurant de prendre sa revanche il en vient petit à petit à s’intéresser à cette fille très douée dans plusieurs domaines mais qui est très renfermée et ne s’exprime que par quelques grognements et des gestes violents adressés à notre héros (on dirait Litterature Girl version école primaire ! ).
    Je l’admets, c’est l’aspect nostalgie des années 90 qui m’a fait m’intéresser à cette série et il faut dire que ça va bien plus loin que du simple name dropping. On retrouve vraiment l’ambiance de cette époque où les bornes d’arcade faisaient encore rêver et les jeux de baston étaient les superstars des salles obscures enfumées, les protagonistes ont des réflexions typiques de cette époque : les coups spéciaux utilisés, les astuces pour débloquer les persos cachés, l’excitation à l’annonce des nouvelles générations de jeux à venir. Et ça va encore plus loin puisque Street Fighter 2 en particulier fait complètement partie du scénario, les personnages du jeu finissant même par apparaître en dehors de la borne pour soutenir moralement le héros.

    Mais High Score Girl, ce n’est pas qu’un délicieux bonbon sucré pour gamers quarantenaires nostalgiques ; c’est aussi une charmante comédie romantique où un garçon qui ne semble être intéressé que par les jeux vidéo va faire preuve d’énormément d’empathie pour une jeune fille incapable de communiquer et dont la seule source d’évasion sont ces quelques sessions de jeux vidéo après l’école.
    Et puis entre en scène la rivale, et là c’est le drame… pour le spectateur ! Normalement dans les triangles amoureux, on a toujours son couple préféré et 36 bonnes raisons de justifier que le ou la rivale ne mérite pas de l’emporter mais dans High Score Girl, c’est vraiment difficile de soutenir l’une plutôt que l’autre. Et c’est l’une des plus grandes réussites de l’anime : confronter deux personnages à la personnalité quasiment opposée mais qu’on a beaucoup de mal à départager.

    La première saison et les 3 OVA complémentaires est disponible sur Netflix et une seconde saison va débuter cet automne au Japon.

    [Insérez une citation qui donne l'air intelligent ici]
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    Geoff34
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    geoff34 le #506194

    Je vois que tu as également vu cette série.
    Dans les années 90, il y avait un boom des salle d’arcade, des éditeurs comme Taito, SNK ou Sega avait même leur propre salles d’arcade, malheureusement certaines d’entre elles flirtait avec les jeux d’argent comme le Pachinko, qui était parfois dirigé par des Yakuzas, j’ai une petite anecdote à ce sujet, un japonais qui avait ouvert sa propre salle d’arcade a eu la visite de yakuzas, ces derniers lui demande si il faisait parti d’un Clan de yakuza, et il leur a répondu que “Non” et qu’il avait ouvert cette salle à son propre compte, les Yakuzas sont ensuite parti et ne sont jamais revenu.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 2 mois par Geoff34 geoff34.
    Geoff34
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    geoff34 le #506373

    à noté que Netflix a mis ligne la série Rilakkuma & Kaoru, réalisé en stop-motion

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #507820

    J’ai vu les deux premiers épisodes sur les trois diffusés (en une fois ? C’est surprenant, si c’est pas un leak) de Vinland Saga, et j’en garde une très bonne impression. C’est très fidèle au manga, ça rajoute en guise d’intro un aperçu du passé guerrier de Thors le troll, jamais exploré dans la BD (ou alors je m’en souviens plus), et comme je m’en doutais et contrairement à l’oeuvre de base, l’histoire commence avec le passé de Thorfinn, lorsqu’il n’avait que 6 ans (c’est-à-dire le milieu du premier tome). Du coup, au lieu des exploits d’un Thorfinn enragé sur le champ de bataille du royaume franc, l’intro du premier épisode nous montre donc un Thors à un tournant décisif de sa carrière de soldat !
    Techniquement, c’est assez bien fichu, les effets 3D sont pas dégueu, hormis peut-être la mer, un peu trop lisse. Graphiquement ça pète la rétine tellement c’est beau à voir. Le chara-design est fidèle au trait élégant de Makoto Yukimura, quoique, la rapide apparition d’Askeladd (mon perso préféré de cette première partie) dans le deuxième épisode m’effraie un peu. Alors que le chara-design général semble plus proche de ce que le mangaka propose actuellement, il semble qu’Askeladd soit l’exception. Lui est resté proche de la façon dont il était dessiné dans les premiers volumes. C’est loin d’être moche mais ça jure tout de même avec le reste du panel de perso récurrents.
    Pour l’arrière-plan général, les décors naturels en particulier, rien à redire en revanche, c’est beau à damner un saint !
    Bref, mon avis sur ces débuts de la série est très positif, la musique d’ambiance fait le taf, le doublage est réussi, aucune voix ne jure avec le personnage. Ça commence très bien, pourvu que ça dure ! 😀

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #507911

    Les Enfants de la Mer :
    Un topic à part n’étant pas nécessaire pour ce film ponctuel et pas “événementiel”, j’en parle ici. Xanatos, avec qui je l’ai vu, prolongera ici aussi je pense.

    On ne peut pas dire que le film soit mauvais, non ; mais il ressemble à un travail d’étudiant en animation au top niveau visuellement, et peu doué narrativement. Comme je voudrais me justifier de cette sévère critique, je ne vais pas me gêner pour spoiler, si vous avez envie de le voir, mieux vaut zapper mon post.

    On est sur la côte, dans un petit port pas loin d’Enoshima. On croit qu’on va suivre le petit drame d’une lycéenne trop bonne en sport, Ruka, et donc en butte à de jalouses persécutions, et pfuit, on part vers deux garçons surveillés (de bien loin !) par un organisme officiel car leur origine est floue, et ils peuvent respirer sous l’eau. Ils sont voués à disparaître, et semblent s’intéresser à Ruka, mais c’est surtout elle qui leur colle au train car ils ne lui disent que des trucs assez baba-cool sur la grande nature obscure. Le trio nage, nage, ne faisant rien d’autre, et l’on débouche dans des délires psychédéliques, le garçon Sora (= le Ciel) étant lié aux étoiles et à un morceau d’une météorite qui est tombée pas loin, et l’autre garçon Umi (= la Mer) lié à une baleine géante et autres créatures marines. Ruka semble prise de passion pour Umi, pourtant moche et ringard par rapport au beau Sora. Doivent-ils ou non avaler le bout de météorite ? On n’en sait finalement rien. Qu’apprend-on au final, qui nous ramène à la réalité et à la rivale jalouse de Ruka ? Ben qu’on fait tous partie de la grande vie naturelle et que c’est très beau. Nous voilà bien avancés. Ah, et aussi que les baleines sont super-sympas parce qu’elles font des très gros “Plouf” (on n’a pas demandé leur avis aux millions de petits crustacés qu’elles bouffent).
    Ajoutons que dans le dernier tiers du film Joe Hisaishi se lâche à pleins instruments à cordes et que c’est un peu fatigant malgré le respect qu’on doit au maître.
    Les enfants m’ont paru creux, très peu présents humainement, donc peu attachants, et aucune vraie cohérence ne ressort du salmigondis vaguement “magique”.
    Comme nous nous le disions Xanatos et moi, Lou et l’île aux sirènes est beaucoup plus riche de sens, de vérité, et tout aussi brillant techniquement.
    Je ne recommande pas vraiment cette oeuvre.

    Xanatos
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    Xanatos le #507912

    Les Enfants de la Mer

    Je remets ici ma critique de ce film (publié dans le topic des animés des années 2010) pour répondre à l’excellente critique de Yupa, et je le rejoins en tout points.

    Les Enfants de la Mer 

    Réalisation: Ayumu Watanabe

    Ruka est une jeune adolescente sportive, athlétique et un peu rebelle.

    Si celle ci aime s’adonner à ses activité sportives favorites telles que le Hand Ball, elle a du mal à se faire des ami(e)s: la faute non seulement à son caractère impétueux mais aussi à ses camarades peu emphatiques et méprisants ainsi qu’à son professeur de sport partial et stupide.

    De plus, si elle s’entend bien avec son père, elle entretient des relations froides et distantes avec sa mère chez qui elle vit.

    Un jour, elle fera connaissance avec deux garçons hors du commun: Umi et Sora qui ont la faculté inouïe de respirer sous l’eau.

    Qui sont ils ? D’ou viennent ils ? Plusieurs scientifiques se penchent sur leur cas et tentent d’en savoir plus sur leurs origines.

    Ruka tentera petit à petit de se rapprocher d’eux, notamment Umi envers qui elle a un faible.

    Avec Yupa, nous sommes donc allés voir le dernier long métrage d’animation en date des studios 4°C.

    Il adapte le manga éponyme de Daisuke Igarashi.

    Parlons tout d’abord des points forts.

    Techniquement parlant, ce film est visuellement MAGNIFIQUE.

    Le character design bien qu’assez particulier est très soigné, l’animation est d’une fluidité époustouflante et les fonds marins sont d’une beauté à couper le souffle.

    Je n’ai pour ainsi dire pratiquement jamais vu des animaux marins tels que les baleines, les requins, les orques, les dauphins aussi beaux et réalistes que dans ce film.

    De plus, lors des passages sous marins (la plupart des meilleures scènes du film) je retrouvais la sensation que j’éprouvais quand je faisais de la plongée sous marine il y a une trentaine d’années à Tahiti, ce film éveilla donc en moi de merveilleux souvenirs. 😀

    Les émotions que j’éprouvais quand je découvrais un monde à la fois superbe et sans limite, je les ai ressenti dans ces moments clés du film.

    Malheureusement, une réalisation technique de haute volée ne suffit pas à faire un bon film.

    Et là où le long métrage pêche… c’est son scénario.

    En effet, il est très bancal, nébuleux, on ne sait pas où les auteurs veulent en venir et après le milieu du récit, celui ci part dans tous les sens.

    La dernière demi heure était à mon goût trop perchée et j’avais l’impression d’avoir bu un cocktail hallucinogène.

    Je préférais largement les moments rationnels de plongée sous marine.

    De plus, je trouve les personnages principaux sont trop archétypaux, et le comportement de Ruka vers la fin du film s’avère incohérent et peu explicite.

    Pour ainsi dire, Yupa et moi nous avons trouvé ce long métrage… moyen.

    Il n’est pas nul, mais il n’est pas bon non plus.

    Certains passages m’ayant émerveillé en côtoyaient d’autres qui m’ont passablement ennuyé (surtout la fin trop psychédélique à mon goût) et l’histoire était entaché aussi par ses personnages peu attachants.

    Les Enfants de la Mer est un film déconcertant et atypique et je ne pourrai pas vous dire si je vous le conseille ou non.

    Sûrement le film animé le plus moyen que j’ai vu au cours de cette année.

    Espérons que Birthday Wonderland, le prochain film d’animation de Keiichi Hara qui sort la semaine prochaine en France et qui s’annonce très prometteur sera plus convaincant et enthousiasmant.

    Comme film d’animation “marin”, je conseillerai davantage Lou et l’île aux Sirènes  de Masaaki Yuasa qui a certes un humour hilarant et loufoque mais qui lui au moins bénéficie d’un scénario cohérent et structuré.

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #517232

    Vu Dragon Quest – Your Story, l’adaptation en film d’animation du cinquième volet de la saga RPG la plus populaire au Japon.

    L’histoire reprend évidemment celle de Dragon Quest V – La Fiancée Céleste, à savoir la quête d’un jeune garçon pour libérer le monde de l’emprise maléfique de Gemma (Erebos en VF), accompagné de son père Papas (Petros en VF). On suivra sur trois générations les aventures de cette famille. Cela dit, le film se permet quelques changements par rapport à l’histoire du jeu dont un, majeur, qui justifie ces modifications. Bien que l’idée développée par ce coup de théâtre ne soit pas mauvaise en soi, elle est finalement assez peu développée et tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Je ne la dévoilerai pas ici.

    L’histoire du jeu est condensée de manière à faire tenir des dizaines d’heures d’aventure, d’exploration et de combat en une heure quarante, ce qui donne malheureusement comme résultat une impression de ruées non stop, qui frustreront les fans et provoqueront l’incompréhension des spectateurs curieux. Certains passages prennent leur temps pour se développer, comme le choix du héros, Lucas, entre Flora (Néra en vf) et Bianca, mais comment impliquer l’empathie du spectateur envers ce choix quand aucune des deux filles n’a eu le moindre développement et nous sont présentées quelques minutes avant que Lucas ne se confronte au dilemme de ses sentiments personnels ?
    Cependant, le film ne cache pas une seconde qu’il est destiné aux fans de la saga, c’est bien quelque chose qu’on ne peut lui reprocher. Dès les premières secondes d’ailleurs, puisque le début de l’histoire n’est ni plus ni moins que la retranscription stricto sensu des premières heures du jeu, vous voyez à l’écran littéralement le jeu de la Super Famicom, avec textes et graphismes d’époque !

    Pour le reste, le film est très beau et bien animé, parfois trop bien animé, problème que je reproche déjà aux productions Disney 2D ou 3D depuis les années 90, avec l’exagération des expressions faciales qu’on retrouve ici aussi. Le chara-design des personnages est éloigné de celui du jeu réalisé par Akira Toriyama. Les monstres sont plus proches de leurs modèles de base, en revanche.
    Les musiques sont les versions superbement orchestrales des thèmes mythiques du jeu, on retrouve même quelques sons qui feront indubitablement office de madeleine de Proust lorsque certaines actions sont effectuées (comme la découverte d’un objet secret ou d’un trésor).

    Bref, l’aspect technique est irréprochable, et la sensation de dépaysement et de voyage réelle (à ce sujet les décors sont variés et magnifiques). Le fan, même s’il se sentira véritablement flatté par tant d’attention et de bienveillance à son égard (une donnée plutôt rare à notre époque, il faut bien l’avouer, où l’on préfère les insulter et les accuser de tous les maux du monde), aura tendance à soupirer devant les ellipses et l’absence de vrais combats tendus, ainsi que… l’absence de tension même, puisque la majorité des passages charnière qui permettaient d’impliquer plus fortement le joueur dans l’histoire de son avatar sont traités par-dessus la jambe. Comme je l’ai dit auparavant, comment s’investir dans cette histoire quand on se débarrasse de ses moments forts en écourtant les scènes, en rajoutant de l’humour relou et déjà vu ailleurs ?

    DraQue V aurait fait une excellente série, c’était même l’épisode de la saga le plus enclin à connaître une telle adaptation, avec ses sauts temporels et sa concentration sur l’aspect familial de l’histoire qui s’étale sur trois générations. Malheureusement on devra se contenter d’un film-résumé, qui a de plus voulu rattraper le coup en impliquant directement le spectateur / joueur dans ses derniers instants (justifiant son titre, “Your Story“), mais si le propos de ce passage est justifié et encore une fois, bienveillant à l’égard des fans, il ne peut rattraper le manque flagrant de personnalité et de substance qui aurait pu donner à tout cet univers une vraie tangibilité.
    Les perso sont trop génériques, il n’y a aucun véritable enjeu suffisamment développé pour tenir le spectateur en haleine, et c’est trop expéditif. Sur tous les niveaux, l’Histoire sans Fin de Wolfgang Petersen est un bien meilleur hommage, avant l’heure, à Dragon Quest que Dragon Quest – Your Story. Dommage.

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    Star Trek - The Next Generation / The Drumhead

    Geoff34
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    geoff34 le #517885

    Crunchyroll propose gratuitement le premier épisode de Tower of God, le nouvelle anime qui fait sensation en ce moment

    L’histoire n’est pas sans rappeler la première partie de Hunter X Hunter car on voit des personnage faire des examens pour accéder à un rang en particulier,
    Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit du premier anime qui adapte un webcomic coréen apparu sur Webtoon, après One Punch Man qui vient aussi du webcomic, ça confirme une nouvelle tendance dans l’industrie de l’anime japonais, d’ailleurs on retrouve à l’animation le studio Telecom Animation Film, généralement connu pour son travail d’animation sur les production américaine, sur les prods DC Comics, Tiny Toons, La Bande à Picsou et les Animaniacs, mais aussi Lupin III et ses séries plus récentes ou encore Sherlock Holmes

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 2 mois par Geoff34 geoff34.
    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #518725

    Ce mardi 26 mai Gulli diffusait le long métrage Vaillant, pigeon de combat, de Gary Chapman.
    Ce n’est pas tout jeune (2005), ni un vrai must, c’est pourquoi je le mets ici, mais c’est bien mené et drôle, donc si vous trouvez le DVD chez un soldeur ou le repérez autrement, voilà un bon moment à passer.
    Nous sommes en 1944, à Londres en pleine guerre, et le petit pigeon Vaillant ne rêve que de s’engager. Les pigeons constituent une société et une armée britannique parallèles à celle des humains ; dans le camp d’en face il en va de même pour les faucons, dévoués à l’armée allemande et terribles adversaires des pigeons, lesquels transmettent les messages de la Résistance française. A Trafalgar Square Vaillant sauve de la police pigeonne un gros volatile crasseux et un peu malfrat, Bugsy, en l’amenant à s’engager comme lui dans l’armée. Leur petit bataillon de 5 nullos se trouvant seul disponible pour une mission cruciale, on les envoie en France. Il s’agit de rapporter un précieux message fourni par leur contact de la Résistance, deux souris blanches (dont une jolie “fille”), mais aussi de délivrer un officier prisonnier des faucons allemands dans leur repaire, un grand bunker côtier à énorme canon. Le féroce chef des faucons, amateur de belles capes d’uniforme, évoque clairement Goering. Vaillant va mener à bien la double mission, après maintes péripéties et une haletante course-poursuite entre le faucon allemand et lui au-dessus de la Manche puis sur la côte anglaise. Les humains britanniques prennent connaissance du message… et changent leur plan du débarquement, du coup fixé en Normandie et non plus dans le Pas-de-Calais ! Vaillant et ses amis sont décorés.
    L’on apprend en conclusion du film que le Royaume-Uni a réellement créé une décoration pour les animaux combattants méritants, dont beaucoup de chiens, de chevaux, un chat (!), et 32 pigeons !
    Un grand soin est apporté au rythme, aux détails (Trafalgar Square, le vieux Caen, le bunker allemand, le vieux moulin) et à la caractérisation comique des compagnons de Vaillant.
    Un bon film animé très british !

    Xanatos
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    Xanatos le #518750

    Ooooh Vaillant, Pigeon de combat ça me dit quelque chose !

    Il me semble en effet l’avoir vu il y a très très longtemps !

    J’avais le souvenir d’un film d’animation drôle, enlevé et mené à tambour battant tout en respectant scrupuleusement plusieurs faits historiques authentiques !

    Après, bien sûr le long métrage animé se permettait quelques fantaisies en humanisant tous les animaux qui savaient parler, mais cela servait le propos de l’histoire.

    Je vais vérifier si il n’est pas disponible en replay, et, si oui, j’en reparlerai avec toi avec grand plaisir Yupa ! 😀

     

    Geoff34
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    geoff34 le #524114

    Pui Pui Molcar, une série de 2 minutes au concept hilarant (et si les cochon d’inde était des voitures), avec l’usage de techniques diverse comme de la stop motion en laine (un peu comme Mofy), des figurines en plastiques (un peu comme Panique au Village) et du live-action mais animé image par image comme de l’animation, en tout cas, ces cochons d’inde ont déjà conquis les cœur des fans d’animation japonaise

    Geoff34
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    geoff34 le #525444

    Pui Pui Rongeurs à Moteur est disponible sur Netflix, si vous avez une demi-heure, regarder cette série en stop-motion drôle et bien faite.

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