
Sortie aujourd’hui d’un long métrage d’animation intimiste et sentimental : Le Dernier Souffle d’un Yakuza.
Nous avons prévu de le voir ce week end avec Lord Yupa et moi et nous ne manquerons pas de vous dire ce que nous en avons pensé 😉 .
Posté dans : Anime & Animation

Le Dernier Souffle d’un Yakuza
Réalisation : Baku Kinoshita
Akutsu est un ancien Yakuza qui croupit dans une cellule de prison et purge une peine depuis plus de trente ans et est au crépuscule de son existence.
Il est conscient du fait que la fin est proche pour lui quand tout à coup, une fleur un peu mesquine et cynique s’adresse à lui.
Il profite du fait d’avoir une interlocutrice (certes peu orthodoxe) pour se confier à elle et lui faire part de ses souvenirs d’antan…
Dans les années 80, il était marié à une magnifique jeune femme prénommée Nana qui était enceinte de son précédent compagnon.
Son bébé a été un garçon prénommé Kensuke…
Yupa et moi nous avons donc vu Le dernier souffle d’un Yakuza hier au cinéma.
Un film d’animation Japonais n’ayant pas fait l’objet d’une promotion conséquente par All the Anime mais qui nous a néanmoins conquis.
Il s’agit un peu d’un film d’auteur résolument intimiste.
La première moitié est assez marquante : Akutsu coule des jours heureux auprès de son épouse. Nana est par ailleurs une jeune femme intelligente, drôle, au caractère affirmé et qui a du répondant. On ressent une véritable alchimie entre elle Akutsu qui est bien plus introverti et discret mais qui aime sincèrement de tout son coeur sa bien aimée.
Et bien que Kensuké ne soit pas son fils, il s’attache très rapidement à ce petit garçon qu’il finit par considérer comme son propre enfant.
Le rythme narratif prend son temps au cours de cette partie du récit nous gratifiant de jolies scènes contemplatives où Kanetsu flâne parfois dans le jardin de sa demeure si bien entretenu par Nana, on le voit parfois se rendre dans des boites de nuit pour se détendre.
Ce fut la période la plus heureuse de sa vie et il a cru qu’elle continuerait à jamais…
Malheureusement, un évènement dramatique survint qui perturba cette vie tranquille qu’il chérit tant : [spoil]Kensuke a une maladie du coeur très grave qui est incurable et il est condamné à court terme, sauf si il bénéficie d’une greffe de coeur qui lui sauverait la vie. Nana est dévastée par le chagrin, terrorisée à l’idée de perdre son enfant chéri et Kanetsu est en proie à mille tourments… Le problème est que l’opération coûterait une fortune et il n’ont pas les moyens de la payer. C’est alors que l’aniki de Kanetsu lui propose d’assassiner un membre de son clan pour dérober sa fortune et payer l’opération du petit pour lui sauver la vie[/spoil].
La deuxième partie de l’histoire est beaucoup plus sombre, dure et tendue et bénéficie d’un suspense insoutenable nous tenant en haleine jusqu’au dénouement.
Et on voit bien que chez certains Yakuza, derrière leur façade de “code d’honneur” et de relations pseudo fraternelles”, ce sont des crapules de la pire espèce prêts à tout pour arriver à leurs fins… Même si heureusement certains comme Kanetsu sont bien plus scrupuleux et nuancés.
C’est là toute la force du film : en dépit du fait que ce sont des évènements “déjà passés” pour Kanetsu, le scénario réussit le tour de force à nous captiver de bout en bout, le protagoniste ne nous dévoilant que petit à petit les tenants et aboutissants de ce qui s’est passé…
Nous avons été aussi marqués par la fleur, “compagnon” de cellule de notre héros qui nous gratifie d’un humour caustique et cynique de son cru, fustigeant souvent les erreurs commises par Kanetsu. Ce qui est intéressant, c’est que le réalisateur laisse libre cours à nos interprétations : est ce que cette fleur parle réellement et n’est comprises que par les nouveaux nés et les mourants comme elle le déclame ? Ou bien la voix et les paroles de la fleur ne sont que le fruit de l’imagination de Kanetsu, désireux d’avoir un confident lui permettant de lui livrer ce qu’il a sur le coeur, aussi bien ses regrets que ses espoirs ?
Une brillante idée de la part du metteur en scène.
Le character design épuré est très soigné et les personnages sont fort expressifs et l’animation est fluide et soignée.
Le dernier souffle d’un Yakuza est un film intelligent, drôle, subtil, émouvant et surprenant, sortant clairement des sentiers battus.
Yupa et moi, nous vous le conseillons si il est projeté dans une salle de cinéma près de chez vous 🙂 .
La nouvelle bande annonce de la saison 3 du reboot de Ranma 1/2 :
Fait extrêmement intéressant : l’adaptation animée de Mappa adaptera l’histoire excellente et hilarante au cours de laquelle Ranma se fait passer pour la soeur de Ryôga ! 😀
C’est l’une de très rares histoires des 22 premiers tomes du manga à ne pas avoir été adaptées dans les deux premières séries animées de 1989 par Kitty films et le studio Deen.
On retrouvera également l’histoire culte au cours de laquelle Ryôga a appris à exploser des rochers et celle, absolument géniale où un savon miracle l’a miraculeusement et provisoirement guéri avec Ranma et Shampoo voulant tout faire pour lui mettre la main dessus.
Cette saison introduira également Kutenai Tsubasa le travesti amoureux de Ukyô.
Vivement son arrivée le mois prochain sur Netflix, surtout que l’animation et le design ont toujours l’air au TOP ! 😀
My stepmother and my stepsister’s aren’t wicked
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Mon anime coup de coeur de l’été (avec la saison 4 d’Iruma à l’école des démons, mais c’est une suite) ; il faut dire que ça manquait un peu de concepts débiles depuis le début de l’année. A peu près tout est dans le titre (et ce qui n’y est pas est dans le générique) donc il n’y a pas vraiment de spoil dans ce que je vais raconter. On est dans une inversion du cliché de Cendrillon. Au début du XXème siècle, Miya est une jeune fille qui vit dans la misère avec sa mère aimante mais malade, qu’elle aide en travaillant. Leur père les a semble-t-il laissées tomber (l’animé ne nous dit pas grand chose sur lui : parti ? Mort ?). Lorsque la mère de Miya meurt, sa très riche belle-famille, composée de Teru, sa belle-mère, Marika, sa demi-soeur aînée et Arisa, la cadette, propose de la recueillir. Lorsqu’elle arrive dans leur imposante demeure, Miya s’attend à être maltraitée en tant que fille d’une concubine et se prosterne immédiatement devant sa belle-famille pour la remercier de l’accueillir. Elle est encore plus effrayée devant leur apparence arrogante et le ton agressif de Marika qui lui fait remarquer qu’elle est sale et sent mauvais et que ça ne peut pas durer comme ça…

Avant de l’amener, à son grand étonnement, dans la luxueuse salle de bain du manoir pour la laver, la dorloter, la coiffer et lui mettre de beaux vêtements – tout en se disputant avec Arisa sur la nature de ces derniers.

(ce passage est d’ailleurs revisité de façon très drôle dans le 12ème épisode en mettant en avant le point de vue des deux soeurs)
Cela fait surgir la belle-mère à la cosmo-énergie démoniaque (son apparence me fait penser à un mix entre Joseph Joestar et Big Mom) qui n’est pas contente et dit qu’il faut préparer sa chambre et que ça tombe bien, un débarras est libre (nouvelle attitude apeurée de Miya qui se résigne cependant en se disant que c’est déjà bien d’avoir un toit)… et qu’on va pouvoir y mettre le fourbi du bureau du père pour en faire une belle chambre.
Tout le premier épisode est bâti sur ce modèle : grosse peur de Miya devant les attitudes de sa belle-famille et étonnement quand elle voit qu’en fait, celles-ci ne veulent que la chouchouter au maximum. J’ai trouvé ça très drôle et touchant mais un peu répétitif. Heureusement, le gag, sans disparaître complètement, évolue au fil des épisodes, Miya comprenant bien la gentillesse de sa belle-famille et n’ayant donc plus peur d’être persécuté mais plutôt de la décevoir… ce qui n’arrive pas car Teru, Arisa et Marika font tout pour l’aider… tout en respectant ses sentiments et sa liberté. C’est quelque chose que j’ai beaucoup aimé : Teru notamment rappelle régulièrement à Miya l’importance du lien qu’elle a nouée avec sa mère et qu’il ne faut pas l’oublier. C’est un personnage particulièrement marquant, drôle par son enthousiasme très démonstratif mais aussi gentille avec tout le monde malgré son apparence impressionnante et sa fortune.
A partir du 5ème épisode, Miya est inscrite dans un lycée pour bonnes familles. Cela permet d’avoir de nouveaux personnages souvent extravagants mais aussi de renouveler les situations et de permettre à Miya d’évoluer et d’être plus active : les épisodes mélangent ainsi souvent la famille (Arisa et Marika sont dans le même lycée) et les nouvelles amies que se fait Miya :

L’animé est disponible en vOSTF sur ADN et en VOSTA sur youtube. Le manga esxiste mais n’est pas disponible en France. J’espère le voir arriver un jour.
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