Les comics de Super Héros

8 sujets de 561 à 568 (sur un total de 568)

Posté dans : Manga & BD

  • Feanor-Curufinwe
    Participant
    • Offline
      • Grand maitre
      • ★★★★★
    Feanor-Curufinwe le #508259

    Lu Récit Complet Justice League #13

    Mais honnêtement, j’ai même pô envie de me casser la nénette à parler en détail de ce numéro consacré aux chapitres 33 à 39 de Green Lanterns, parce que c’était encore plus chiant à lire.
    Rapidement, le traitement global sur la vie privée de Simon et Jessica est pataud, plat et stéréotypé, la soeur de Simon est insupportable, l’histoire sur la planète Ungara et les réfugiés de la planète Mol est mal écrite, avec des appuis du coude au lecteur qu’aurait pas compris (“hé ! hé ! T’as saisi la parabole, hein ? Hein ? Les réfugiés, les extrémistes, la haine de l’étranger ! T’as pigé ?” Oui, j’ai pigé, j’ai vu la saison 4 de Supergirl), le type d’histoire que tu lis dix fois par décennie et que l’auteur croit toujours être le premier à aborder. Subversif. -_-
    Les retournements de situation sont aussi lourdauds que tout le propos de cette fable dédiée à la tolérance et au respect des différences. Je préfère largement le “sois gentil, pas méchant, c’est pas gentil d’être méchant, c’est mieux d’être gentil” de Malcolm, bien plus direct comme un coup de poing américain dans ta face. “Life is unfair” (purée, faut que je me trouve les trois dernières saisons en DVD).
    Je vais éviter de parler de Bolphunga, parce que même si j’en ai pas grand-chose à faire du personnage, c’est vraiment pas l’image que j’ai de lui. Et si je salue l’idée de jouer avec les attentes du lecteur, y a des limites à ne pas dépasser tout de même.
    Tim Seeley remplace Sam Humphries au scénar, mais à mes yeux c’était pas meilleur pour autant.
    Les dessins sont bien. -_-
    Dommage, j’aimais bien le début de ces aventures de Jessica Cruz et Simon Baz, les deux personnages sont intéressants (quand ils sont bien écrits… dans d’autres récits comme le Justice League du grand et trop rare Christopher Priest) et ils ont surtout une très bonne dynamique ensemble. Mais je ne comprends pas que les particularités de leurs anneaux (le pouvoir guérisseur de celui de Simon et la “répartie” de celui de Jessica)n’ont jamais été réellement mis en avant, alors que c’était en partie ce que promettaient leurs histoires au début. Un vrai gâchis.

    Lord-Yupa
    Participant
    • Offline
      • Ancien
      • ★★★★
    Lord Yupa le #508274

    Juste pour dire que si vous vous demandez quel “super-héros” est le plus à la mode au Japon en ce moment, j’ai une réponse : Spider Man ! Il est un peu partout, seul à faire concurrence à One Piece et à Pikachu !

    Xanatos
    Participant
    • Offline
      • Ancien
      • ★★★★
    Xanatos le #508277

    Très intéressant, merci de cette sympathique info mon cher Yupa ! 😀

    D’ailleurs, je pense que Spider-Man est certainement le super héros Marvel le plus connu au Japon.

    Savais tu qu’il a fait l’objet d’une adaptation en manga ?

    Spider-Man Japonais

    Spider-Man passe à l'action

    Spider-Man se démasque

    Spidey perd la boule !

    Il fut écrit par Kosei Ono et Kazumasa Hirai et il fut illustré par le légendaire Ryoichi Ikegami (Crying Freeman, Sanctuary ).

    Plus étonnant encore, il fut également adapté en série live au Japon, et celle ci fut très influencée par des oeuvres cultes comme Ultraman !

    En voici d’ailleurs le générique !

    Autant dire qu’il s’agit d’une adaptation très libre de la BD de Stan Lee et Steve Ditko, le manga étant plus proche de l’esprit des comics d’origine…

    Lord-Yupa
    Participant
    • Offline
      • Ancien
      • ★★★★
    Lord Yupa le #508279

    C’est intéressant en effet, Spiderman loin d’être un nouveau venu au Japon donc !
    En ce moment dans les cinémas se diffuse largement un film Spiderman : Return to home, si je ne fais pas erreur sur le titre. Dans le quartier central d’Osaka, sur le mythique et très encombré pont de Dotonbori, un Spiderman joue la statue immobile avec grand succès…

    Feanor-Curufinwe
    Participant
    • Offline
      • Grand maitre
      • ★★★★★
    Feanor-Curufinwe le #508393

    Lu Batman Bimestriel #1

    Batman 50 à 52 :
    Enfin ! Enfin, toute cette histoire autour du mariage entre Bat et Cat se termine avec le numéro 50 ! A l’occasion, on a quasiment le double de pages histoire de nous offrir, une double-page sur quatre, des illustrations pleine page de certains des artistes les plus célèbres ayant oeuvré sur la destinée du Chevalier Noir (Frank Miller, Neal Adams, Tim Sale, Bermejo, Jim Lee, Capullo, Ty Templeton, Paul Pope, Fabok, Albuquerque, etc.).
    Pour le reste, pas de surprise, c’est évidemment le dénouement qu’on attendait. Toujours aussi chiant et inutile.

    En revanche, les chapitres 51 et 52, c’est une autre histoire ! En même temps qu’elle change d’artiste (Lee Weeks entre en scène), la série remonte grandement dans mon intérêt !
    Dans une affaire où Mr Freeze est soupçonné du meurtre de trois femmes, ce dernier est jugé au cours d’un procès dans lequel Bruce Wayne fait partie des jurés. Mais l’affaire prend une tournure intrigante lorsque les faits sont exposés, apportant le doute à Bruce. Aurait-il été trompé ? Les preuves de la culpabilité de Freeze auraient-elles été créées de toute pièce ? Mr Freeze a déclaré être coupable, mais sous la fureur vengeresse des coups d’un Batman qui n’attendait rien d’autre comme réponse qu’un “Je les ai tuées !”.
    La majorité du récit se déroule alors dans une ambiance assumant largement l’influence du film Douze Hommes en Colère de Sidney Lumet. Ici, tout le monde est persuadé que Freeze est coupable, sauf Bruce Wayne. L’histoire met en scène le doute grandissant, puis la certitude de Bruce que Batman n’a pas fait son travail, qu’il n’a pas étudié l’affaire sous tous les angles.
    On suit une enquête passionnante, on lit et écoute avec attention les arguments de Bruce qui se retourne contre son alter ego et fait face aux mauvais côtés de la réputation de Batman (son influence sur les jurés, dont il a sauvé la vie de certains d’entre eux, altère clairement leur perception de l’affaire). Passionnant.

    Detective Comics 982 à 985 :
    Le chapitre 982 est une histoire autonome de Michael Moreci contant le retour du diacre Blackfire à Gotham et le combat de Batman pour libérer les victimes envoûtées par Blackfire pour servir son culte. Une petite histoire bien dessinée (par Sebastian Fiumara) sur l’espoir apporté par Batman et sa conviction que Gotham n’est pas maudite.

    A partir du chapitre 983 débute un nouvel arc, A l’extérieur (On the Outside), écrit par Bryan Hill et dessiné en partie par Miguel Mendonça (Philippe Briones prend la relève sur le 985). Et ça commence plutôt bien, même très bien en fait !
    Une ancienne “victime” de Batman, se faisant surnommer Karma, refait surface et s’attaque à tous ses jeunes coéquipiers, mais aussi à ses fans affichés sur le net, déclarant qu’ils le rendent faible. Après quelques menus bottages de cul en règle du Signal et de Orphan, Bruce en vient à partager son avis, et commence alors à mettre l’équipe actuelle à l’écart pour le moment puisqu’il ne parvient pas à les protéger (et que l’ennemi en question semble connaître son identité secrète), mais on imagine parfaitement que les Outsiders d’origine vont faire leur retour dans le DC Universe quand Black Lightning se voit proposer par Batman de venir lui donner un coup de main pour gérer lesdits coéquipiers pendant sa croisade en solitaire.
    Alors certes, on retourne dans une logique de nouveau groupe, ça peut énormément rappeler ce que Tynion a mis en place avant et donner dans la redondance, juste après que Batou a dissous son ancien nouveau groupe. Mais c’est fichtrement bien écrit et la façon dont Batman est tenu en échec tout au long de ces trois chapitres par un Karma très efficace et n’hésitant pas à tuer pour arriver à ses fins apporte beaucoup de tension et de suspense à cette histoire. J’ai vu qu’il s’agit d’un arc en cinq chapitres, j’ai hâte de voir ce que nous réservent les deux derniers !

    Nightwing 1 à 6 :
    Kyle Higgins est de retour pour écrire Nightwing, et il nous plonge dans un futur pas forcément apocalyptique mais quand même. En 2040, Gotham City et le reste du monde ont bien changé. Les super-pouvoirs sont considérés hors-la-loi, et ceux qui en possèdent reçoivent un traitement qui inhibe leurs pouvoirs, et si ce traitement ne fonctionne pas sur eux, ils sont envoyés au dodo forcé jusqu’à ce qu’une solution éliminant définitivement les pouvoirs soit trouvée. Toute cette histoire part d’un traitement qui donnait des pouvoirs à qui le souhaitait, entraînant une suite d’évènements qui menèrent à une terrible bataille générale à Metropolis en 2028 entre super-héros et super-vilains. Nightwing mit fin à cette guerre civile en… c’est pas l’heure !
    Dick Grayson élève son fils seul. C’est un héros aux yeux du monde entier. Les rares super-héros restants le sont dans la clandestinité. Tout est chapeauté par une corporation liée à l’état aux méthodes totalitaires, traquant et surveillant les possesseurs de pouvoirs encore en activité, et dont Dick est le porte-drapeau. Tout déraille pour lui lorsqu’il découvre que son fils a des pouvoirs.

    La force de ce récit repose sur son background, mais c’est aussi sa faiblesse. A la sortie de la lecture de ces six chapitres subsiste une sensation plutôt frustrante d’inachevé. Frustrante parce que le récit est loin d’être inintéressant, mais on nous en laisse finalement peu à voir. On vous présente un monde dont au final on ne vous laisse que peu d’informations sur ce qui l’a modelé.
    Ainsi, on ne sait pas ce qui a vraiment causé cette soudaine guerre civile entre super-héros et vilains (la bataille elle-même, pas ce qui a amené à cette bataille). Il y a un petit côté Old Man Logan dans le sens où on reste centré sur Dick Grayson et les répercussions mondiales de cette loi anti-pouvoirs se limitent à son point de vue. Mais on reste tellement dans le flou pour le reste que c’est… frustrant.
    Autre point faible, Starfire est devenue un monolithe, une machine sans émotions, et j’aime pas du tout cette version. Elle passe l’ensemble des six numéros à imiter un Terminator. Elle subit malheureusement cette mode répandue des scénaristes qui pensent que pour rendre un perso féminin fort et charismatique il faut en faire un robot dénué de tout sentiment et de la moindre trace de féminité (Sansa Stark, Captain Marvel, pour prendre des exemples très récents), un comble dans le cas de Koriand’r ! Ce qui donne lieu à une scène involontairement hilarante entre Dick et Kory dans le chapitre 4 lorsque les deux anciens amants s’isolent pour discuter de leur ancienne vie de couple.

    Bref, dans l’ensemble, c’est tout de même un récit pas mauvais. Frustrant, très frustrant, mais s’il avait été mieux exploité, un tant soit peu développé, il aurait été extrêmement captivant.

    Feanor-Curufinwe
    Participant
    • Offline
      • Grand maitre
      • ★★★★★
    Feanor-Curufinwe le #510122

    Lu Batman Bimestriel #2 :

    Batman 53 à 56 :
    Le chapitre 53 conclue l’arc “La Chambre Froide” par une étonnante analogie entre Batman et Dieu aux yeux des habitants de Gotham. Un arc très intéressant qui explore autant la relation qu’entretient le peuple de Gotham avec son héros que celle de Bruce Wayne avec son alter ego, avec quelques paradoxes étonnants.
    En revanche, la justification du changement de costume est très très bancale.

    Le chapitre 54 est le prologue d’un nouvel arc et explore de belle manière la relation entre Bruce et Dick, et avec les chapitres 55 et 56 on comprend pourquoi l’auteur s’est attardé dessus. Tony S. Daniel livre de très belles planches dans cette histoire qui insiste beaucoup sur l’apport de Nightwing à la vie de Batman dans le chapitre 55, pour finir sur un gros accroche-falaise qui remet KG Beast sur le devant de la scène. Le chapitre suivant fait office de miroir avec le précédent, explorant la relation d’Anatoli Knyazev avec son père. Cela dit, c’est typiquement le genre de prétexte utilisé pour donner une certaine profondeur et une justification à l’utilisation d’un vilain particulier plutôt qu’un autre. Mais ça aurait pu être aussi bien Killer Croc, Killer Moth, Copperhead ou qui sais-je encore, avec la même histoire.
    Ce qui m’a bien plus intéressé ici, c’est la quête / traque de Batman, déterminé comme jamais à trouver sa proie. On n’a pas souvent l’occasion de voir Batman agir sans douter, avec une telle détermination, chez Tom King. Pourtant il sait faire. Mais visiblement y veut pas.

    Detective Comics 986 à 989 :
    C’est une très bonne période qu’on suit en ce moment dans Detective Comics !
    Fin de l’arc consacré à ce qui semble être la création des Outsiders avec les chapitres 986 et 987. Ici Batman, comme très souvent ces derniers temps dans Detective Comics, est un vrai patron, il sait utiliser les meilleures compétences de ses soldats et quand l’un d’entre eux chie dans la colle (hein Barbara ?), il sait se faire entendre. Il fait de plus office de vrai tacticien dans son combat contre Karma tout en livrant quelques répliques bien senties (“L’endroit le plus dangereux à Gotham, c’est le sol sur lequel tu te tiens”). Bon sang que ça fait du bien de le voir en vrai daron ! 😀
    Bref, Bryan Hill en force.

    Les chapitres 988 et 989 ouvrent la voie à un nouveau scénariste, et pas un bleu, James Robinson, accompagné au dessin du toujours très bon Stephen Segovia. Quand le gars dessine Batman, tu respectes Batman, et niveau décors urbains il est pas en reste !
    Firefly a une apprentie, et il est déterminé à lui apprendre tous les fils du métier de pyromane, notamment comment se prendre une bonne dérouillée par le Chevalier Noir, le B.A.-ba du vilain secondaire.
    Mais en arrière-plan, d’autres vilains plus imposants commencent à s’agiter. C’est un peu fouillis pour ces deux premiers chapitres, mais ça promet de belles choses à venir. Et le ton est donné dès les premières pages, c’est une histoire de détective, point barre. Quand il n’est pas distrait par les deux Firefly, Batman enquête sur la mort d’un certain Harold Frank, tué par deux armes différentes, et ce dernier semble avoir des liens avec l’organisation terroriste Kobra.
    Du mystère, de la bonne baston, un Batman qui vous toise du haut de ses presque deux mètres, et des révélations ! Du très très bon Detective Comics.

    Green Lanterns 40 à 43 + Annual :
    Une application d’entremetteurs de super-héros, Caper, est liée à la disparition de ceux qui l’utilisent. Simon Baz apprend que son ex petite amie, Night Pilot, a disparu. Les deux Green Lantern restés sur Terre mènent l’enquête qui les opposera à un mouvement religieux, l’ordre de la monture, dans la Nébuleuse de la Tête de Cheval.
    Probablement la meilleure histoire depuis les débuts du titre Green Lanterns, mais ce n’était pas très difficile.
    C’est intéressant, on n’a pas à subir les déboires sur Terre de Baz et Cruz, on a un jeu de piste et un peu de voyage, c’est pas mal. La relation entre Jessica et Simon évolue, ça devient un peu comédie romantique sur les bords, sans pour autant que ça devienne envahissant. C’est supportable.
    Toujours pas folichon bien sûr, mais ça passe.

    L’Annual est écrit par Andy Diggle, c’est bien plus satisfaisant. L’auteur joue sur le sentiment d’insécurité de Jessica Cruz, la confronte a un mystère, un casse-tête à résoudre et une résolution dudit casse-tête plutôt bien fichue.
    C’est une histoire simple qui sait exploiter un de ses personnages principaux, à défaut de savoir utiliser tous les jouets que l’auteur a sous la main (Simon, Hal et John sont ici littéralement des faire-valoir), mais bon, l’accent est clairement mis sur Cruz, donc ça va.

    Feanor-Curufinwe
    Participant
    • Offline
      • Grand maitre
      • ★★★★★
    Feanor-Curufinwe le #510168

    J’ai commencé la lecture cette nuit et je me suis forcé à m’arrêter au chapitre IX pour ne pas engloutir en une traite ce récit d’aventure épique passionnant ! Trop rarement j’ai pu lire de comics consacrés aux actes bien plus qu’aux parlotes. Il y en a, bien sûr, de la parlote, mais c’est pour mieux servir le récit sans ralentir exprès les évènements. Il s’agit avant tout de poser les personnages, leurs choix et leurs dilemmes, puis les enjeux, et le tout une fois de plus au service de l’histoire.
    De la fantasy spatiale combinée aux légendes arthuriennes, des combats héroïques, des morts glorieuses, des trahisons, des retournements de situation dramatiques, il ne m’en faut pas plus pour placer d’emblée ce titre parmi mes préférés de cette année ! 😀

    Et si ce n’est pas le meilleur travail de sa carrière, le trait de Brian Bolland, bien que classique, fait des merveilles dans la représentation des chevaliers de la table ronde et de leurs aventures pour sauver le monde du trente-et-unième siècle d’une invasion extra-terrestre orchestrée par… c’est pas l’heure.
    Et plus on avance dans le récit plus Bolland se décarcasse pour livrer des planches d’une beauté effarante, notamment avec certains décors, et un découpage exemplaire de fluidité.

    Feanor-Curufinwe
    Participant
    • Offline
      • Grand maitre
      • ★★★★★
    Feanor-Curufinwe le #514418

    Lu Batman Bimestriel #3.

    Batman 57 à 60 :
    Honnêtement, là, je sais pas quoi dire. Le chapitre 57 met en scène le combat entre Batman et KG Beast, entrecoupé régulièrement par une fable russe racontée à un Anatoli Knyazev enfant par son papa,

    Spoiler

    et aussi à Bruce Wayne enfant par son papa

    [collapse]

    , une fable qui commence gentiment pour finir dans un bain de sang. Une fable, quoi.
    L’analogie avec le combat, dans lequel Batman franchit certaines limites et nous la joue final de Batman Begins, a tout de même tendance à m’échapper un chouïa. Je pense que si j’en avais quelque chose à faire, j’aurais mieux saisi. Le combat en lui-même et son dénouement sont intéressants, mais le coup de la fable, non. Pas assez investi dans le délire de King pour décortiquer le truc.
    A partir du chapitre 58, le Pingouin entre en scène, et c’est déjà plus captivant. Sauf que là encore on nous sort un truc de nulle part. Après l’histoire de l’enfance de Knyazev, une histoire d’amour qui finit mal pour Cobblepot à cause de son engagement envers Bane et… et l’autre.
    Bref, le Pingouin est en deuil mais garde tout de même la tête sur les épaules, mais dans l’état d’esprit de quelqu’un qui n’a plus rien à perdre, il décide d’attirer l’attention de Batman d’une manière extrême (est-il au courant de l’identité secrète du Chevalier Noir ? Si oui, depuis quand ? Ou c’est juste parce qu’il pense que Bruce et le Bat sont très proches ?) pour lui révéler la vérité sur Bane et son lien avec le contrat sur Nightwing.
    Alors, certes, je gueule un peu sur les histoires que King sort de son trou de b… de nulle part pour les vilains, ce qui cueille un peu le lecteur à froid devant le fait accompli (“tiens, vous ne saviez pas que le Pingouin vivait une histoire d’amour heureuse ? Et que c’est fini maintenant ?”), mais disons que ça permet de donner une motivation aux personnages pour agir de la façon dont ils le font. Seulement, un tout pitit peu de préparation, des mois avant, une construction de la mythologie du récit ce serait pas un mal, plutôt que de nous les sortir quand ça arrange son script. Parce que ça sonne faux autrement.

    Detective Comics 990 à 993 :
    Double-Face est à l’honneur dans cette histoire. L’idée de la dualité explorée de façon inverse est assez bonne. Ici, c’est la partie mauvaise de Harvey Dent qui cherche à réparer des torts commis par sa partie bonne, parce que si la partie bonne chie dans la colle, à quoi sert la partie mauvaise ?
    En arrière-plan, c’est l’organisation Kobra qui refait surface, mais l’histoire reste concentrée sur la relation entre Batman et Double-Face, avec un retournement de situation qui ne dupera personne, mais il est là pour cacher un retournement final qui… marche ? Peu importe, l’important c’est le traitement des perso ici, et Batman reste le patron, il impose le respect et / ou la peur par sa simple présence, en parlant peu et bien. Quant à Double-Face, Robinson montre que c’est un personnage à part dans l’univers de Batman et qu’entre de bonnes mains il reste fascinant à étudier.

    Batman : Kings of Fear 1 à 6 :
    L’épouvantail piège Batman alors que celui-ci venait de ramener le Joker à Arkham et lui inocule son gaz de la peur. Commence un duel psychologique entre les deux hommes le long de ces six chapitres dont le but est d’explorer l’étendu de la responsabilité du chevalier noir quant à l’état actuel de Gotham. La ville se porterait-elle mieux sans lui ? Aurait-il pu faire mieux en choisissant une autre voie ?
    Toujours pas fan du dessin très typé de Kelley Jones, même si je suis hypnotisé par les détails de son trait et son encrage. Et certaines planches sont objectivement de toute beauté !
    Si le sujet a été maintes fois exploré, dans tous les formats et médias possibles, ce récit livre tout de même de bonnes pistes et une conclusion très satisfaisante en se concentrant non pas sur le sempiternel panel des super vilains qui hantent cet univers mais plutôt sur les autres criminels.

8 sujets de 561 à 568 (sur un total de 568)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

Members Currently Active: 0
No users are currently active
Membres en ligne pendant les dernières 24 heures : 9
Xanatos, Bruno, dekamaster2, veggie11, Matthieu Pinon, Cami-sama, geoff34, Lord-Yupa, feanor-curufinwe
Keymaster | Moderator | Participant | Spectator | Blocked
Additional Forum Statistics
Threads: 10, Posts: 164, Members: 47
Welcome to our newest member, Ely06
Most users ever online was 8 on 6 June 2016 17 h 13 min