Bienvenue chez les (Franco-)Belges !

20 sujets de 261 à 280 (sur un total de 302)

Posté dans : Manga & BD

  • Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #510334

    Blake et Mortimer

    Désolé, c’est très parisien comme événement, mais les fans de la série d’E.-P. Jacobs devraient bien aller voir cette expo “Scientifictions” au Musée des Arts et Métiers, fascinant en soi et trop méconnu.
    On y trouve bien sûr une biographie de E.-P. Jacobs, ses pages d’albums les plus célèbres, mais aussi bien d’autres choses. On constate qu’en dessinateur de mode en 1931 il était assez faible (notamment sur la longueur des bras masculins ou féminins !). La bonne idée du Musée, qui dispose d’incroyables machines et engins bourrés de manettes, de voyants et d’ampoules des années 1930 à 1960, a été d’en exposer à côté des planches de SOS Météores et du Piège Diabolique. Ces machineries énormes (spectromètres, radars, condensateurs, goniomètres…) stupéfient par leur éloignement colossal – dans tous les sens du mot – de la technologie numérique et miniaturisée actuelle, qui les rend totalement obsolètes et leur confère même une aura énigmatique, incompréhensible, monstrueuse ainsi que l’ont bien compris le genre “Steampunk”, et Schuitten & Peeters…
    En fin de visite, ne manquez pas la salle aux six écrans où l’on diffuse de courtes et passionnantes interviews, de François Schuitten justement, de Marion Montaigne, auteure des BD sur Thomas Pesquet notre cosmonaute, mais aussi des excellents “Tu mourras moins bête”. Un astrophysicien nous explique pourquoi le “voyage dans le temps” n’a aucun sens scientifique. La directrice de “Science et Avenir” et de “La Recherche”renchérit, et fait remarquer la stupéfiante absence de femmes dans les albums de “Blake et Mortimer”. On a ironisé sur l'”homosexualité” de nos deux héros, et de Tintin et Haddock, de Spirou et Fantasio, d’Astérix et Obélix, mais ça n’a aucun sens, presque tous ces auteurs étant mariés sans problèmes. Jusqu’à la grande révolution des moeurs en 1965 / 1967, la BD occidentale exclut les femmes de façon quasi-“musulmane” et c’est tout, aucune homosexualité ne joue sur le tabou car elle est plus réprimée encore dans un cas comme dans l’autre. Exception unique au monde : le Japon, Osamu Tezuka et autres ignorant presque tout de cette névrose puritaine 1945-1965, expliquée par… personne à ma connaissance !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #517440

    En ce temps de confinement, désastre mondial économique et culturel évidemment, je me sens d’esprit nostalgique. Je viens donc de lire un bon vieux Lucky Luke : L’Escorte.
    C’est un des très bons albums des aventures de notre cow-boy, et il représente la suite de Billy the Kid.
    Souvenez-vous : ce dernier est au pénitencier, condamné à 1247 ans de bagne. Il lui en reste 1245 à tirer, mais une ville du Nouveau-Mexique, Bronco Pueblo, le réclame pour le juger d’un délit commis là-bas. On demande à Lucky Luke de l’escorter ; il accepte, simplement pour prouver à Billy qu’il “dit des bêtises” en prétendant s’échapper en chemin. Tout au long de l’album, Luke continue à traiter le petit bandit en gamin mal élevé menacé d’une fessée, ainsi qu’il a conclu le précédent récit “Billy the Kid”. Malencontreusement dans chaque bourgade rencontrée l’apparition de Billy terrorise la population, qui se met à lui obéir aveuglément. Dans le but d’une part de son butin un desperado “de peu d’envergure” (de son propre aveu :-)), Bert Malloy, se livre à plusieurs tentatives pour faire échapper Billy à Luke, mais il rate toujours, source de gags excellents et brillamment variés. Et le meilleur gag se situe au final : arrivé à la ville où il doit être jugé, Billy s’annonce, habitué à voir les rues se vider instantanément : or la population au contraire s’attroupe, l’étouffe presque : “Qu’il est petit ! Qu’il est laid ! Qu’il est rigolo ! c’est donc ça, Billy the Kid ?”
    Comme le veut la logique comique, le délit est dérisoire (naguère Billy a parqué son cheval à un endroit interdit) et le petit malandrin n’est condamné qu’à 5 dollars d’amende. “Je veux bien payer, mais je n’ai pas d’argent, laissez-moi sortir, le temps que j’attaque une banque”.
    Le retour au pénitencier se fait par une ellipse, bien imaginée par Goscinny.
    Comme dans le récit antérieur, l’orgueil cynique de Billy à représenter le Mal incarné et l’effroi des gens ordinaires est parfaitement décrit… et ridiculisé par Luke, qui refuse invariablement de le prendre au sérieux (ainsi que toute la ville de Bronco Pueblo).
    La vie du vrai Billy the Kid est très éloignée de sa légende de tueur de plus de 20 personnes avant ses 22 ans, âge où il est tué, très lâchement d’ailleurs, par Pat Garret. En fait on ne peut guère lui attribuer que 8 meurtres, dans des conditions à peine illégales vu les contextes. Mais il a créé son malheur en y rajoutant beaucoup devant les journalistes avides de presse à sensation ! Devenant dès lors un ennemi public (et un commode bouc émissaire du désordre de l’Ouest).

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #522115

    Je suis à nouveau chez Lucky Luke : Les Collines Noires, album de 1963 un peu oublié. J’en avais un vague souvenir très amusé.
    Le curieux de cette oeuvre, c’est qu’il ne serait pas possible de la publier aujourd’hui.
    En effet, il s’agit clairement d’une apologie du colonialisme,sur lequel on tire à boulets rouges de nos jours.
    Lucky Luke à Washington est missionné par le Sénat comme guide de 4 savants dont le but sera de vérifier que le territoire du Wyoming, qui est hors colonisation et attribué aux Cheyennes, est exploitable pour des colons blancs et “peut être ouvert à la civilisation”. Un seul sénateur, Stormwind, s’oppose à cet objectif, non par souci de préserver les droits des Cheyennes, mais en les présentant comme de féroces tueurs (en réalité il mène secrètement un juteux trafic d’armes et d’alcool avec eux). La commission du Sénat propose à Luke de “gagner la confiance et l’amitié des Cheyennes”. Dans la réalité on sait quel sort tragique ils retirèrent de cette confiance !!
    Les Noirs à Washington sont présentés seulement comme serviteurs et porteurs, et avalent les “r” en parlant. Les Indiens parlent, eux, avec un langage imagé “primitif” (“les bâtons qui crachent les cailloux de plomb”, etc.).
    Pour compléter le tableau politiquement des plus incorrects, Lucky Luke se roule une cigarette, l’allume et fume pendant toute une page, à la réunion de la commission sénatoriale. Il garde une clope au bec tout au long de l’album, même en se réveillant à 6h du matin !
    Bull Bullets, le trafiquant et desperado qui essaie de faire échouer la mission développe aux Cheyennes un argumentaire contre la colonisation de peu de force : plus le droit aux armes, ni de chasser le bison, les fils prendront les coutumes des Blancs, plus le droit de boire de l'”eau de feu”. Les Indiens ne réagissent violemment que sur ce dernier point (encore aujourd’hui, l’alcool est prohibé dans les réserves indiennes).
    Les savants et Luke en démontrant la nocivité de l’alcool vont donc aisément convaincre les Cheyennes que la civilisation, elle, est bonne pour eux. La fin nous apprend d’ailleurs que le fils du chef, Petit Roquet, aboutira grâce à elle à une chaire de professeur à l’université de Vienne.
    Bien sûr, Goscinny et Morris étaient parfaitement conscients des drames provoqués par la marche en avant de la colonisation, simplement ils estimaient en jouant sur ces faits historiques pouvoir réussir un album des plus comiques (et en effet !!), et ne se donnaient pas du tout pour rôle de victimiser les Indiens ou les Noirs. Il n’est d’ailleurs pas faux que certains Amérindiens sont parvenus à des sommets culturels ou économiques grâce aux études…
    Les 4 savants valent le détour et fournissent de nombreux gags, comme le fameux duel à l’épée entre le gros tueur Nebraska Kid et le Pr. Frankenbaum…:-).

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #524728

    Peau d’Homme,

    Excellent “roman graphique” comme on dit, applaudi et primé de partout en ce moment, alors que malheureusement son auteur, Hubert, venait de se suicider à 49 ans !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #524729

    Je vais y revenir, c’était juste un test pour vérifier que mon compte a bien été rétabli, ouf !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #524733

    Donc, Peau d’Homme, par Hubert, scénariste, et Zanzim, dessinateur.

    Vous verrez un peu partout l’album sur les présentoirs de BD vu le succès critique.

    Nous sommes à Florence en pleine Renaissance, avec claires allusions au “David” de Michel-Ange et à la crise religieuse iconoclaste et puritaine sous la dictature du moine fanatique Savonarole (1498). Une jeune fille de bonne famille, Bianca, va être mariée par ses parents à un “bon parti”, Giovanni ; il n’a rien de détestable a priori, mais Bianca n’a fait que l’apercevoir depuis sa fenêtre et ne parvient pas à se résigner à son ignorance totale sur lui. Bien sûr ses amies et sa mère, mariées elles-mêmes par arrangement familial, lui représentent que cela n’a pas la moindre importance : on tire un assez bon ou assez mauvais numéro, puis on s’occupe des enfants, le mari vit sa vie bien différente, voilà tout, c’est le destin multimillénaire des femmes. Mais sa marraine la comprend, puis lui révèle un secret : dans un coffre, elle possède une peau masculine dans laquelle Bianca nue va pouvoir se glisser, devenant ainsi un très affriolant jeune homme, dont même l’attribut sexuel fonctionne ! Ce “Lorenzo” va donc pouvoir suivre partout Giovanni, qui n’est pas du tout indifférent à son charme d’ailleurs ! La situation va devenir d’autant plus complexe que parallèlement le frère de Bianca, Angelo, prêtre puritain et brillant orateur, réussit à changer toute la ville en haut lieu de la répression de toutes les déviances, des décolletés et impudeurs, imposant le port du voile aux femmes. On pense évidemment à la condition féminine et homosexuelle dans certaines civilisations, et aussi à la confusion si banale entre un prétendu “antisexisme” et le puritanisme, cette névrose. Par ailleurs, l’évolution de Bianca est adroitement décrite, et une libération heureuse achève le récit.

    Il est affligeant, vu le succès de cet album, que Hubert n’ait pas pu le connaître, son suicide précédant cette réussite. Il est aussi l’excellent auteur de Miss Pas Touche, saga dont les 2 premiers albums, formant un arc complet, méritent aussi des applaudissements. A ne pas rater !

    Geoff34
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    geoff34 le #525239

    https://cdn.discordapp.com/attachments/749649721752027206/819881957126438932/Couv_282050.jpg
    Une BD dont je suis tombé par hasard dans un magasin à Montpellier, l’auteur Elric Dufau est assez récent dans le monde de la BD, Witchazel fait un peu pensé à Raymond Macherot (Sibylline) et au Disney des années 30 (le design très cartoon du chat Pristi).
    en parallèle, l’auteur étudie beaucoup la bande dessiné et il a fait un article sur les comparaison entre Shochan no Boken et les BD Franco-Belge comme Tintin et Spirou
    http://marsam.graphics/shochan-no-boken/

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    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 1 semaine par Geoff34 geoff34.
    Veggie11
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    Veggie11 le #525261

    Le style est très plaisant et ça rappelle effectivement certains Macherot, ainsi que d’autres séries animalières de Spirou plutôt oubliées (Woufi, publié dans les années 70). Merci pour la découverte, je vais me pencher dessus !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #525330

    Oh mais oui, moi aussi j’aime  beaucoup le graphisme, et ces habitations-arbres ! Merci de la trouvaille Geoff34 !

    La Sirène des Pompiers

    A nouveau une BD de Hubert, dessinée par Zanzim, tout comme Peau d’Homme.

    C’est la réédition d’un album de 2006, en hommage à Hubert, RIP…

    Il s’agit d’un double jeu de mots, car la Sirène en est bien une, et non un engin sonore hurlant, et les pompiers sont les peintres académiques, qu’on surnommait ainsi.

    Cette sirène sans nom vit au large de la Bretagne avec sa mère et ses soeurs, mais ayant trouvé dans des épaves de bateaux des revues illustrées sur la vie parisienne, elle rêve de s’y rendre. Elle remonte donc le cours de la Seine et découvre la capitale de 1883. Un peintre “pompier” méprisé et déprimé, Gustave Gélinet, veut se suicider et se jette d’un pont… dans les bras de la Sirène qui passait dessous. Ebloui, il en fait son modèle et son amante, l’installant dans un vaste aquarium. Son nouveau tableau, qui la représente avec le soin minutieux académique, crée un choc au Salon et l’opinion des critiques d’art s’inverse : c’est la gloire pour Gustave Gélinet ! Bien sûr les choses ne tardent pas à se compliquer, puis à se gâter… L’album montre à quel point les académiques, critiques et peintres dont Gustave, méprisent les impressionnistes, l’avant-garde (toutefois ce n’était plus vraiment le cas en 1883). Par ailleurs ceux-ci n’acceptent pas non plus la Sirène, créature étrangère à leurs sujets : la vie moderne, les gares, les jardins et paysages ordinaires. Hubert pose habilement la question du Beau en art, sans trancher entre les deux camps. Mais surtout il suit sa Sirène, qui n’a sa place nulle part. On peut penser qu’elle est un reflet du regretté Hubert qui a mis fin à ses jours (d’ailleurs Gustave se suicide pour de bon). Vie contradictoire ? Il était gay, mais visiblement prenait pour héroïnes non des hommes mais des femmes fascinantes de beauté et de courage, Miss Pas Touche, la Sirène, Bianca …

    Xanatos
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    Xanatos le #525811

    Billy the Cat tome 1

    Billy the Cat tome 1: l’intégrale

    De Stephen Desberg (scénario) et Stefan Colman (dessins)

    J’ai donc pu découvrir enfin depuis le début ce classique de la BD franco belge des années 80 et 90… Et j’ai adoré. 😀

    Cette intégrale fait réellement honneur à l’oeuvre, car, outre la qualité du papier, les pages bonus sont passionnantes et on en apprend beaucoup sur le parcours artistique de Stefan Coleman. On découvre qu’il fut très influencé par Raymond Macherot et André Franquin, notamment dans la manière de dessiner les animaux et, Franquin ainsi que Yves Delporte lui firent passer un petit “bizutage” qui avait marqué Colman !

    Au sujet de l’histoire en elle même qui débute par le récit Dans la peau d’un chat (si l’on ne tient pas compte de l’intéressent récit “pilote” de 1981), Billy est un jeune garçon méchant, agressif, égoïste et borné, qui, en voulant fuir un libraire, est victime d’un accident de la route… et meurt !

    Deux animaux anthropomorphes le manipulent une fois qu’il est arrivé au ciel et acceptent qu’il revive… mais ce dont Billy ne se doutait pas c’est qu’il allait être réincarné en chaton lors de son retour sur Terre et à la vie !

    Bien sûr, il sera complètement dérouté par son nouveau mode de vie, même si le sympathique (et très mythomane) Monsieur Hubert, un chat très distingué et cultivé le prendra sous son aile.

    Nous faisons la connaissance dans cette première aventure de l’infâme Sanctifer, autrement plus menaçant et dangereux que l’empoté du dessin animé. Il fait penser à un démon tentateur qui veut inciter Billy à rejoindre “le côté obscur” et se montre réellement cruel et impitoyable envers quiconque se met en travers de son chemin.

    L’aventure suivante Le destin de Pirmin est certainement l’une des histoires les plus touchantes de Billy the Cat.

    Billy et monsieur Hubert font la connaissance de Pirmin, un ours vivant dans un cirque qui déteste cet environnement dans lequel il est opprimé, martyrisé par ses maîtres humains et est raillé par plusieurs animaux dont deux hyènes aussi méprisantes qu’antipathiques. Billy épris de pitié pour cet ours gentil et sympathique l’aidera à accomplir son but: retrouver ses montagnes natales… Même si Monsieur Hubert ne l’entend pas de cette oreille, estimant que cet ours sera un boulet ! Ils seront accompagnés dans leur périple par Chacha une chatte bienveillante et compatissante.

    J’aime énormément cette histoire que je trouve attendrissante et chaleureuse.

    On éprouve de la compassion envers ce pauvre Pirmin désireux de retrouver ses racines et se rapprocher de la nature pour échapper à ce cirque qui le fit tant souffrir… Mais on a aussi de l’empathie pour Billy qui est nostalgique de l’époque où il était un petit garçon et qui est las d’être un chat… Le moment où Billy et Pirmin se réconfortent mutuellement est sans nul doute le passage le plus émouvant de l’histoire.

    De plus si Pirmin est doux et sensible, si il est repoussé dans ses derniers retranchements, il peut se montre bestial et sauvage envers quiconque veut faire du mal à ses amis !

    La scène où, fou de rage, il s’attaque aux chiens qui ont voulu s’en prendre à Billy est forte et inoubliable !

    Et puis l’histoire offre une réflexion intéressante sur la nécessité (ou non) de réintroduire des animaux sauvages dans la nature si ceux-ci ont toujours vécu en captivité.

    Enfin, L’été du secret qui est le troisième album de la saga est sûrement le plus poignant que j’ai lu jusque là étant donné que Billy retrouve… sa petite soeur bien aimée.

    En dépit du fait qu’il l’embêtait souvent du temps où il était un humain, il l’aimait vraiment et c’était réciproque. La pauvre petite est d’ailleurs très malheureuse car elle est le souffre douleur de sales gamins dans une colonie de vacances et n’a du réconfort qu’auprès de l’écharpe de son frère qui lui manque horriblement.

    Une superbe histoire: les retrouvailles entre Billy et sa soeur sont véritablement chargées en émotion pure, et le récit devient encore plus touchant quand sa soeur réalise que ce chaton est bel et bien Billy !

    On a aussi un superbe morceau de bravoure avec Billy défendant vaillamment sa soeur contre un gorille fou, dangereux et menaçant !

    Billy the Cat est véritablement une superbe série, illustré de main de maître par Colman et superbement raconté par Desberg, l’oeuvre étant tour à tour sombre, mélancolique, mais aussi drôle, chaleureuse et émouvante…

    J’ai par ailleurs commandé le deuxième et dernier tome de l’intégrale pas plus tard qu’hier. Il me tarde de relire L’oeil du maître qui est d’une noirceur ahurissante et qui a de superbes scènes d’action (le combat violent opposant Saucisse l’ancien chien de Billy contre des rats à la solde de Sanctifer).

     

     

    Geoff34
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    geoff34 le #525813

    en parlant de Billy The Cat, j’ai une anecdote particulière puisque j’ai trouvé un numéro de Kid Comics, une édition BD lancé par Dupuis dans les années 90 dans un format économique, cette BD se trouvait dans des déchets balancé dans la rue, je l’ai récupéré et ce numéro contient une courte histoire Saucisse le Terrible, je ne regrette pas de faire ce genre de trouvaille par harsard
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/310I-sJZN4L._BO1,204,203,200_.jpg

    Xanatos
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    Xanatos le #525815

    Et bien dis donc, on peut dire que tu as déniché une vraie perle, qui plus est collector, et ce sans dépenser le moindre centime !

    Comme quoi, il n’y a pas que dans les marchés aux puces que l’on peut aussi trouver des merveilles !

    Toujours en parlant de Billy the Cat, j’avais suivi passionnément l’histoire L’oeil du maître qui fut prépubliée comme toujours dans Spirou avant de sortir plus tard en album. Et bien dans un numéro très particulier du magazine, ce n’était pas Colman qui dessina quelques pages de ce récit… mais Bercovici, célèbre dessinateur des Femmes en Blanc et de Cactus Club !

    En effet dans ce numéro particulièrement délirant, un insecte s’était attaqué à pratiquement tous les dessinateurs du journal qui employaient l’encre de chine pour faire leurs croquis: l’infâme bestiole s’est immiscé dans les ongles des infortunés dessinateurs qui dessinaient n’importe comment et étaient accablés d’une fatigue incommensurable !

    Mais pas Philippe Bercovici: le petit malin employa un feutre lui ayant permis d’éviter cette déconvenue ! 😆

    C’est ainsi qu’il remplaça TOUS les dessinateurs du magazine le temps d’un numéro… dont Billy the Cat ! 😉

    Voici une des planches qu’il a illustré où on peut voir Billy, Saucisse et Sanctifer  😉 :

    Billy the Cat Bercovici

    Veggie11
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    Veggie11 le #525821

    Je me souviens très bien de ce numéro spécial où soi-disant tous les dessinateurs étaient tombes malade, sauf Bercovici parce qu’il utilise des feutres ^^ Sur certains titres, Bercovici aurait d’ailleurs pu faire un excellent remplaçant pour d’autres occasions tant son trait était proche de celui de son collègue.

    Concernant Billy the Cat, cette BD reste l’un de mes meilleurs souvenirs de jeunesse et je regrette énormément la tournure qu’elle a pris à partir de 2000, justement au moment où la série animée était régulièrement diffusée à la télévision. Pourtant, tu le verras dans le second tome, l’album 6 ”Le Choix de Billy” (dont est extrait la planche dessinée par Bercovici) relançait l’intrigue autour de cette histoire de réincarnation et lançait pas mal de pistes potentielles pour la suite, pistes qui n’ont jamais été exploitées ensuite… L’album 6 correspond aussi au dernier travail de Colman sur la série et les planches sont d’ailleurs de toute beauté. Une véritable frustration quand on pense à ce que la série aurait pu encore proposer !

    Lord-Yupa
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    Lord Yupa le #525953

    https://cdn.discordapp.com/attachments/749649721752027206/819881957126438932/Couv_282050.jpg

    Ah j’ai voulu le commander à l’excellente librairie parisienne Planète Dessin, mais on m’a dit que cet album est indisponible.

     

    Dans une Cabane à Livres j’ai trouvé l’album Astérix chez Rahazade, de 1987. C’est dix ans après le décès de Goscinny (Uderzo le crédite en couverture, mais ce n’est qu’un hommage, pas une arnaque comme les Schtroumpfs par un faux Peyo). La princesse des 1001 Nuits Shéhérazade fournit le calembour autour de son nom dans le titre, d’ailleurs le récit n’en manque pas, de calembours, ni de jeux de mots !

    L’humour brille efficacement dans l’album, plaisant grâce à ses gags bien amenés. Cependant les noms indiens terminés en -ça ne sont pas toujours hilarants et ne suivent même pas vraiment cette règle. Celui du fakir Kiçah a pour but évident la réponse “C’est Kiçah” à la question (par Bonnemine) “C’est qui ça ?”… bof. Les noms du rajah Cékouaça ou de l’infâme gourou Kiwouâlah font à peine sourire, mais j’ai ri pour celui du fakir Mercikhi. Les références aux divers dieux des peuples traversés cherchent le sérieux historique, un peu trop peut-être. Par contre l’architecture et les costumes du royaume gangétique sont très anachroniques : ce sont ceux de l’Inde de l’occupation turco-persane post-islamique (du 12e siècle au 19e), on est bien loin de l’époque de nos Gaulois ! Seul le dresseur d’éléphants Pourkoipâh porte une coiffure assez conforme à l’Inde antique. Goscinny à mon avis n’aurait pas estropié l’Histoire à ce point (1300 ans !). Mais bon, le but est visiblement un clin d’oeil au vizir Iznogoud ou au Jafar d’Aladdin. Ce qui m’a déplu dans cet album malgré ses qualités comiques, c’est cet Obélix boulimique qui ne pense qu’à manger et le réclame presque à chaque case où on le voit : il en devient à la limite de la débilité mentale, sans autre dialogue et toujours ronchon quand il ne mange pas. Même Astérix finit par s’en apercevoir puisque dans une case où nos héros se hâtent le matin au secours d’Assurancetourix, ils disent “j’ai hâte de savoir comment il va”, Obélix répond “Et moi j’ai hâte de petit déjeuner,  mon ventre un peu vide je me sens vidé”. Astérix répond “Il n’y a pas que ton ventre qui est vide !” et Obélix “Ah tu vois, tu le reconnais.” Où est le brave Obélix de jadis, certes gourmand mais sans obsession, curieux d’exotisme malgré ses “Ils sont fous, ces….”, bon copain joyeux ?

    Geoff34
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    geoff34 le #525961

    Oui, Witchazel est assez rare en librairie, j’ai toutefois réussi à trouver le reste des albums en commandant, sinon l’intégrale des 4 BD sort le 16 Juin
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61++hjJEUHL._SX362_BO1,204,203,200_.jpg

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 4 semaines par Geoff34 geoff34.
    Veggie11
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    Veggie11 le #525964

    Autant prendre l’intégrale dans ce cas, merci pour l’annonce !

    Xanatos
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    Xanatos le #525984

    Dans une Cabane à Livres j’ai trouvé l’album Astérix chez Rahazade, de 1987. C’est dix ans après le décès de Goscinny (Uderzo le crédite en couverture, mais ce n’est qu’un hommage, pas une arnaque comme les Schtroumpfs par un faux Peyo). La princesse des 1001 Nuits Shéhérazade fournit le calembour autour de son nom dans le titre, d’ailleurs le récit n’en manque pas, de calembours, ni de jeux de mots ! L’humour brille efficacement dans l’album, plaisant grâce à ses gags bien amenés. Cependant les noms indiens terminés en -ça ne sont pas toujours hilarants et ne suivent même pas vraiment cette règle. Celui du fakir Kiçah a pour but évident la réponse “C’est Kiçah” à la question (par Bonnemine) “C’est qui ça ?”… bof. Les noms du rajah Cékouaça ou de l’infâme gourou Kiwouâlah font à peine sourire, mais j’ai ri pour celui du fakir Mercikhi. Les références aux divers dieux des peuples traversés cherchent le sérieux historique, un peu trop peut-être. Par contre l’architecture et les costumes du royaume gangétique sont très anachroniques : ce sont ceux de l’Inde de l’occupation turco-persane post-islamique (du 12e siècle au 19e), on est bien loin de l’époque de nos Gaulois ! Seul le dresseur d’éléphants Pourkoipâh porte une coiffure assez conforme à l’Inde antique. Goscinny à mon avis n’aurait pas estropié l’Histoire à ce point (1300 ans !). Mais bon, le but est visiblement un clin d’oeil au vizir Iznogoud ou au Jafar d’Aladdin. Ce qui m’a déplu dans cet album malgré ses qualités comiques, c’est cet Obélix boulimique qui ne pense qu’à manger et le réclame presque à chaque case où on le voit : il en devient à la limite de la débilité mentale, sans autre dialogue et toujours ronchon quand il ne mange pas. Même Astérix finit par s’en apercevoir puisque dans une case où nos héros se hâtent le matin au secours d’Assurancetourix, ils disent “j’ai hâte de savoir comment il va”, Obélix répond “Et moi j’ai hâte de petit déjeuner, mon ventre un peu vide je me sens vidé”. Astérix répond “Il n’y a pas que ton ventre qui est vide !” et Obélix “Ah tu vois, tu le reconnais.” Où est le brave Obélix de jadis, certes gourmand mais sans obsession, curieux d’exotisme malgré ses “Ils sont fous, ces….”, bon copain joyeux ?

    Astérix chez Rahazade

    Aaaah, Astérix chez Rahazade

    Peut être mon album solo préféré de Albert Uderzo pour Astérix.

    Je trouve que le dessinateur y est à l’apogée de son art: ses dessins y sont MAGNIFIQUES, que cela soit pour les personnages où les décors absolument somptueux. J’adore en particuliers les vues aériennes de la Grèce ou encore de Rome en Italie, permettant justement à nos amis de se remémorer leurs précédentes fantastiques aventures (Astérix Gladiateur, Astérix aux Jeux Olympiques, Les Lauriers de César ).

    Nous voyons également un Jules César très malade et affaibli faisant écho à la maladie bien réelle dont il était victime: son épilepsie ! J’aime beaucoup ce gag avec son médecin attentionné et à son écoute: César lui dit qu’il voit les gaulois partout et est persuadé qu’il délire et son docteur lui assure qu’un bon repos lui permettra d’oublier ses chimères et ses illusions… Et c’est juste à ce moment là que nos héros se pointent devant son palais en tapis volant en lui balançant “SALUT JULES !” 😆

    Et ensuite deux valets de César déclarent que lui et son médecin sont alités et voient des gaulois partout et l’un des valets déclare que César a vraiment pris les gaulois en grippe ! 😆

    Je me souviens aussi que cet album était riche en humour absurde et délirant: Assurancetourix chante encore plus mal qu’avant et a la faculté de faire pleuvoir quand il chante, même à l’intérieur de la hutte de Abraracourcix ! 😆

    Et je suis d’accord avec toi sur le fait que l’album riche en jeux de mots cocasses et fort drôles.

    Je me souviens du moment fatidique où le barde Assurancetourix devait chanter afin de sauver non seulement l’Inde de la sécheresse, mais aussi la princesse Rahazade de la décapitation: on découvre avec stupeur qu’il est devenu aphone !

    Astérix fou de colère se met à hurler: “Quand il ne doit pas chanter, il chante et quand il doit chanter, il ne chante pas ! Mais c’est du chantage !” 😆

    Et puis cela m’avait fait plaisir de voir une aventure de Astérix où ce cher Assurancetourix a un rôle important: la dernière fois, cela remontait à Astérix et les Normands (un des meilleurs albums du tandem Goscinny-Uderzo).

    Alors au sujet de Obélix, je dois reconnaître en effet que Uderzo a trop accentué l’appétit pantagruélique de notre livreur de menhir préféré ainsi que son tempérament colérique.

    Mais notre cher Obélix a, heureusement, encore de bons moments: j’ai adoré le passage où des singes avaient capturé Idéfix, et fou furieux, il secoua l’arbre et ordonna aux infâmes bestioles de relâcher son chien ! Il les fit tous tomber et récupéra Idéfix. Le brave toutou, reconnaissant envers son maître de l’avoir sauvé le lèche et Obélix lui dit attendri “Tu vois mon brave Idéfix, j’ai pensé à toi ! Je n’ai pas arraché l’arbre !” ^_^

    Cela montre le côté emphatique de Obélix qui apprend de ses erreurs et de ne plus faire de peine à son chien. Le passage où il rougissait devant la belle et sympathique Rahazade était également mignon 🙂 .

    Ce qui m’a frappé aussi dans cet album, ce sont les recherches que Uderzo a fait sur la culture indienne: je me souviens notamment du duel magique opposant Kiçah à son rival Mercikhi où tous deux citèrent les dieux de la mythologie Indienne !

    Pour ce qui est du gourou Kiwouâlah, oui, il est ouvertement inspiré de Iznogoud: il fait même un clin d’oeil aux lecteurs en disant que Iznogoud est son cousin et qu’il sera bientôt rajah à la place du rajah !

    En revanche pour Jafar, je ne pense pas que Uderzo se soit inspiré de Aladdin, étant donné que le film d’animation de John Musker et Ron Clements est sorti en 1992 au cinéma aux Etats Unis (et en 1993 en France), soit 5 à 6 ans après cet album !

    Ceci dit, ce n’est peut être pas impossible non plus, Uderzo s’est peut être inspiré de Aladin, mais probablement du conte original des Mille et une Nuits, car il y a bel et bien un sorcier dans le récit d’origine (ainsi que dans le film d’animation japonais Aladin et la lampe merveilleuse ) mais il ne se prénommait pas Jafar.

    Ah et une référence culturelle amusante: après que Assurancetourix ait bu de la potion magique et ait donné un coup de main à Astérix et Obélix afin qu’ils sauvent la belle Rahazade des griffes de son bourreau, il retrouve l’usage de la parole, et après que lui et Astérix l’aient réalisé, il se met à chanter… “I’m singing in the Rain” la célèbre chanson et comédie musicale avec Gene Kelly ! ^_^

    Mais elle est écrite dans un anglais, hum, très discutable ! ^^

    En tout cas, j’adore Astérix chez Rahazade: c’est une aventure de notre petit gaulois qui est drôle, sublime et passionnante de bout en bout. 🙂

    Et c’est l’unique album où il y a un banquet au village gaulois, sans que nos héros y soient présents, étant donné qu’ils festoient en Inde ! Notre brave Obélix a été perspicace et a eu du flair en ayant deviné cela ! 😉

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 3 semaines par Xanatos Xanatos.
    Veggie11
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    Veggie11 le #525988

    La question de l’épilepsie chez César fait énormément débat auprès des Historiens, presque autant que sa soi-disant naissance par césarienne ou ses dernières paroles. Concernant l’épilepsie, des sources en parlent bien, mais les symptômes décrits peuvent être rattachés à d’autres désordres neurologiques voire à d’autres causes.

    Xanatos
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    Xanatos le #525991

    Tiens j’ignorais que les historiens actuels ne s’entendaient pas au sujet de son épilepsie et n’avaient pas la certitude q’il s’agisse bien de cette maladie !

    En revanche, oui, je savais qu’ils n’étaient pas d’accord sur les dernières paroles de César quand il fut trahi et poignardé, notamment par son fils adoptif: la fameuse citation “tu quoque mi fili” (Toi aussi mon fils). Beaucoup pensent que cette phrase fut un mythe inventé par les admirateurs de Jules César. Par ailleurs dans la série live Rome produite par HBO(ce n’est pas un spoiler, étant donné qu’elle est fidèle à la réalité historique), les scénaristes choisirent délibérément de ne pas lui faire dire cette phrase après qu’il ait été poignardé et avant qu’il rende son dernier soupir.

    Je me souviens aussi que sa mort avait été montrée dans Il était une fois l’Homme qui n’a AUCUNEMENT édulcoré et adouci celle-ci, Jules César baignant dans une mare de sang à la fin de l’épisode ! Etonnant que les chaînes télévisées françaises aient accepté cela sans problème ! (parce qu’elle adapte un fait historique authentique ?).

    Veggie11
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    Veggie11 le #525992

    En fait ça me paraît normal que César épileptique soit une info remise en question : on parle de sources qui ont plus de 2000 ans, avec des critères diagnostiques qui ne sont plus les mêmes qu’en 2021 ou alors des termes utilisés indifféremment selon le symptôme. Pour les derniers mots de César, la version latine est une invention de William Shakespeare pour sa pièce de théâtre, en réalité d’après les auteurs antiques la phrase aurait été dite en grec (langue de l’élite à l’époque) et le ”mon fils” peut aussi être lu en ”mon jeune ami”. J’ai également apprécié que la série d’HBO ait fait le pari de ne rien lui faire dire, pour rester le plus vraisemblable possible.

    Pour le ”Jafar” : comme Xanatos le rappelle, la BD est plus ancienne que le film Disney et le projet n’était même pas lancé lorsque Goscinny a réalisé son album. Il faut à mon avis plutôt voir dans les références culturelles d’Udezo (né en 1927) et la piste du film ”Le Voleur de Bagdad” (1940), où l’on trouve un ”Jafar” semble assez probable. Mais le conte en lui-même a sûrement aussi dû avoir une influence, vu qu’il est connu en France depuis le XVIIIe siècle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voleur_de_Bagdad_(film,_1940)

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