Fan des années 90, fan jusqu'au bout des cuisses !

20 sujets de 261 à 280 (sur un total de 284)

Posté dans : Anime & Animation

  • Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #509144

    Mais derrière les monstres il y a le pire d’entre eux, Genma, que Jubei croyait avoir tué par décapitation. Le plus intéressant est la bonne tenue du scénario, bien construit et cohérent. De plus les deux héros, Jubei et Kagero, attirent l’intérêt par leur beauté, leur courage, et leur amour, seulement avoué à la fin.
    Le bonus du DVD est passionnant, sur les “chambara” et leurs équivalents hong-kongais de la même époque, les films “Wukia Pian” (de chevalerie chinoise). L’un comme l’autre eurent un énorme succès jusqu’aux années 1970, puis un grave déclin, puis une “renaissance” grâce à des thèmes fantastiques (comme dans Ninja Scroll) vers 1992 / 1995.

    Le véritable Jubei du clan Yagyu a réellement existé, mais non sans laisser bien des légendes : il vivait effectivement dans les débuts du shogunat Tokugawa et un page du shogun Iemitsu, petit-fils de Ieyasu et homosexuel notoire, ce qui nous laisse imaginer du BL et du Yaoi… Légende ou non , il aurait rompu ses liens avec les Tokugawa et avec son puissant père, le patriarche Yagyu (grand ennemi de Lone Wolf dans Babycart). Il aurait erré plus de 10 ans en rônin à travers le Japon, extraordinaire maître d’armes…
    Bref, le film animé malgré sa dimension purement fantastique et stylisée, s’appuie sur des références, des traditions, des romans…

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #509145

    Il s’agissait de Ninja Scroll, excellent animé de 1993.
    Plus de précisions en bas de page précédente.

    Xanatos
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    Xanatos le #509153

    Ninja Scroll

    Aaaaaah l’extraordinaire, le monumental, le fabuleux Ninja Scroll ! 😀

    Ravi que cet immense classique t’ait autant plus mon cher Yupa ! 😀

    C’est incontestablement l’un des plus grands chefs d’oeuvres de l’immense Yoshiaki Kawakiri (même si je n’ai pas encore vu la totalité de la filmographie du maître).

    Pour ma part, j’ai découvert ce film culte lors de sa diffusion sur Canal + en 1998 qui l’a judicieusement projeté à un horaire tardif en raison de son contenu sulfureux.

     

    J’ai vraiment été conquis et enthousiasmé par Ninja Scroll.

     

    ATTENTION SPOILERS

    Le character design est absolument magnifique, et l’animation est éblouissante et d’une fluidité prodigieuse.

    Quant au récit, comme tu le soulignes avec justesse, il est solidement construit et est riche en surprises, en coups de théâtres et en rebondissements auxquels on ne s’attend pas.

    On s’attache facilement aux personnages principaux, le valeureux Jubei et Kagero l’intrépide Kunoichi.

    Cette dernière est intrépide et très courageuse, mais, outre ses aptitudes de combattante hors pair, cache un secret en son sein: si elle fait l’amour à un homme, elle l’empoisonne, le conduisant à une mort inéluctable. C’est le sort bien mérité que connaîtra l’abominable monstre qui l’a violé au début du film.

    En revanche ce qui m’a marqué, c’est que Jubei, lors d’un moment clé du film, se fait empoisonner par l’un de ses ennemis et est condamné à plus ou moins court terme.

    Beaucoup plus tard dans le récit, Kagero, touchée par ce qui arrive à Jubei accepte de se donner à lui: coucher avec cet homme permettrait de faire un contre poison et ainsi de le sauver. Jubei, lui jeta alors un regard empli de tristesse et continua son périple, malgré le fait que la jeune femme l’implore de faire l’amour avec lui.

    Je pense que si Jubei avait refusé la proposition de Kagero, même si il était ému par l’altruisme de celle ci, c’est parce qu’il estimait qu’elle fasse cela serait trop dégradant et avilissant pour elle. Enfin, c’est mon hypothèse en tout cas.

    En tout cas, j’avais trouvé leur histoire d’amour grandissante poignante et la mort de Kagero m’avait beaucoup ému. Peu avant de rendre son dernier soupir, Jubei accepta de l’embrasser afin de guérir pour qu’il soit en pleine possession de ses moyens afin d’occire son ennemi juré, l’infâme Genma.

    En ce qui concerne les scènes d’action, elles étaient aussi nombreuses que spectaculaires et virtuoses.

    L’une de mes favorites était le duel ayant opposé Jubei à un samouraï aveugle  (personnage ô combien classique dans ce type de récit) dans une forêt de bambous.

    Cet affrontement est superbement mis en scène et haletant de bout en bout.

    En tout cas merci beaucoup pour tes informations, comme toujours si enrichissantes Yupa.

    J’ignorais pour ma part totalement que Jubei est basé sur un samouraï ayant réellement existé.

    Et, il semblerait qu’au même titre que le très connu Musashi Yamamoto, Jubei ait stimulé la créativité d’auteurs et de romanciers ayant forgé sa légende…

    Je possède aussi le DVD de Manga Vidéo, mais ceci dit, il est resté chez mes parents à Tahiti. Tu m’as donné envie en tout cas de revoir ce film d’animation phare des années 90 !

     

    Geoff34
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    geoff34 le #509640

    Dernière vidéo d’Etagere sur Medabots et le studio Bee Train (qui ne produit plus d’anime depuis 2012)

    Geoff34
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    geoff34 le #519245

    https://i.pinimg.com/736x/1c/c4/13/1cc41352e282d13644738e6da4aa6188.jpg
    Pour 2€, j’ai pu trouvé le coffret DVD sortie par Kaze en 2004 de Tenchi Muyo, série assez méconnu en France mais assez populaire au Japon, qui a donné naissance à plusieurs OAV et séries spin-off, l’ambiance fait un peu pensé à Ranma 1/2 mais avec une touche de science-fiction, avec des concept aussi absurde qu’un chat-lapin qui peut se changer en vaisseau spatial. ce qui est surprenant, c’est que la série est toujours en cours, que la OAV dispo chez Kaze ne couvre que la partie sortie dans les années 90, si ils font une édition plus complète, je ne dirais pas non, vu le non-succès de la série en France, il ne faut pas trop espérer malheureusement, par contre, la série a mieux marché aux USA grâce à une diffusion sur Cartoon Network.
    Sinon, j’aime le travail de Seikou Nagaoka sur la musique, le thème d’intro avec ses sonorité asiatique est très accrocheur

    L’ending “Talent for Love” me met également de bonne humeur, notamment grâce à son animation plein de vie et mignonnet

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    DD69
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    DD69 le #519369

    <p>Salut Bub</p><p> </p><p>Je ne connaissais pas la version longue de l’opening. Merci à toi de nous avoir fait ce morceaux. </p><p>Concernant l’anime, je la connais bien et que je l’ai toujours. Me suis même amusé à ensemblé au montage les 6 OAV que comporte cette première partie. Eh oui, de nombreux dérivé de cette série continuent, tant qu’elle est inépuisable. Passer inaperçu en France, car peut-être qu’à cette époque c’était un peu trop tôt; va savoir. Néanmoins je suis sûr qu’aujourd’hui ce ne sera pas la même chose si en plus en prime nous aurons le droit à sa suite et à Tenchi Muyo GXP. Une sorte de marathon si tu préfères.</p><p>Tu l’as eu à 2 euros c’est très bien. Moi, à l’époque j’avais commandé neuf sur internet et me déplacer dans un magasin spécialisé à Lyon, il y a un moment, le coffret intégrale version gold de Ranma 1/2 pour le même prix !</p><p>J’ai demandé au vendeur pourquoi ce prix, il me répondit “vous avez la carte de fidélité”.</p>

    https://mangatoons.forumactif.com/

    Geoff34
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    geoff34 le #521934

    Série méconnu chez nous, Tenshi ni Narumon! est une série comique sortie en 1999 et qui compte 26 épisodes.

    l’opening est assez particulier, notamment pour ses physique bondissante et cartoonesque dès les première secondes

    Geoff34
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    geoff34 le #522373

    Tchouky et Al parlent de Initial D dans leur dernière vidéo, il précise en quoi cette série est particulière, notamment le fait qu’elle adapte un Seinen et non un Shonen, en effet, elle s’inscrit dans un autre genre qui est à part des autres série japonaises qui sont souvent inspirante et emphatique

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 an et 8 mois par Geoff34 geoff34.
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    DD69
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    DD69 le #522395

    Quand je vois Initial D je n’en peux m’empêcher de faire la comparaison de Fast ans Furious.

    La vidéo est sympas mais il me semble que le gars parle trop de Prince of the Tennis.

    https://mangatoons.forumactif.com/

    Xanatos
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    Xanatos le #523270

    Slayers films 4

    Nouvelle fiche de Arachnée pour Planète Jeunesse dédiée cette fois ci au quatrième long métrage de SlayersSlayers Gorgeous !

    http://www.planete-jeunesse.com/fiche-3209-slayers-gorgeous.html

    Comme tu l’as souligné dans ta fiche, ce film devait être proposé dans un coffret DVD réunissant les quatre premiers long métrages et l’ensemble des OAVs, malheureusement, il ne vit jamais le jour.

    Pour ma part, j’ai du me tourner vers l’import et m’acheter le DVD Britannique pour découvrir ce nouvel opus des aventures de Lina Inverse et de son amie et rivale Naga le Serpent. 🙂

    Alors au sujet de mon avis du film, je le trouve un chouia moins joli que les trois précédents, ce n’est plus le talentueux Takahiro Yashamitsu au character design (qui a su admirablement se rapprocher du trait de Rui Araizumi, l’illustratrice des romans originaux) mais Masahiro Aizawa. Le trait de ce dernier est plus anguleux, moins rondouillard que son prédécesseur, même si heureusement, son style n’est pas du tout moche. L’animation en revanche demeure de qualité.

    Quant à l’histoire en elle même, je l’ai trouvé sympa, très drôle avec de bonnes scènes d’action, et, en effet, son climax rappelle la noirceur de certains moments du premier film.

    Après personnellement, mon film favori de la saga est le premier: je trouve que c’est le plus drôle (quoi que, le troisième m’a valu de belles crises de fou rire) tout en étant parfois épique, prenant et quelques fois émouvant. Et j’ai une tendresse particulière pour ce premier film car c’est lui qui m’a introduit au fabuleux univers de Slayers 🙂 .

    Ce fut aussi le premier dessin animé Japonais que j’ai vu en VOSTFR et ce en compagnie de ma petite soeur (elle avait trouvé aussi le film fort sympathique).

    A noter que dans le quatrième film, le roi est interprété par un seiyuu célèbre et ô combien talentueux: le grand Akira Kamiya ! 😀 (Roy Fokker dans Macross, Mendô dans Lamu, Ken dans Hokuto no Ken/Ken le survivant, Shun Mitaka/François Talmon dans Maison Ikkoku/Juliette je t’aime, Ryô Saeba/Nicky Larson dans City Hunter/Nicky Larson ). Et il est génial et irrésistible dans le rôle du roi !

    Sinon ta fiche est comme d’habitude Arachnée: excellente et très informative et elle reflète bien les qualités de cet antépénultième film de Slayers. 🙂

     

    Geoff34
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    geoff34 le #523299

    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/81aCS8yt4ZL._AC_SX679_.jpg
    Crunchyroll propose un nouveau titre retro dans son catalogue, San-Chōme no Tama: Uchi no Tama Shirimasen ka? connu en France sous le titre Tama et ses Amis, la version qu’on a connu en France fut remanié par 4Kids (connu pour ses adaptation de Pokémon et Yu-Gi-Oh), Crunchyroll propose l’anime dans sa version originale japonaise, avec des sous-titre en Français

    https://www.crunchyroll.com/fr/tama-of-the-3rd-district-have-you-seen-my-tama

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 an et 7 mois par Geoff34 geoff34.
    Geoff34
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    geoff34 le #523666

    Un titre comique datant de 1991 et inédit en France, Kingyo Chūihō!, la particularité de cet anime, c’est qu’il est réalisé par la même équipe qui fera l’anime Sailor Moon l’année suivante, on retrouve Junichi Sato à la réalisation et Takanori Arisawa à la musique

    Veggie11
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    Veggie11 le #525383

    Magic Knight Rayearth Saison 1 / Arc I / Partie 1 (appelez comme vous le voulez ^^)

    Un anime dont je n’attendais pas grand-chose, mais qui au final s’est avéré bien sympathique. En France du moins, le quatuor Clamp est essentiellement connu pour ”X”, ”Tokyo Babylon”, ”Card Captor Sakura” et plus récemment ”XXX Holic”, ”Tsubasa Reservoir Chronicles” ou ”Chobits”. Rayearth fait plutôt partie des titres à moyenne réputation, l’anime étant arrivé très tardivement et uniquement en DVD chez IDP en 2005, soit 10 ans après la diffusion de la série. Le manga a certes été proposé dès 1996 chez Manga Player puis Pika, mais dans une mauvaise édition aux planches retournées, mal traduit… Pika le réédite par ailleurs depuis novembre dernier dans une bien meilleure édition, revue et corrigée, et cette fois dans le sens japonais !

    Rayearth est donc un manga au départ, prépublié dans le magazine pour fillettes et jeunes filles Nakayoshi, où fut également proposé ”Card Captor Sakura”. Ici, pas de sous-entendus yaoi, pas de côté apocalyptique poussé à l’extrême… le ton se veut plus soft et forcément plus accessible à un public entre 8 et 14 ans. Les héroïnes sont d’ailleurs un peu plus jeunes que les précédents protagonistes de Clamp. L’anime quant à lui, diffusé à partir de 1994 au Japon, est réalisé au studio TMS Entertainment et divisé en 2 parties : la première adapte les tomes 1 à 3 et la seconde les tomes 4 à 6. Comme précisé plus haut, je vais déjà commencer par m’intéresser à la première partie avant de revenir plus tard sur la seconde, lorsque je l’aurais terminée.

    Rayearth se passe dans un univers d’heroic-fantasy type Isekai des années 90, dans lequel trois jeunes filles ordinaires, Hikaru (tête brûlée, mais courageuse et fidèle à ses amies), Umi (prétentieuse et colérique, mais déterminée) et Fuu (plus timide, mais douce et sérieuse), vont être appelées à délivrer la princesse Émeraude, retenue prisonnière par le ”méchant” grand-prêtre Zagato. Dans ce monde appelé Cephiro, sa stabilité dépend des prières du ”pilier”, une personne choisie pour garantir à elle-seule l’équilibre, la paix et la joie au sein de la population. Mais depuis son enlèvement, Cephiro est à l’agonie et menace de s’effondrer si Émeraude n’est pas retrouvée rapidement. Les trois jeunes filles, qui pourtant ne se connaissaient pas, ont été appelées par Émeraude en personne pour devenir les ”Magic Knights de la légende” et sauver ainsi ce monde de l’extinction. Malgré leur incompréhension et leur inexpérience, elles vont devoir accepter cette mission pour revenir à Tokyo, réveiller les Rune God (des sortes de robots géants) et apprendre à développer des pouvoirs dont elles ignoraient l’existence.

    Voilà ce qu’il en est du scénario de la partie 1. On retrouve pas mal de poncifs du genre bien entendu (ainsi que des personnages-type : le mage chargé d’enseigner aux héroïnes, le jeune guerrier errant, la sorcière sexy…) et l’histoire suit un schéma assez classique, parsemé de rencontres diverses, de combats entre les héroïnes et l’un des sbires de Zagato, de recherches de matériau / objet sacré pour forger les armes du futur combat final… Mais les Clamp s’amusent beaucoup avec ces clichés, soit en apportant quelques changements (le mage Clef a un âge avancé, mais l’apparence d’un enfant), soit en usant de l’humour qu’on leur connaît bien (les oreilles de chat, les SD/Chibi, les personnages qui ont des noms de marques de voitures…). En parlant d’humour d’ailleurs, si dans le manga les Clamp savent tout de même se modérer pour éviter de dédramatiser trop souvent l’intrigue, l’anime abusera durant une partie des épisodes de ces fameux SD/Chibi. C’est particulièrement flagrant entre les épisodes 1 à 15, où le ton se veut encore plus humoristique et malheureusement, les scénettes qui étaient amusantes en manga ne le sont plus vraiment dans l’anime. Fort heureusement, le staff finit par comprendre que l’histoire prend désormais une tournure plus dramatique et lâchent cet humour bon enfant pour des épisodes 16 à 20 sans excentricité. Cette partie est à mon sens la plus réussie de la saison 1.

    Concernant les héroïnes, elles sont chacune attachantes à leur manière et leur collaboration fonctionne très bien. De manière intéressante, les Clamp opposent ces trois jeunes adolescentes âgées de 14 ans, à peine sorties de l’enfance, à des personnages féminins physiquement plus mûres et vivant une relation bien moins chaste avec les hommes. Hikaru, Fuu et Umi n’en sont pas encore là bien évidemment, mais les Clamp suggèrent que cette période ne tardera pas d’ici quelques années. Là où ”Card Captor Sakura” évoquait peu la question des relations amoureuses – en dehors du duo Thomas/Mathieu – ici l’amour a une place bien plus importante. Et pour revenir sur ce thème de manière approfondie, je vais devoir parler de la fin de la saison 1. Attention SPOILS pour ceux qui veulent garder la surprise !!

     

    Le grand-prêtre Zagato, un air de Grand-Pope Saga qui n’est peut-être pas si anodin…

     

    Emeraude et Zagato version manga. Des rumeurs circulant parmi les fans ont supposé que le duo Zagato/Émeraude pourrait être une allusion à un ship très controversé de Saint Seiya autour de Saga/Saori.

     

    [Spoiler]À partir de l’épisode 18, les Magic Knights sont donc enfin face à Zagato, le grand-prêtre qui, sournoisement, kidnappa et enferma Émeraude, causant ainsi le désastre qui secoue Cephiro. Du moins est-ce la thèse retenue par les héroïnes. Zagato est l’ennemi à abattre, une sorte de Grand-Pope (période Sanctuaire) resté dans son antre depuis le début et qui consent enfin à se montrer maintenant que tous ses sbires ont échoué. C’est de sa faute si Cephiro est menacé par la destruction, de plus il a commis des actes impardonnables en transformant le mage Clef en pierre, mettant ses hommes en danger, contrôlant mentalement l’un de ses plus fidèles alliés… Les Magic Knights sont plus que déterminées à en finir avec lui ! Voilà qu’elles se retrouvent soudain devant un Zagato tout aussi déterminé, mais qui semble cacher quelque chose. À la question d’Hikaru – ”Pourquoi avez-vous emprisonné Émeraude ? À cause de ça, Cephiro va s’effondrer ! Émeraude est bien le pilier qui apporte l’équilibre et la paix à Cephiro, non ?” – Zagato répond de manière inattendue : ”Pourquoi la princesse doit-elle prier pour Cephiro ?”. Hikaru est surprise par cette réponse, mais ne semble pas en tenir compte, sans doute trop prise par la tension du combat. Zagato les attaquera en poursuivant : ”Elle n’a aucune liberté, elle est réduite à une seule chose : prier… pourquoi doit-elle rester enfermée seule dans le rôle du pilier ? Pourquoi doit-elle passer le reste de sa vie à vivre ainsi ?”. Les Magic Knights n’entendront pas ces paroles ou ne les comprendront pas, en tout cas elles ne voient qu’un Zagato belliqueux qui menace de les tuer si elles persistent dans leur mission. Persuadées de vaincre ainsi la source des malheurs de Cephiro et d’Émeraude, les jeunes filles envoient contre Zagato une puissante attaque combinée qui met un terme définitif à sa vie. Mais ce geste, qu’elles pensaient bénéfique pour Émeraude, va au contraire traumatiser la princesse. Sous le coup de l’émotion, Émeraude, qui jusque là avait gardé l’apparence d’une petite fille, grandit subitement et devient une jeune femme d’une grande beauté mais remplie de revanche et de haine à l’encontre des Magic Knights, celles qui ont osé tuer ”son amour”. Car oui, et c’est un véritable choc pour Hikari/Umi/Fuu, Émeraude est amoureuse de Zagato et ce dernier l’aime également en retour. Or, cet amour ne peut être partagé, les pensées et les désirs du pilier devant se concentrer uniquement sur Cephiro. Depuis qu’Émeraude a commencé à désirer davantage Zagato, Cephiro a commencé sa lente agonie… Ce n’est donc pas l’enlèvement d’Émeraude et la trahison de Zagato qui ont provoqué cette situation, mais bien les sentiments d’Émeraude pour le grand-prêtre. Inquiet pour le devenir de la princesse, Zagato a préféré l’enlever et la garder au secret pour la protéger. Et si Émeraude a fait appel aux Magic Knights, ce n’est pas pour qu’elles tuent Zagato, mais pour qu’elles tuent… la princesse, seul moyen de sauver Cephiro. D’abord bouleversées et choquées, refusant de commettre un tel geste, les trois jeunes filles acceptent la mort dans l’âme de respecter le vœu d’Émeraude : rejoindre Zagato, afin qu’elle ne puisse penser qu’à lui et être à ses côtés éternellement. Avant de mourir, Émeraude renverra les adolescentes là d’où elles étaient venues, à Tokyo.[/Spoiler]

    Cette ultime partie de la saison 1 tranche littéralement avec les premiers épisodes; l’humour des débuts a complètement disparu, le décor est plus inquiétant et les combats également plus violents (le sang est beaucoup plus montré que lors des premiers épisodes). Lorsque le trio arrive pour la première fois à Cephiro, elles faisaient face à un paysage idyllique aux couleurs chatoyantes, peuplé de créatures étranges et loufoques (à ce titre, Mokona est un incontournable de la série dans ce registre), et où les gens semblaient heureux. À partir de l’épisode 16, Cephiro n’est plus qu’un paysage de roches et de déserts, envahi par les tempêtes, les éclairs et un ciel obscurci. Si au départ le staff se perdait dans l’humour enfantin, on appréciera qu’ils aient au moins adapté l’ambiance de la série lors de ce tournant dramatique.

    Si j’avais une remarque particulière à faire à la série, outre l’humour enfantin envahissant, ce serait en particulier le rythme des épisodes par rapport au manga. En effet, à l’épisode 4, je me suis rendue compte que la série avait déjà adapté 1 tome 1/2 du manga, alors qu’il restait également 1 tome 1/2 à adapter sur… 16 épisodes restants. Autant le dire franchement : il y a énormément de rajouts dans cette première partie, pas forcément des plus intéressants (en particulier lors de la balade en forêt) et seuls deux développements sortent du lot : celui de Ferio l’épéiste, qui apparaît bien plus dans l’anime, et Ascot, l’un des fidèles de Zagato, qui a droit à plus de combats face aux héroïnes. Ce n’était pas forcément le rajout le plus intéressant, mais les combats sont bien menés et on ne ressent pas d’ennui. Seuls les épisodes finaux respecteront largement plus le manga; devant le manque de fidélité d’ailleurs, Clamp s’investira davantage sur la saison 2.

    Magic Knight Rayearth est une série sympathique, un peu hésitante sur 10 premiers épisodes (entre hommage et parodie du RPG pour finalement devenir plus sérieuse), pas trop mal réalisée (même si ça manque parfois d’animation) et dotée de génériques très entraînants. À l’instar de Sakura, le public cible reste très jeune et il ne faut pas en attendre énormément non plus. Mais elle se laisse bien regarder grâce à ses personnages attachants, ses couleurs vives et son mélange de magical girl/mecha assez original.

    Je vous invite d’ailleurs à retrouver le fameux générique de début via ce lien, il est très chouette, coloré et met directement dans l’ambiance. Il a même eu droit à une version italienne pour une sortie vidéo chez Dynit !

    https://www.youtube.com/watch?v=SD4314ZrwsY (et je me vois obligée de le poster ainsi, car sinon le forum ne le prend pas…………….)

    Xanatos
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    Xanatos le #525768

    Voilà ça y est Veggie11, j’ai enfin lu ta critique de la première saison de l’animé <b>Magic</b><b> Knight Ray Earth </b>! 😀

    Je trouve que c’est une excellente critique qui nous donne un bel aperçu de l’oeuvre, de ses héroïnes et de l’univers dans lequel elles évoluent. 😀

    C’est vrai que le synopsis semble de prime abord classique, mais réussi et c’est un plaisir de savoir que les Clamp, grâce à leur maestria habituelle, parviennent habilement à contourner les clichés inhérents au genre !

    Il faut croire en tout cas que dans les années 90 et au début des années 2000, les oeuvres Isekai étaient en vogue !

    Je pense entre autres à Vision d’Escaflowne et Fushigi Yugi ainsi que Les 12 Royaumes.

    Tu m’as en tout cas convaincu de découvrir cette oeuvre.

    Je pense que j’investirai aussi bien dans le manga que dans la série animée.

    Mais je vais peut être d’abord acheter le DA. Je crois que les coffrets DVD de IDP doivent encore se trouver sans trop de difficultés (enfin j’espère !).

    Et tant mieux si le manga original est réédité par Pika dans une édition plus soignée que celle de Manga Player, cela me permettra d’apprécier cette oeuvre à sa juste valeur. 🙂

     

    Veggie11
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    Veggie11 le #525820

    Bon j’ai déjà eu l’occasion d’en reparler avec toi personnellement au sujet de ta réaction à ma critique de Magic Knight Rayearth, mais encore une fois merci d’avoir pris le temps de la découvrir 😉

    Passons maintenant à la critique de la saison 2 (diffusée tout de suite après la fin de la 1ère partie, en mars 1995) :

    Amazon.com: Magic Knight Rayearth Season 2: Hekiru Shiina, Hiroko Kasahara, Konami Yoshida, Toshiro Hirano, Hajime Kameqaki: Movies & TVAmazon.com: Magic Knight Rayearth 2: Wake

    La saison 2 reprend là où l’on s’était arrêté à l’épisode 20. Souvenez-vous :

    Spoiler

    Après un combat dantesque contre le vil Zagato, nos héroïnes se retrouvaient enfin devant celle qu’elles s’étaient jurées de protéger : la princesse Émeraude. Mais celle-ci, dont le cœur était en réalité rempli d’amour pour Zagato, avait pris l’apparence d’une jeune femme avide de vengeance envers ses ”libératrices”. Finalement, la partie pure d’Émeraude était parvenue à reprendre momentanément le dessus et à supplier les jeunes filles de la tuer, d’abord parce qu’elle avait manque à son devoir de pilier en tombant amoureuse d’un homme, ensuite parce qu’elle n’a plus d’autre vœu que celui de rejoindre Zagato dans l’au-delà. La dernière scène montrait les Magic Knights revenues à la Tour de Tokyo, le cœur brise d’avoir commis un tel geste

    [collapse]

    Nous voilà donc quelques temps après le retour des adolescentes dans leurs familles respectives. L’anime ne précise pas le temps qui s’est écoulé depuis leur premier voyage à Cephiro, contrairement au manga qui nous informe que nous nous trouvons un an après les faits. Depuis leur retour, les trois jeunes filles sont, bien entendu, très bonnes amies et se retrouvent souvent à la Tour, mais leur moral n’est plus le même. En particulier l’énergique et positive Hikaru qui va désormais mal, très mal.

    Spoiler

    Outre le remord qu’elle ressent vis-à-vis d’Émeraude et Zagato

    [collapse]

    , elle fait depuis quelques temps d’étranges et angoissants cauchemars où apparaît une silhouette sombre, sinistre et menaçante de femme, mais également celle d’un personnage plus jeune qui lui ressemble étrangement… Alors qu’Hikaru retrouve ses deux amies à la Tour, elles se font appeler par une force mystérieuse et se retrouvent brusquement à Cephiro. Le monde féerique et magique, privé de pilier, est désormais une terre de désolation, ravagée par les tempêtes et la formation de crevasses qui détruisent peu à peu sa structure. Attristées par cette situation, Hikaru, Umi et Fuu retrouvent tout de même le sourire en rencontrant les anciens alliés de leur première mission (dont le mage Clef), mais aussi d’anciens adversaires désormais prêts à sauver Cephiro (comme Ascot, qui depuis son combat avec les Magic Knights s’est remis en question). À la surprise de tous, trois vaisseaux spatiaux font alors leur apparition, chacun ayant l’objectif de devenir le prochain pilier.

    – Eagle Vision, jeune homme atteint d’une grave maladie (la maladie-type de la fiction, à savoir la tuberculose), mais prêt à tout pour atteindre ses objectifs. Il est accompagne de Zazu et Geo, deux mécaniciens qui l’assistent dans son projet.
    – Aska, une jeune princesse excentrique et capricieuse, issue d’un monde influencé par la Chine traditionnelle.
    – Tata et Tatra enfin, des sœurs de sang royal aux caractères complètement différents (l’une réservée, sage et naïve, l’autre colérique et garçon manqué). Elles sont issues d’un monde influencé par un Moyen-Orient folklorique.

    À côté de ces ambitieux, ont trouve également deux nouveaux personnages : Primea, une fée minuscule, sorte de pré-Stéphanie hystérique, collante et jalouse pour un rien, et surtout Lantis, un jeune homme qui s’avère être le petit frère de Zagato. Lantis est longtemps reste absent de Cephiro (

    Spoiler

    on apprendra plus tard qu’il était au courant de l’histoire d’amour entre son frère et Émeraude et avait préfère prendre ses distances avec Cephiro à cause du système du pilier qui empêchait son aîné d’être heureux

    [collapse]

    ) et a noué une amitié avec Eagle. Hikaru sera très vite troublée par Lantis à cause de son combat avec Zagato bien entendu, mais aussi parce qu’à l’instar de son frère, Lantis est joli garçon.

    J’avais décrit la saison 1 de Rayearth comme une série qui se cherchait durant une quinzaine d’épisodes, baignait essentiellement dans un humour enfantin à base de Super Deformed et qui finalement nous a proposé 3 épisodes finaux excellents. Dans l’ensemble, la partie 1 était assez fidèle au manga, peut-être même trop tant le réalisateur ne cherchait pas à apporter une patte plus personnelle ou à creuser certains points. Et si certains épisodes rallongeaient l’histoire initiale, le résultat n’apportait pas grand-chose à l’univers de Rayearth, il ne s’agissait que de légères modifications. De plus, l’anime n’avait pas pris en compte le caractère ambigu de Zagato, qualifié dans la version TV comme le boss de fin sournois, machiavélique et ambitieux ; une situation assez proche de ce qui avait été fait sur Saga durant le Sanctuaire lorsqu’il est en Grand Pope. Ce manque d’audace semble avoir déplu à Clamp, le collectif ayant décidé de s’investir davantage dans la saison 2.

    La saison 2 reprend la trame de base des tomes 4 à 6, mais en proposant deux ajouts principaux (validés par les Clamp) : tout d’abord l’adversaire majeure de la saison, Debonair, une figure sinistre et angoissante qui hante le monde de Cephiro, et surtout Nova, une sorte de double d’Hikaru qui s’opposera à elle durant toute cette saison 2. Nova est un personnage extrêmement intéressant : là où Hikaru est une jeune fille certes tête brûlée, mais également fidèle, gentille et serviable, Nova est excentrique, violente et égoïste. De plus, elle s’amuse des sentiments troubles d’Hikaru pour Lantis, ses doutes, ses peurs et bien d’autres émotions qui perturbent le cœur de la jeune fille, s’adressant à elle de la sorte : ”Hikaru ! Viens donc jouer avec moi ! Je t’aime, Hikaru ! C’est pourquoi ce sera moi qui te tuerai !!”. On découvrira à la fin qu’en réalité,

    Spoiler

    Nova est un morceau du cœur d’Hikaru, qui s’est détaché d’elle lorsqu’Hikaru, au bord des larmes, s’est vu obligée de tuer Émeraude. Cette origine explique pourquoi Nova accuse Hikaru de ne pas s’aimer elle-même et son agressivité à son égard : elle symbolise tout le désespoir et la culpabilité d’Hikaru, qui se reproche de ne pas avoir écouté les paroles de Zagato lors de leur confrontation et d’avoir donc provoqué la mort d’Émeraude.

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    Outre ses confrontations douloureuses avec Nova, Hikaru développe des sentiments partagés pour Lantis, ce jeune homme solitaire et qui semble imperturbable, mais qui se montrera finalement gentil et attentionné. Ses souvenirs seront d’ailleurs l’occasion de découvrir son passé et surtout la véritable personnalité de Zagato, avant qu’il ne commence à détester le système du pilier.

    Spoiler

    Mais comment vivre une relation sereine et amicale avec Lantis lorsqu’on est responsable du meurtre de son frère ?

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    Hikaru s’est certes excusée vis-à-vis de Lantis et ce dernier lui a répondu qu’elle n’avait rien à se reprocher et qu’il ne lui en voulait pas, mais Nova jouera beaucoup sur cette relation compliquée pour mieux manipuler Hikaru.

    L’ambiance est forcément beaucoup plus sombre voire apocalyptique durant certains épisodes, cependant l’humour n’a pas non plus disparu, exprimé notamment au travers de personnages hauts en couleur comme les sœurs Tata/Tatra (qui invoquent des Djinns grotesques pour combattre !). On pourrait aussi citer Aska ou Primea, mais leurs excentricités ne plairont pas forcement à tous tant les éclats de rire de la fillette et les crises de jalousie de la fée sont particulièrement envahissants. Néanmoins, là où Primea reste un personnage énervant (et assez inutile) jusqu’à la fin, Aska finit par devenir attachante au fil des épisodes. Enfin on notera que si dans la saison 1, la fin était plus que dramatique et laissait un goût amer au spectateur et aux héroïnes, ici le final est plus optimiste. Sans trop dévoiler, disons que l’effort des Magic Knights saura proposer un avenir plus radieux pour elles et pour les habitants de Cephiro.

    Spoiler

    Ce sera aussi l’occasion pour Hikaru d’avouer enfin son amour à Lantis et de découvrir qu’il en est de même pour lui. Comme une victoire envers le système du pilier, qui avait empêche les Romeo et Juliette de la première partie de s’aimer librement

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    Cette saison 2 corrige ainsi beaucoup de défauts de la première et permet au spectateur de mieux comprendre le fonctionnement de l’univers de Cephiro et le rôle du pilier. C’est l’occasion de découvrir d’autres pays voisins, très différents l’un de l’autre – par exemple Autozam, le monde d’Eagle, est entièrement mécanisé, un peu à la manière de La Metal dans les séries de Leiji Matsumoto, alors que Fahren, le monde d’Aska, est basé sur la Chine ancienne. Enfin, l’histoire aborde des thèmes finalement pas si puérils : la peur, la fin du monde, l’obsession du pouvoir, le remord… En raison de sa rivalité avec Nova, de son rôle potentiel pour l’avenir de Cephiro et de ses regrets, Hikaru est aussi davantage au centre de l’intrigue, là où dans la première saison elle tournait autour des trois amies. Néanmoins, ni Umi ni Fuu ne sont négligées ou oubliées ; elles sauront chacune de leur côté trouver une stratégie ou compter sur leurs compétences pour se sortir d’une situation délicate et ramener la paix parmi les différents adversaires. Enfin, on remarquera une belle amélioration dans l’animation et les dessins, beaucoup plus jolis que dans la première partie, ainsi que de superbes génériques. Seul regret, les musiques de fond sont plutôt anecdotiques. Comme je l’ai expliqué au début, cette saison 2 prend beaucoup de libertés avec le manga, mais parvient à créer un intérêt grâce à sa propre direction de l’histoire. Ainsi, elle ne devient pas un doublon au manga ou une adaptation inutile, mais un complément avec sa propre identité. Je ne peux que vous recommander de découvrir Rayearth : si les débuts sont vraiment laborieux en animation, la série se bonifie avec le temps et garde une fraîcheur très années 90. À noter que le doublage japonais est absolument excellent et que l’on retrouve plusieurs voix connues de cette décennie.

    Voici par ailleurs les génériques de début de cette saison, toujours très dynamiques :

    https://www.youtube.com/watch?v=MrewS2_-kAc

    https://www.youtube.com/watch?v=4B9Y52OSKPs

    Geoff34
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    geoff34 le #526172

    https://i.pinimg.com/originals/da/24/ff/da24ff347c90a81c96a3c8dbce124a4e.jpg
    Yu Yu Hakusho va rejoindre le catalogue Netflix à partir du 1er Juillet.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 an et 1 mois par Geoff34 geoff34.
    Geoff34
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    geoff34 le #527791

    Sur Sakugabooru, on peut voir des extraits sans son du film Chibi Neko Tom no Daibouken, un film de 1992 réalisé par Ryûtarô Nakamura (le réalisateur de Lain) et avec les design de Manabu Ohashi (qui a notamment travailler sur L’Ile au Trésor d’Osamu Dezaki), l’histoire de ce film est mouvementé car il fait partie de ces média perdu de l’animation japonaise, il devait sortir au cinéma mais sa sortie fut annulé, cet extraits viennent du Blu-Ray offert lors du financement participatif pour la restauration du film :
    https://www.sakugabooru.com/post?tags=chibineko_tom_no_daibouken

    Xanatos
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    Xanatos le #528051

    Slayers Special

    Slayers OAV Special

    Ces derniers temps, j’avais envie de me replonger dans un bon vieux classique des années 90. Je me suis donc acheté le DVD américain de la première série d’OAVs de SlayersSlayers Special.

    Elle est composée de trois épisodes.

    Pour être franc avec nous, je n’avais vu que les deux premiers épisodes en l’an 2000, via une VHS sortie chez AK Vidéo qui coûtait 99 francs. Autant je trouvais le prix raisonnable pour une cassette qui durait une heure, autant je n’avais pas acheté la suivante qui ne contenait que le troisième épisode et j’avais estimé que le prix était exorbitant pour une VHS qui ne durait même pas 30 minutes.

    Donc, j’ai redécouvert les deux premiers épisodes avec grand plaisir (cela faisait environ une douzaine d’années que je ne les avais plus revu) et j’ai donc par conséquent vu pour la première fois le premier épisode.

    Dans le premier épisode, Lina Inverse se rend dans le château d’un sorcier du nom de Diol qui lui promet un cadeau extraordinaire, ce qui titille la curiosité de la rouquine aventureuse, toujours aussi intéressée ! Toutefois, elle déchante rapidement quand elle apprend avec stupeur et horreur qu’il veut la fusionner avec une chimère. Si Naga le Serpent estime que c’est une bonne idée, cela ne fait qu’attiser la fureur de notre héroïne qui explose le château, Diol et Naga par la même occasion !

    Quelques temps plus tard, Lina accompagnée de Naga (remise de ses blessures) se font assaillir par une bande de brigands, la rousse incendiaire a tôt fait d’exploser la quasi totalité de ces malheureux bandits… y compris son infortunée partenaire !

    Elle a alors l’idée de le suivre afin de déterminer qui est le commanditaire de cette expédition punitive. Elle a tôt fait de se rendre compte qu’il ne s’agissait de nul autre que de Diol, déterminé à se venger d’elle.

    Le vil sorcier lui réserve alors une surprise de taille qui la plonge dans une épouvantante incommensurable et le désarroi le plus total: elle se retrouve nez à nez avec une douzaine de clone de Naga riant en coeur, provoquant chez elle un évanouissement !

    Diol se rend ensuite dans le village, et déclare à Naga que si elle veut revoir son amie vivante, il doit obéir à ses désidératas… Ce que comprend de travers la rivale de Lina, persuadée que cette dernière veut manger à l’oeil avec le sorcier sans l’avoir conviée !

    Un épisode dont le scénario est très mince mais qui se montre particulièrement drôle et dynamique, notamment dans les quiproquos auxquels est confronté Naga.

    Il est par ailleurs intéressant de découvrir que cette dernière a des talents de guérisseuse étant donné qu’elle réveille Lina de son “coma” en invoquant un sort.

    Enfin, les réactions des villageois sont particulièrement hilarantes lorsque ceux-ci sont terrorisés par les rires grandiloquents de Naga ! 😆

    Dans le deuxième épisode, Lina et Naga ont été engagées par Joséphine, une femme richissime qui charge notre tandem de protéger Jeffrey son fils et l’aider à devenir un grand chevalier. Seul hic: le jeune homme en question a une physionomie rachitique et squelettique laissant augurer peu d’espoir sur le fait qu’il devienne un guerrier accompli !

    Enfin, pour couronner le tout, Jeffrey est un incorrigible fanfaron, persuadé d’être extrêmement fort alors qu’une pichenette est suffisante pour le mettre KO.

    Joséphine d’ailleurs se montre très possessive et protectrice envers son fils, car, à chaque fois que Naga a l’impudence d’émettre une critique négative à son égard, elle prend un énorme marteau sur le crâne administré par Joséphine vêtu d’un masque ! Et elle réserve le même traitement de choc à tout le monde, Naga n’étant pas les seules à en faire les frais !  Jeffrey, par ailleurs peu perspicace, ne reconnait pas sa mère et la prend pour une gentille inconnue.

    C’est sans nul doute mon épisode favori des trois, tant le déroulement de l’histoire est dynamique et riche en gags et en action.

    Un des passages les plus intéressants est celui d’une bande de brigands, qui, contre toute attente, neutralise Joséphine et où Jeffrey parvient par miracle à légèrement couper la joue du chef des bandits avec sa joue… ce qui provoque la terreur et l’évanouissement de Naga, la moindre petite goutte de sang la faisant tomber dans les pommes… Et Jeffrey réagit de la même manière sous les yeux effarés de Lina !

    Si ce passage avec Naga peut prêter à rire, les origines de sa phobie du sang sont au contraire terriblement tragiques: elle a assisté étant enfant à l’assassinat de sa mère qui fut brutal et sanglant, voilà la raison pour laquelle l’hémoglobine la met dans tous ses états ! Rappelons d’ailleurs qu’elle est la fille aînée du roi Philionel et qu’elle est la soeur aînée de Amélia.

    Et la scène suivante est l’une des plus désopilantes de l’épisode: Lina réveille Naga, lui fait part de son plan et elle se prépare. Notre petite rousse s’apprête à attaquer les malfrats quand tout à coup, elle leur déclare que Naga va se mettre complètement nue ! Surexcités à l’idée de voir cette plantureuse sorcière dans le plus simple appareil, Lina saisit l’occasion pour les assommer d’un coup de pied magistral ! 😆

    Et elle conclut alors par “Ah les hommes… quelles si faibles créatures !” 😆

    D’ailleurs autant ce passage a été très fidèlement traduit dans la VOSTFR de AK Vidéo, autant le début de l’épisode avait été un peu édulcoré dans la VHS. En effet dans la cassette Lina disait à Joséphine que, contrairement aux apparences, Naga n’est pas noble (alors qu’en fait… si, vu qu’elle est la fille d’un roi !). A contrario dans la VOSTA, Lina disait que malgré son accoutrement, Naga n’est pas une “fille de joie”… sous entendant qu’elle n’est pas une prostituée et qu’elle ne dépucèlera pas Jeffrey !  😆

    Il y a aussi un moment donné où l’épisode laisse augurer un passage plus sérieux et épique au cours duquel Lina et Naga affrontent un chevalier du nom de Galva dont l’armure l’immunise contre les sortilèges de notre duo, laissant penser que l’on aura droit à un combat d’anthologie… Aussitôt désamorcé par Jeffrey assommé par Galva, qui se fait aussitôt châtier par Joséphine et qui décide de lui obéir, terrorisé à l’idée de recevoir à nouveau des coups de marteaux ! 😆

    En temps normal dans un animé lambda, ce passage m’aurait agacé, mais là, c’était tellement drôle que cela passait comme une lettre à la poste ! 😆

    Enfin, le troisième et dernier épisode que je pus cette fois découvrir pour la première fois, on apprend qu’un sorcier prévoit de mettre la main sur un miroir magique faisant des clones et qui pourrait faire de lui le maitre du monde !

    Lina et Naga décident de partir en quête de cet homme, mais avant tout pour empocher la prime mise sur sa tête !

    Fait intéressant au sujet de cet épisode: il est ponctué de deux chansons durant ce récit, interprétées avec talent par Megumi Hayashibara, la voix de Lina Inverse.

    Et Arachnée l’auteur de la fiche dédiée à ces OAVs a bien raison quand il dit que Naga n’a jamais froid, car elle est vêtue de sa tenue habituelle très légère, même dans une montagne où une tempête de neige se déchaine !

    Et comme pour le précédent épisode, les passages sérieux ne durent guère longtemps: ainsi nous voyons un homme se transformer en loup garou: la transformation est très impressionnante, formidablement bien animée et lugubre à souhait… Et à peine a-t-il fini de se métamorphoser qu’il se fait aussitôt écraser par un rocher que Lina lui jeta sur la tête ! 😆

    Mais le clou de l’épisode, c’est quand le méchant de l’histoire a recours au miroir pour faire des clones de Lina et Naga. Le sortilège marche très bien… Mais ce que le sorcier a oublié, c’est que quiconque voit son reflet dans le miroir voit un clone de lui mais qui a une personnalité inversée.

    Résultat des courses: on a droit à une clone de Lina, hyper émotive, diplomate et pleurnicharde et une clone de Naga hyper pudique et ultra honteuse d’être attifée ainsi ! 😆

    J’étais complètement mort de rire devant la réaction médusée de nos héroïnes ! 😆

    Personnellement, j’adore cette première série d’OAVs de Slayers.

    Certes on y retrouve pas le caractère épique, et l’aspect sérieux, voire parfois sombre et tragique des séries télévisées…

    Mais l’humour fonctionne à merveille, tant les gags et situations loufoques abondent et sont brillamment exécutées et Lina et Naga forment un tandem génial.

    Enfin au même titre que les quatre premiers films, le character design est magnifique, l’animation est excellente et les musiques sont splendides.

    Les OAVs ont une identité, une âme qui leur sont propres et c’est très bien ainsi. 🙂

    Il est vraiment dommage que Déclic Images n’ait jamais sorti le coffret DVD collector contenant les quatre films et les deux séries d’OAVs de Slayers.

    Et les éditeurs français actuels de japanime semblent se désintéresser totalement de la franchise (la cinquième et dernière série Slayers Evolution-R faisant suite à Slayer Revolution n’est jamais sortie en DVD et Blu-Ray chez nous !).

    C’est dommage car Slayers est un classique de l’Héroïc Fantasy déjantée !

    Pour conclure, je vous donne le lien de l’excellente fiche que Arachnée a écrit pour les deux séries d’OAVs de Slayers pour Planète Jeunesse:

    http://www.planete-jeunesse.com/fiche-2043-slayers-oav.html

     

    Xanatos
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    Xanatos le #528055

    Oh ben ça alors, je viens de m’en rendre compte à l’instant: Akira Ishida, le seiyuu de cette chiffe molle de Jeffrey que l’on voit dans la deuxième OAV… est également l’interprète de Xellos le perfide et facétieux démon dans Slayers Next, Slayers Try, Slayers RevolutionSlayers Revolution et le cinquième film de Slayers !

    Akira Ishida

    Jeffrey

    Xellos

    Je me disais bien que la voix de Jeffrey m’était familière ! ^^

     

    Geoff34
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    geoff34 le #528117

    Les 42 premier épisodes de Détective Conan sont dispo sur Netflix, à noter l’image est restauré et elle est en HD
    https://m.media-amazon.com/images/M/MV5BMjA4OTM0MDQxMl5BMl5BanBnXkFtZTgwNDY5OTc3MjE@._V1_.jpg

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