Les comics de Super Héros

16 sujets de 581 à 596 (sur un total de 596)

Posté dans : Manga & BD

  • Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #523456

    Lu Batman Bimestriel #6

    Batman 66 à 69 :
    Je crois que j’ai atteint le point de rupture avec Tom King. Si pour lire une histoire intéressante ou même simplement décente de lui je dois passer par autant de chiasse, je préfère arrêter net. Qu’il s’amuse autant qu’il veut avec ses dialogues ridicules et ses projections sur Batman si ça lui chante, moi ça m’emmerde profondément. Quand je vois la différence entre son Bat amorphe, mou du genou et de la teub, une loque qui n’a que sa Cat en tête, et le Batman de Tynion, et surtout la différence de sensations que les deux versions me procurent… non, en fait il n’y a qu’une version qui me procure des sensations, et c’est pas celle de King.
    Je crois que les chapitres 68 et 69 m’ont achevé, c’était la mise en espace du vide, comme pourrait le dire Gérard Saint-Brice (“souviens-t-en-z-en”).

    Detective Comics 1000 à 1002 :
    Le chapitre 1000 écrit par Tomasi est un prologue à la nouvelle intrigue, mettant en scène un nouvel ennemi prenant les traits et le nom de Chevalier d’Arkham (en référence au dernier jeu Batman Arkham sorti), une suite de pleines-pages revenant sur des moments marquants de la carrière de Batman. L’occasion pour le vilain de se présenter comme celui qui purgera la ville de ce justicier intolérant envers les gens différents que sont les super-vilains (oui, c’est vraiment son leitmotiv…).
    Alors qu’une épidémie semble toucher et tuer tous les chiroptères de Gotham, un culte de chevaliers menés par le Chevalier d’Arkham prend Batman pour cible et le considère comme un criminel responsable de tous les maux que la ville subit depuis son arrivée.
    Pour l’instant, rien de très neuf, que ce soit le coup du vilain qui joue les justiciers ou de l’énième accusation de Batman d’être responsable des vilains qui se sont lâchés sur Gotham. Reste le mystère de l’identité du Chevalier d’Arkham et la participation de Robin dans le chapitre 2002 qui relèvent un peu l’intérêt. Et puis surtout de l’action, des civils en danger et un Batman qui agit, ça fait plaisir. Ce qui était le minimum syndical pour une histoire du Chevalier Noir, et c’est devenu presque exceptionnel aujourd’hui…

    Green Lanterns 50 à 57 :
    Pour clôturer cette série, c’est Monsieur Dan Jurgens qui vient raconter une histoire complète en huit chapitres impliquant tout le Corps des Green Lantern, et boudiou que c’est bon, Ohlàlà.
    Le gars en profite pour ressortir ses fondamentaux et de vieilles menaces du placard, en mettant en lumière les Green Lantern qui ont rasé les murs ces derniers temps, et mieux, sans avoir à les déprécier face à Jessica et Simon pour mettre ces derniers en avant. Oui, je pense à Guy Gardner qui, incroyable, ne s’est pas pris un seul coup de poing dans la tronche par Simon ou Jessica tout du long de ces huit chapitres !
    Les Green Lantern terriens sont mis en avant mais pas seulement eux, c’est tout le Corps qui doit faire face à une menace importante lorsque les Ravageurs envahissent et détruisent peu à peu la planète Penelo. Ce n’est que le début d’une succession d’emmerdes cosmiques qui toucheront également les anneaux des Lantern. Mais qui est derrière tout ça ?
    C’est un final de toute beauté pour une série très irrégulière en qualité, et si toutes les séries se terminaient de cette manière, ce serait Noël toute l’année. J’adore.

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
    Star Trek - The Next Generation / The Drumhead

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #524138

    Lu Batman Bimestriel #7

    Batman 70 à 73 :
    Révélations du plan de Bane.

    Apartés, phrases choc (“genre des phrases choc”), Batman misérable, révélation du plan de Bane pour briser le Bat (en gros provoquer un rapprochement décisif entre Bat et Cat pour finalement provoquer leur séparation), et du décalage qui doit certainement avoir un certain sens dans la tête de King avec papa Wayne qui chante dans le désert. Le concentré du Batman par Tom King. Ben ça valait le coup de patienter le temps de 73 chapitres pour enfin tout comprendre. J’imagine. Pour moi, ça a suffit pour me refiler la gerbe. JPP.

    Detective Comics 1003 à 1005 :
    Suite et fin de l’arc du Chevalier d’Arkham. Robin se voit proposer une offre qu’il ne peut pas refuser, rejoindre le Chevalier d’Arkham. Ce dernier lui dévoile son visage.
    Le Gros Point Fort : la dynamique du duo Batman / Robin, la relation père / fils, toutes deux vraiment bien rendues, sans conteste les meilleurs moments de cette histoire, et j’avoue que ça faisait un bail que j’avais pas ressenti ça. Rien que pour ça je ne regrette pas du tout cette lecture. Comme toujours c’est le point fort de Tomasi à mes yeux.

    Le Gros Point Faible : l’origine de l’Arkham Knight, sans conteste l’idée la plus bancale de cette histoire.
    Si c’étaient des détenus lambda d’Arkham qui avaient aidé Ingrid Karlsson à accoucher et qui ensuite étaient devenus les amis de sa fille Astrid voire sa seconde famille, j’aurais pas eu grand-chose à en redire. Mais le Joker et les autres super-vilains de Gotham, ceux que l’on considère comme les pires psychopathes de la ville, attendris par les soins d’un médecin !? Le Joker !? Pourquoi il s’est emmerdé Batman ? Il suffisait d’atteindre leur petit coeur, derrière toute cette noirceur, et voilà tonton Joker !

    Detective Comics Annual 2 :
    Est-ce que cet Annual sert d’intro a une nouvelle histoire ou bien est-il juste présent pour ressortir de vieilles affaires ainsi que le fameux Dossier Noir si cher à Grant Morrison ?
    Le récit est pas mauvais, par certains aspects il rappelle l’excellent film le Fantôme Masqué de Batman TAS, tout en renvoyant aux premières années de publication de Batman, mais ça demande plus de développement pour être potentiellement intéressant. Si l’histoire ne va pas plus loin, je ne lui trouve aucun intérêt. À voir.

    Batman and the Outsiders 1 à 6 :
    Batman envoie les Outsiders à la recherche d’une jeune femme, Sofia, ancienne cobaye avec sa mère et son père d’une organisation cherchant à créer des métahumains, et rescapée, grâce à Batman, de cette dernière qui a éliminé tous ses sujets tests. Dernièrement un homme a tenté de la tuer. Serait-il lié à l’organisation ? Tandis que le Chevalier Noir part enquêter en Markovie, il demande à Black Lightning de retrouver et protéger Sofia.

    Cette histoire m’a laissé sur un sentiment mitigé. Son plus gros défaut étant la caractérisation de certains de ses personnages.
    Black Lightning est constamment en opposition avec Batman, lance des petites piques dignes d’une collégienne entre deux phrases et lui reproche tout et son contraire. Il est insupportable du début à la fin. Le pire, c’est qu’il a le même comportement envers Batman que Signal / Duke Thomas a envers lui, sauf que Signal a au moins l’excuse de sa jeunesse.
    Cette histoire sur les Outsiders, non dénuée de bonnes idées (notamment des personnages intéressants, Kalibre et Ishmael, et un dernier chapitre qui pourrait relever le niveau pour la suite), se voit entachée et parasitée par ces passages cliché à mi-chemin entre psychologie de comptoir et réunion des passifs agressifs anonymes qui passent leur temps à se plaindre du manque de confiance du patron tout en se convainquant qu’ils sont de meilleures personnes. C’est fatiguant. En revanche, le dessin et la mise en scène de Dexter Soy rattrapent brillamment le coup. À part pour la coiffure de Sofia. Faut arrêter ces horreurs. C’est plus possible.

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    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525130

    Un pitit retour rapide sur deux comics sortis récemment sur Green Lantern, Green Lantern – Terre Un tome 2 de Corinna Bechko et Gabriel Hardman, et Hal Jordan : Green Lantern tome 3 de Grant Morrison et Liam Sharp. Désolé d’avance, je vais passer les détails de l’histoire, et y aura quelques légers sépaleurs pour Green Lantern – Terre Un ! Z’êtes prévenus. ^3^

    Green Lantern – Terre Un

    Pour ceux qui ignorent le concept des récits DC appelés “Terre Un”, il s’agit en fait tout simplement de réimaginer les origines d’un super-héros DC dans un environnement plus moderne, dans une continuité alternative de la version officielle, un peu comme ce que Marvel avait fait avec la gamme “Ultimate” dans les années 2000. On a eu droit en France par exemple à Superman – Terre Un, Batman – Terre Un ou encore Wonder Woman – Terre Un.
    Ce deuxième tome confirme l’impression que m’avait laissée le premier GL – Terre Un, j’aime pô. Y reste pas grand-chose de ce qui me fait aimer les Green Lantern, les histoires comme les personnages.

    Déjà, l’anneau qui ne requiert pas la moindre force de volonté (ou de courage) exceptionnelle, qui ne choisit pas son porteur en fonction de ça, c’est la première chose qui m’a rebuté. Puis ça continue avec la disparition des constructions mentales avec l’anneau pour en faire des simples instruments de voyage rapide, de communication et de tirs au laser vert (du moins j’ai pas souvenir qu’il y en ait eu dans le tome 1… en tout cas y en a pas dans le tome 2).
    On s’intéresse pas, ou si peu, aux capacités des membres du Corps, et pas tellement plus à leurs personnalités (qui trouve Sinestro intéressant, fascinant ou juste complexe dans ce récit ?). Arisia Rrab n’a plus le charme du personnage d’origine, elle est fade et une fois aux commandes du Corps, elle est la plupart du temps incapable de prendre des décisions, de donner des ordres ou tout simplement de diriger, même quand ses membres commencent à douter, elle est pas fichue de remotiver ses troupes. Aucun charisme, aucun charme, aucun attrait. Et je suis pas non plus fan de ce Harold Jordan sans relief.
    Les “Yellow Lantern” ne diffèrent des Green Lantern que par la couleur de leur lumière. Ils sont juste manipulés par untel.

    Un récit de science-fiction peut-être intéressant en soi, sous certains égards, mais y a pas grand-chose de Green Lantern là-dedans.

    Hal Jordan : Green Lantern

    Je vais pas tortiller, j’adore ! 😀

    – Le travail graphique de Liam Sharp, qui se transcende dans ce troisième tome, passant d’un style à un autre et s’adaptant au ton des nombreuses aventures d’Hal Jordan, tantôt photo-réaliste, tantôt riche en traits et en détails, tantôt rendant hommage à Kirby. C’est un plaisir pour les yeux.
    – La façon dont Morrison joue avec l’historique de la série tout en la faisant évoluer. C’est parfois un peu trop emberlificoté et faut s’accrocher, Grant Morrison oblige (à l’instar de son Batman), mais c’est le genre de récits qui s’inscrivent sur la longueur, ils sont là pour durer, ils passeront plus facilement l’épreuve du temps. C’est la marque d’un scénariste de qualité.
    – Les façons très différentes de parler des nooooommmbreuses races extra-terrestres qui peuplent ses récits, jouant autant sur les expressions que sur les manières de s’exprimer. C’est parfois difficile à comprendre, mais ça participe largement à l’immersion, surtout quand on voit comment Hal galère aussi à piger. On a la même impression qu’en regardant l’épisode 2 de la saison 5 de Star Trek Next Generation, Darmok ! ^3^
    – Le retour à des histoires en un seul chapitre, tellement rafraîchissant de nos jours.
    – L’utilisation de l’univers DC, Terres parallèles, réalités alternatives, Flash, Superman, leurs interactions avec Hal.
    – Hal Jordan, tel qu’il devrait toujours être, tête brûlée, indécrottable insoumis, volontaire (évidemment), loup solitaire et en même temps fidèle en amitié.

    Bref, du Green Lantern 100% pur jus. Comme toujours avec Grant Morrison, il faut parfois s’accrocher et être très concentré pour bien suivre certaines histoires (et encore, pas toutes, certaines sont très simples), mais bon sang, quel sens de la narration, ce type est un génie. Quel bonheur de le voir encore travailler pour DC. 😀

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525284
    Batman – Joker War
    Tome 2
    James Tynion IV – Jorge Jimenez

    Rohlolololo…
    Ce tome 2, quel pied. J’ai parcouru l’album en une petite soirée, c’était encore plus jouissif que le premier tome !
    Les dessins sublimissimes, en particulier celui de Jorge Jimenez qui se défonce à un niveau supérieur, c’est époustouflant, son Batman transpire la classe en toute circonstance.
    Harley Quinn est géniale, Tynion donne des leçons en pagaille aux autres scénaristes habituels du personnage, c’est un véritable plaisir.
    Le Joker est particulièrement maléfique, même selon ses propres standards, intimidant, imprévisible mais toujours avec des dialogues qui tenderaient à le faire passer pour un simple fou sans constance, alors qu’il garde toujours un atout dans sa manche. Un mélange de charme et de répulsion. J’adore.
    Et bien sûr (surtout même) Batman. Pendant toute la lecture j’étais redevenu le gosse de douze ans qui trépignait de joie dans son fauteuil pendant toute la durée de Batman – Le Défi au cinéma. Sérieusement.
    Enfin, bon sang, j’vais être vulgaire, hein, mais tant pis, c’était orgasme après orgasme. C’était du Batmanspreading dans toute sa splendeur, de bout en bout ! Et vas-y que, en plein délire hallucinatoire, le Bat-taulier te tabasse tout un groupe de clown du haut d’un immeuble en trois cases, puis en fait autant, mais cette fois les yeux bandés (parce que… t’as qu’à lire le comic, kess tu fiches encore là ?), avec une meute de faux Joker, et un peu plus loin se débarrasse, l’air de rien, d’un missile téléguidé avec UN batarang ! BADASS.
    Un tome qui m’a refilé la chair de poule, aussi passionnant à lire qu’à voir, qui se permet même de poser un regard sans fard et acerbe sur la société américaine actuelle, et occidentale en général, avec les émeutes… pardon, les “manifestations pacifiques” des antifa de BLM. J’en dévoilerai pas plus sur l’histoire, mais c’est d’une justesse, exceptionnel dans le climat consensuel actuel des comics de super-héros.
    Je note pas habituellement mes comics, parce que ça sert à rien, mais si je devais noter Batman – Joker War tome 2, je lui donnerais une note, mais une note ! 😀

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Cyril
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    Cyril le #525335

    Comme il y a déjà eu une anthologie Batman (et une sur le Joker), Urban va cette année multiplier les anthologies dédiées à un aspect de la vie du héros (Gotham City et Bruce Wayne vont suivre) ou à ses ennemis principaux (collection Arkhma). On commence donc avec une série consacrée de près ou de loin à la batcave, à ce qu’elle représente et à ce qu’elle contient. Le lien est d’ailleurs parfois très lâche mais le principal problème est ailleurs : contrairement à ce que laisse penser la couverture, 12 des 16 histoires du volume viennent de l’âge d’or (années 40-50) et, pour la plupart, font bien leur âge. On retrouve donc souvent des scénarios débiles (Batman a promis de ne pas poser le pied à Gotham pendant une semaine, il va donc combattre ses ennemis dans le ciel ou sous les eaux…) et des jeux de mot atrocement mauvais (Robin faisant du ski nautique à la poursuite d’un bateau conduit par des voleurs : “Qu’est-ce ski y a, les gars ?”).
    Quelques histoires sont cependant à sauver : la première, Liés par le crime, qui raconte l’histoire tragique de 3 frères criminels protégés par des gilets pare-balles qui n’empêcheront pas leur fin tragique (que Batman ne s’est pas trop soucié d’éviter) ; l’homme au masque rouge, une enquête intéressante mais dont je vois mal le rapport avec la batcave (et, de mémoire, elle était déjà présente dans l’anthologie Joker). Ca reste une minorité cependant.

    Les histoires plus récentes sont également d’intérêt inégal. Au coeur de la batcave, de Paul Dope et Jay Stephens, est probablement le meilleur comics du volume, quoique très court. Les dessins tendres du second mettent bien en avant le gamin qui se retrouve par accident (pas très crédible, mais peu importe) dans la batcave, ses peurs et ses joies. Les 2 histoires finales souffrent, en revanche, de n’être que de courts moments d’intrigues plus longues et donc de ne guère avoir de sens en elles-mêmes.

    Côté édition, les plans des différentes versions des batcaves sont très intéressants. Mais les textes de présentation sont trop légers.

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525477

    Troisième et dernier tome de Jamie Delano Présente Hellblazer que j’ai terminé la semaine dernière, l’impression est la même que celle que j’ai eu du tome deux, mais peut-être bien en pire.

    Ça commence bien pourtant, avec l’histoire du tueur en série et la relation de John avec son père.
    Mais à partir du chapitre sous forme de roman (le Gangster, la Putain et le Magicien, une histoire très mal écrite et sans queue ni tête), j’ai commencé à lâcher, j’ai retrouvé les défauts d’écriture du deuxième tome. À partir du retour de Marj et sa fille Mercury, ça redevient fastidieux.
    La gamine de douze-treize ans qui fait des leçons de morale à John pendant des chapitres entiers, c’est déjà pas engageant, mais quand tous les trois se retrouvent en pleine campagne et tombent sur un gamin ayant visiblement des problèmes de famille, ça s’arrange pas.
    Je passe les détails mais la grosse caricature du père qui travaille à l’abattoir, qui picole, qui viole sa femme et tabasse son fils, ça va tout de même loin dans l’excès, même sous les standards de la série. J’attendais de voir un tatouage de croix gammée sur son épaule, mais ils ne sont pas allés jusque là.
    On est bien dans une ambiance à la Hellblazer (sans l’aspect mystique cependant), c’est pas le souci, mais l’histoire va tellement loin… promis c’est grotesque et insupportable tellement c’est caricatural à mort et nauséabond.
    Et pour ne rien gâcher, c’est moche, le dessin de Steve Pugh oscillant de passable et détaillé à de la bouillie de traits illisible. Heureusement qu’il n’est présent que sur cette histoire.

    Le Hellblazer #40 clôt le run de Delano (mais pas le tome puisqu’il a plus tard écrit d’autres récits) avec une histoire illustrée et colorisée par Dave McKean, et forcément si le talent de l’artiste est indéniable, ça n’aide pas à la compréhension de l’histoire. John raconte un secret de son passé, sur sa naissance et sa relation avec son père. Et une discussion entre John et

    Spoiler

    son frère jumeau mort à la naissance

    [collapse]

    . C’est… quelque chose, c’est spécial, et visiblement Delano

    Spoiler

    a aussi tué Constantine à la fin.

    [collapse]

    Pas sûr d’avoir tout compris à ce chapitre, mais c’est un bon résumé de la patte de Delano sur Hellblazer. Ça plaira ou pas.

    La suite, ce sont des histoires plus récentes, l’une s’intéressant à la mère de Chas, plus classique (pour du Hellblazer en tout cas) et lisible, et l’autre se déroulant en 2025 avec un John septuagénaire, évoluant dans une New London et un climat politique pas très éloigné de l’actuel. C’est même à mes yeux la grosse qualité de ce récit, autrement pas folichon, avec de plus un style de dessin typique du début des années 2000 où les dessinateurs de comics essayaient de reproduire très maladroitement le style manga. Bref, une histoire centrée sur le schisme entre le régime monarchique anglais et la république, et qui pour le coup sonne franchement faux (encore une fois en-dehors de l’étude sur la société actuelle, assez pertinente), pas très “Hellblazerien”, surtout dans la façon dont c’est raconté.

    Dernier chapitre, faisant partie du “Hellblazer” #250, un mini-récit en huit pages, “Cartes de Voeux”, pas centré sur Constantine, mais jouant tout de même avec l’aspect cynique du personnage et l’esprit de Noël.

    Mon avis sur le run de Delano est mitigé. D’un côté il a posé de bonnes bases sur le personnage inventé par Alan Moore et Stephen Bissette, notamment à travers toute l’histoire autour d’Astra et Nergal, un crossover hallucinant avec Swamp Thing, et en fait tout le premier tome. Disons que j’aime bien quand il traite de la démonologie et ses conséquences directes sur la vie de John, avec des sous-entendus politiques. J’aime pas quand il se lance dans des grandes tirades sous trip acide pour assainer ses vérités écolo-politiques de manière aussi frontale et sur-caricaturale. Et la seconde partie de son run se résume quasi essentiellement à ça.
    Sur tous les niveaux Garth Ennis, qui lui succède, est nettement plus efficace.

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525667

    Je l’ai lu il y a un moment déjà mais j’avais envie d’en dire un mot ou deux, Batman the Dailies le tome 2 est assez agréable à lire je trouve.

    Il s’agit des aventures de Batman et Robin réalisées pour la presse quotidienne dans les années 40. Le premier tome était consacré aux histoires parues entre 1943 et 1944, et celui-ci concerne celles parues entre 1944 et 1945.
    Le premier tome était plus classique, mais les histoires dans ce deuxième volume détonnent pas mal.
    La première histoire (the Two-Bit Dictator of Twin Mills) donne le ton en mettant bien l’emphase sur Jojo le Guincheur, un vilain qui aurait très bien pu faire partie de la galerie des meilleurs ennemis de Batman s’il avait continué à être exploité. On lui donne des traits distinctifs, des tics de langage et des névroses, et l’histoire s’inspire de faits réels de l’époque (les malversations politiques du parti démocrate à New-York dans les années 30), comme c’est souvent le cas dans ces aventures.
    Pareil pour le chapitre suivant (Bliss House ain’t the Same), qui met en scène un vilain, Gomina, avec un arrière-plan similaire sur certains points avec l’Épouvantail.
    Il arrive aussi que Batman et Robin apparaissent très peu dans les autres histoires. Si cela donne un côté rafraîchissant à certaines d’entre elles, il semble aussi que c’est ce qui a causé le déclin des aventures du Chevalier Noir dans la presse quotidienne, le lectorat préférant évidemment voir ses héros le plus souvent possible.

    De plus les commentaires du début sont passionnants et instructifs sur les méthodes et influences de l’époque.
    Les Batman Dailies peuvent paraître rebutants au vu de l’esthétique et de l’âge des histoires pour un public jeune, mais ce serait une grosse erreur de ne pas se laisser tenter, c’est bien plus accessible et agréable à lire qu’il n’y paraît !

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    Feanor-Curufinwe le #525805

    Le troisième tome de Joker War est déjà sorti (quel rythme), et s’il a beau être plus tranquille-pépère que ses prédécesseurs niveau action, il reste tout de même toujours autant plaisant à lire. À l’exception de son premier chapitre (le Batman #101)… et encore, j’ai tout de même apprécié la partie avec Grifter (et le passage avec Catwoman, bien moins emmerdant et mieux écrit que dans le run de King). Mais pour le reste du chapitre, ça passe pas.

    Je dois quand même bien dire que si je comprends et apprécie même l’idée de changer le statu quo de Batman en le rendant moins dépendant de ses outils de dernière technologie et de ses moyens quasi illimités, je désapprouve totalement l’exécution pour en arriver là, et la façon dont c’est amené dans le premier chapitre de ce troisième tome. J’irais même plus loin en disant que je trouve ça absolument dégueulasse et peu justifiable, plus encore de la part de Lucius Fox. J’aime pas du tout cette exécution du type “on va garder ta fortune hein, tout ce que t’as bâti, et tout ton héritage en fait, et j’en ferai profiter mes gosses”, et de traiter Batman comme s’il n’existait que grâce à sa fortune (et même si c’était le cas, et ça l’est pas, c’est son argent, pas le tien Fox) et qu’il n’était qu’une lubie de fils de riche…

    Mais passé ce début peu ragoûtant, les quatre chapitres suivants se lisent d’une traite. Le Ghost Maker est la menace du moment, mais en fait ça se révèle un peu plus creusé que l’apparition d’un nouveau méchant, et bien plus réussi que l’histoire sur l’Arkham Knight par exemple.
    L’utilisation de ce personnage couplée avec celles de Harley Quinn et Clownhunter, jouant avec les retombées de la guerre du Joker, font tout le sel de cette histoire dont je ne déplore qu’une seule chose, c’est trop court. Autant tout ce qui se passe autour de Harley et Bao Pham (le Clownhunter) est suffisamment travaillé pour qu’on puisse s’y investir et comprendre ces personnages, autant j’ai trouvé que la résolution du conflit entre Batman et Ghost Maker était un peu trop expédiée. Heureusement le travail de fond est là et enracine bien ce personnage dans l’histoire ainsi que son lien avec Batman. Mais un chapitre de plus aurait pu rendre la conclusion moins précipitée.
    Mais bon, le huis clos Harley Quinn / Clownhunter / Batman était parfait, et il justifie à lui seul tout le bien que je pense de James Tynion et de son travail sur le Chevalier Noir. Rien que son écriture de Harley Quinn suffit à ce que je l’adore, il saisit bien le personnage, et sait la rendre sympathique sans pour autant en faire juste une victime du Joker. Elle est autant consciente de la manipulation que ce dernier exerçait sur elle que de sa propre responsabilité, et ne se dédouane jamais de ses crimes.

    Le tome se conclue avec deux histoires raccord, l’une consacrée à Punchline et l’autre à Bao Pham. Deux histoires qui, contrairement à ce qu’on nous a servi dans le même genre dans le premier tome, ont tout à fait leur place ici, et qui approfondissent considérablement la personnalité de ces deux antagonistes. Parfaits salauds ou victimes de circonstances horriblement mauvaises ? Irrécupérables ou capables de se racheter ? Dans tous les cas, ces récits font le taf, avec un gros plus pour le chapitre sur Bao, parce que dessiné par James Stokoe qui apporte une atmosphère de circonstance à cette histoire d’origine, notamment lors du passage avec Harley Quinn et le Joker.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 semaines et 4 jours par Feanor-Curufinwe Feanor-Curufinwe.

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525849

    Lu Batman Bimestriel #8.

    Batman 74-77 :
    On est au fond du fond. Gotham Girl, pitié. Les dialogues. Bat/Cat. Captain Atom qui se fait ridiculiser. Le final avec Alfred, Damian et Bane aurait pu avoir un certain impact s’il n’y avait eu toutes ces grossièretés avant.
    Si seulement King savait faire de bons dialogues…

    Detective Comics 1006-1009 :
    Les deux premiers chapitres sont dessinés par Kyle Hotz (jusqu’à récemment plus prolifique chez Marvel) et font intervenir le Spectre dans une affaire de secte qui tente de s’emparer de l’esprit et des pouvoirs de l’avatar de la colère divine en enlevant son hôte, James Corrigan.
    Avec l’aide de Batman, le Spectre enquête sur les lieux de l’enlèvement, mais tous deux n’ont pas la même conception de la justice et leurs différences créent une certaine tension. Parviendront-ils à trouver un terrain d’entente pour travailler ensemble, alors que les heures de Corrigan sont comptées ?
    Un bon récit qui explore les origines des deux personnages et leur façon d’agir, académique dans les faits mais rehaussés par le trait de Hotz et les couleurs de David Baron.

    Le chapitre suivant (1008) réunit Tomasi et Doug Manhke le temps d’un épisode dans lequel le Joker invite Batman dans son parc d’attraction où il tient de nombreux civils en otage. Une petite histoire en un chapitre qui fait le taf avant ce qui semble être un long cours consacré principalement à Mr Freeze, qui passe un pacte avec Luthor pour redonner vie à sa femme Nora.

    Le premier chapitre de ce récit (1009) met plutôt Deadshot en avant. Ce dernier remplit un contrat dans lequel il doit enlever les employés de Bruce Wayne ainsi que ce dernier au cours d’un voyage d’affaire en avion. Seulement l’avion est touché par un éclair et s’écrase au milieu de nulle part. Ça fait plaisir de revoir Floyd Lawton, mais en dehors de ça, c’est juste une intro, et y a pas grand chose à en dire.

    Plastic Man 1-6 :
    Bon, là je risque d’être assez salé, voire beaucoup. Pour résumer, j’ai pas aimé.

    Quand je vois et surtout lis ce genre de récit, je ne peux pas m’empêcher de me demander si les éditeurs existent encore. Y a vraiment quelqu’un chez DC qui a lu ce truc et l’a approuvé !? J’y crois pas un instant. J’ai l’impression qu’il est passé directement des mains de Simone et Melo à l’imprimerie, c’est impossible autrement.
    Gail utilise le personnage de Plastic Man non pas comme une entité à part entière et autonome mais les trois-quarts du temps comme un avatar de sa personne, et ce genre de procédé est rarement sinon jamais intéressant pour un oeil extérieur. Et à l’orgueil d’un tel procédé s’ajoute la faiblesse de l’écriture. Y avait un plan de base sur l’histoire ou elle improvise au hasard ?
    Les personnages ont des réactions pas ou peu crédibles (mention spéciale à Doris, la blonde amoureuse de O’Brian, et sa copine Lila), et je sais bien que c’est un récit léger et pas prise de tête, mais c’est pas parce qu’on écrit un récit à tendance a priori humoristique qu’on doit se relâcher sur le travail de caractérisation. Pourquoi O’Brian se change en Harley Quinn devant Man-Bat pour le séduire ? Et il est où l’intérêt de mettre Man-Bat dedans ? Pourquoi Obscura est-elle allée jusqu’à monter un tel cinéma pour que Plastic Man l’aide ? Les Secret Six qui travaillent pour un comité de quartier ? Rien n’a de sens dans cette histoire, ou plutôt ça se disperse dans tous les sens et le pseudo fil rouge (Plastic Man cherche à aider une gamine qui vit seule dans les rues et qui a la même personnalité et la même façon de parler que tous les gosses dans les comics mal écrits, et bien sûr celle-ci servira de rédemption à O’Brian) est abracadabrant.
    Les méchants de la Cabale sont sous-exploités, au point qu’on comprend même pas pourquoi ils sont dans l’histoire. Seul le Docteur Psycho fait autre chose que de la figuration. Même pour la blague, c’est pas spécialement nécessaire.

    Quant au contenu humoristique, ça vole tellement bas que j’arrive même pas à en rire ne serait-ce qu’à ses dépens, les références à la pop culture qui collent jamais avec le sujet, les commentaires affligeants qui les accompagnent, les blagues forcées qui tombent à l’eau, du comique de situation, du comique de caractère, du comique de geste, rien ne va.
    Une fois de plus Gail Simone me désespère.

    "With the first link, the chain is forged. The first speech censured, the first thought forbidden, the first freedom denied, chains us all irrevocably." -Jean-Luc Picard
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    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525969

    Lu Batman Bimestriel #9.

    Batman 78-81 :

    Utiliser le talent de Clay Mann pour illustrer des dialogues aussi… vermoulus, quel gâchis.
    Bat et Cat vont à la plage, Bat et Cat ne sont pas d’accord sur la 317 ème discussion au sujet de leur première rencontre, Maman Cat dit à son bébé Bat de dormir parce qu’elle entend bien qu’il ne dort pas, et du coup ça empêche maman Cat de dormir. Tout est dit.
    C’est tellement dommage tout ce gâchis, parce qu’à la lecture des chapitres 80 et 81 King donne vraiment l’impression qu’il avait préparé tout son passage sur Batman en amont, qu’il avait un plan précis sur les évènements que son récit encadre. Mais si la préparation est bonne, l’exécution laisse grandement à désirer. Trop de longueurs inutiles et surtout des dialogues et une narration aux fraises.

    Detective Comics 1010-1013 :

    Les deux premiers chapitres racontent la fin de la petite histoire opposant Batman échoué sur une île déserte après le crash de son avion d’affaires à Deadshot, présent également sur l’avion en question. Sur l’île Batou rencontre deux vieillards, probablement nonagénaires (logiquement en tout cas, mais ils pètent la forme), un américain et un japonais, qui vivent à l’écart du monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et sans qui il aurait certainement perdu la vie.
    Une histoire au final pas très captivante. Deadshot est mal exploité, et le combat entre les deux antagonistes est pas très passionnant, et j’ai beaucoup de mal à croire que Lawton ne reconnaisse pas Batman, et qu’il ne fasse du coup pas le lien entre sa présence sur l’île et l’avion qui s’est écrasé. C’est trop gros.
    La présence des deux vieux apporte un peu plus de souffle et de volume à l’histoire, mais ça retombe vite.

    Les deux chapitres suivants mettent enfin Freeze au premier plan. Par contre c’était pas utile de le montrer à chaque fois en fin des chapitres précédents, comme si y avait un lien entre les deux histoires. Non seulement y en a pas, mais ce procédé diminue de plus l’importance du récit précédent, qui n’était déjà pas énorme.
    Freeze envoie ses hommes de main kidnapper plusieurs femmes ressemblant fortement à sa femme Nora afin de réaliser des tests sur celles-ci. Il compte utiliser ce que Luthor lui a offert pour décongeler sa femme et lui redonner vie, mais il utilise d’abord les femmes enlevées pour s’assurer de la réussite de son projet, ne faisant pas totalement confiance à son donateur.
    Le plus intéressant a lieu à la fin du chapitre 1013, changeant ainsi le statu quo de Mr Freeze. Il me faudra donc attendre le prochain Batman Bimestriel pour dire si c’était bien ou pas top, ou bien mais pas top.

    Female Furies 1-6 :

    Entre le Plastic Man du précédent numéro et ce Female Furies, j’ai du mal à me décider sur quelle histoire j’ai préférée. À bien y réfléchir, je pense que je préfère encore les délires pas drôles du Plastic Man de Simone, en comparaison.
    Non mais c’est quoi ce truc que j’ai lu ? C’était une parodie, c’est pas possible.
    Un premier chapitre qui fait l’inventaire complet de la misogynie appliquée au monde d’Apokolips. C’est ridicule. Dans le comic de Kirby, Darkseid s’est choisi une garde d’élite féminine, mais à en croire le récit de Cecil Castellucci, le néo-dieu d’Apokolips est un indécrottable phallocrate qui impose un concours de cuisine, de robes et de maillots de bain (sic) aux furies pour connaître leur valeur, et qui faisait faire le ménage à Mamie Bonheur dans sa jeunesse, lui imposait une promotion canapé tout en la rabaissant constamment au profit de ses collègues masculins… en fait, on comprend plus tard dans l’histoire que TOUS les hommes d’Apokolips sont des arrivistes incompétents et misogynes qui ont profité de leurs collègues féminines toujours plus compétentes et fortes qu’eux en tout point.
    Et évidemment les orphelins mâles de Mamie Bonheur ont limite une belle vie comparée à celle des femelles. Ben voyons. C’est bien connu, Scott Free est un mâle blanc cis genre privilégié… -_-

    Allez, c’est juste le premier chapitre, c’est un rêve, une parodie ou une connerie comme ça. Ils ont pas osé faire ça à l’un des plus grands méchants du monde des comics de super-héros tout de même ! Mais oui, c’est pas possible, allons.
    Et je lis le reste de la mini-série, et là c’est moi qui en viens à espérer que je suis en train de rêver, que je vais me réveiller et que tout ceci n’aura été qu’un affreux cauchemar.
    Il y a tout de même de bons passages, dans le chapitre 4, mais il s’agit de passages repris des comics anciens consacrés au Quatrième Monde. C’est un peu ce qui arrive quand on est à court d’idées une fois qu’on a déballé tout le catalogue du “men are trash” des compil’ TikTok féministes et qu’on se rend compte qu’on doit encore produire trois chapitres, j’imagine.
    Pas de nuance (à part avec Scott Free, seul homme valable et débarrassé de toute vision manichéenne de la scénariste… bien obligé c’est Mister Miracle, DC a quand même dû poser quelques conditions – Orion s’en tire bien aussi, étant donné qu’il n’apparaît que dans une page et sous la forme d’un enfant), un sujet clivant, à l’écriture fortement polarisée et remplie de tous les clichés possibles, le tout avec un dessin et une mise en scène atroces (Adriana Melo, encore elle, après le Plastic Man du précédent numéro).
    C’est un gros non pour moi. J’éviterai à l’avenir toute lecture de titres écrits par Castellucci.

    À une époque, Urban proposait des titres rétro dans ses fascicules de temps à autre, c’était une excellente idée qui permettait de (re)découvrir des classiques parfois inédits en VF. Si l’éditeur voulait faire de la pub à ses albums de Kirby, il aurait été plus préférable de placer des récits courts basés sur le Quatrième Monde comme le Goodness & Mercy de Simonson et Bogdanove.

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    Xanatos
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    Xanatos le #525985

    Et ben dis donc… Autant tes critiques positives du story arc Batman: Joker War me donnent vraiment envie de le lire, tant ce récit bien que parfait, a l’air carrément excellent, autant celles du magazine bimestriel de Batman me donnent envie de le fuir, tant il semble s’engoncer dans les méandres de la médiocrité !

    C’est vraiment dommage pour Gail Simone qu’elle s’essouffle autant car elle était une scénariste talentueuse et très renommée: ses histoires des comics Birds of Prey dans les années 2000 sont devenues des classiques.

    Et je me souviens très bien que dans les premiers numéros du mensuel de Batman (celui de Urban) sortis en 2012, j’avais adoré les comics de Batgirl qu’elle écrivait !

    Je trouvais les histoires de Barbara Gordon/Batgirl viscérales, intenses, palpitantes, passionnantes ! Je m’étais attaché à notre chère Barbara et j’avais peur pour son entourage à cause des crapules qui les menaçaient.

    Et Simone avait ramené le fils de James Gordon qui est un véritable psychopathe en puissance, rusé comme un renard et absolument terrifiant !

    Scott Snyder l’avait brillamment écrit dans Batman: Sombre Reflet et Simone avait respecté la psychologie du personnage et sa personnalité ô combien effrayante et imprévisible.

    J’avais hélas commencé à me désintéresser de Batgirl quand Simone a quitté le titre et qu’une autre équipe créative lui a succédé, et, si notre brillante rouquine s’est vu dotée d’un nouveau costume franchement chouette, le ton du récit est devenu beaucoup plus gentillet et superficiel malheureusement, comme si ils voulaient adoucir la série, devenue très anxiogène sous la houlette de Gail Simone.

    C’est triste qu’une brillante scénariste comme elle ait perdu l’inspiration sur Plastic Man.

    Surtout que pour avoir lu certaines des histoires originales du personnages dans les années 40, elles étaient géniales, hyper drôles et inventives ! Ce que la série animée Batman l’Alliance des Héros a respecté à la perfection ! Comment Simone a pu échouer à caractériser un héros si haut en couleurs, attachant et déjanté ?

    Quant à Female Furies et pour avoir lu Le Quatrième Monde de Jack Kirby, ce dernier n’a jamais dépeint Darkseid comme un misogyne: au contraire, il faisait confiance à ses furies (entrainés par Mamie Bonheur) qui sont intelligentes, fortes et redoutables et autrement plus dangereuses que les paradémons (très puissants mais au QI de moineau).

    Je veux bien que des auteurs actuels réinventent des personnages mythiques pour les remettre au goût du jour, mais pas au point de leur attribuer des traits de caractère qu’ils n’ont jamais eu.

     

     

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525987

    Je suis vraiment horrifié de ce que Gail Simone est devenue en tant que scénariste ces dernières années, elle qui a pourtant écrit des titres comme les Secret Six (disponible chez Urban sous le titre Deadshot et les Secret Six, un des meilleurs comics des années 2000), quand tu lis ce qu’elle fait aujourd’hui…
    Je ne sais pas si tu as acheté l’album des 80 ans de Wonder Woman paru l’année dernière (une couverture tout en rouge), mais les deux récits qu’elle y a écrits sont les pires du livre ! 🙁

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    Xanatos
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    Xanatos le #525990

    Non je n’ai pas acheté l’album des 80 ans de Wonder Woman (je suis complètement passé à côté !). Les seuls albums de Wonder Woman que je possède sont Wonder Woman Anthologie (très bon), ceux écrits par Straczynski (qui m’ont ennuyé à mourir),  ceux écrits par Brian Azzarello (sympas mais pas transcendants), ceux du run de George Pérez (génial ! ) et l’album Wonder Woman vérité triomphante ) écrit par Paul Dini et dessiné par Alex Ross (super !).

    J’ignorais que Gail Simone s’est autant essoufflé ces dernières années. Mais il arrive parfois à de grands auteurs de perdre l’inspiration.

    Par exemple Chris Claremont qui a révolutionné les X-Men de 1975 à 1991 et en a fait un titre majeur de la Maison des Idées n’a par la suite plus jamais pu écrire des aventures aussi ambitieuses et exaltantes des mutants du professeur Xavier que du temps de son légendaire run et il conserva hélas certains de ses tics d’écriture (son côté “verbeux” notamment, peu gênant dans son âge d’or, mais devenu rédhibitoire dans ses comics récents) ou Frank Miller qui s’est trop radicalisé dans les années 2000 et qui a parfois fait n’importe quoi (All Star Batman , mon dieu quelle horreur !).

    Peter David connut la même chose sur L’Incroyable Hulk: il en fit un titre phare de 1987 à 1998 mais quand il revint des années plus tard sur sa série fétiche, il ne retrouva plus l’inspiration d’antan, à l’exception toutefois notable du superbe album Hulk: The End Avec Dale Keown aux dessins.

    Mais il y a encore (et heureusement !) de grands scénaristes qui sont restés aussi bons qu’au premier jour tels que Garth Ennis: il a écrit récemment une aventure inédite de Frank Castle alias Le Punisher du temps où il fit la Guerre du Vietnam (avec Goran Parlov aux dessins, le co-créateur de Barracuda) et c’était un excellent cru 🙂 .

     

    Pour en revenir à Gail Simone, d’après tes dires, on dirait que ses comics récents ont sombré dans les pires clichés qui soit et que ses scénarios contemporains sont dépourvus de nuance et de finesse ! C’est vraiment dommage.

    Je regrette aussi que Urban n’ait pas réédité en albums son run sur Batgirl de 2011 car il était sacrément bon !

     

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #525994

    Tu n’es bien évidemment pas tenu de partager mon opinion sur Gail Simone, et bien que je t’invite à te faire ta propre opinion sur la chose, en lisant par exemple son travail sur Plastic Man (à l’occasion), en revanche je ne te recommanderai jamais d’acheter l’album des 80 ans de Wonder Woman, tu perdrais ton temps et ton argent pour pas grand-chose.
    Et quand je dis que ses deux récits sont les pires de l’album, je t’assure qu’il y a pourtant de la concurrence à ce titre ! Avec des auteurs du niveau de Vita Ayala, j’étais loin de prévoir que le pire viendrait de Simone, et pourtant… Tu parles d’un hommage à la Princesse Amazone…
    De tête, il me semble que la seule histoire qui se démarquait un peu du lot était celle de Greg Rucka, et pourtant je n’avais pas beaucoup aimé ses derniers travaux sur Diana.

    Sinon j’avais moi aussi bien aimé son passage sur Batgirl pour les New52, et pourtant à l’époque beaucoup de fans (dans le milieu français en tout cas) le fustigeaient parce qu’ils le trouvaient trop sombre pour le personnage. C’était d’ailleurs un reproche qu’on lançait facilement alors, pour la plupart des titres N52. À l’occasion je relirai peut-être ce titre, avec le recul on voit mieux les qualités et défauts. Sans le contexte général de l’époque, et avec l’intégralité du run, on a une meilleure vue d’ensemble.

    Pour Miller, j’en avais un peu parlé à l’occasion de la sortie de son Dark Knight III que j’ai beaucoup aimé (et d’ailleurs je dois encore évoquer son Golden Child), le gars a fait semble-t-il un énorme travail d’introspection. Tu le ressens à travers DKIII et en particulier le personnage de Superman, c’est très saisissant ! Même si je ne suis pas fan de certaines de ses oeuvres des années 2000, je le considère encore aujourd’hui comme l’un des meilleurs auteurs de comics vivants. ^^

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    Xanatos
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    Xanatos le #525996

    Ah mais je suis totalement d’accord avec toi au sujet de Frank Miller: ce n’est pas parce qu’il a crée quelques comics pourris dans les années 2000 que cela altère pour autant l’aura de ses nombreux chefs d’oeuvres, loin très loin de là !

    Son run sur DaredevilBatman Year One, Batman Year One, Batman the Dark Knight Returns, Daredevil Born Again, 300, Sin City, Daredevil the Man without Fear… sont tous de véritables monuments du 9e art, des pinacles de l’histoire des comics et je le considère aussi comme l’un des plus grands auteurs de BD du XXe siècle. Il est et demeure un géant.

    Oui, je me souviens en effet que le run de Gail Simone sur Batgirl a été très vilipendé sur le web français ce qui m’avait étonné.

    Il faudra que je le relise. Heureusement que j’ai gardé mes premiers numéros du magazine de Batman, Urban ne semblant guère motivé à rééditer ce run en albums…

    Et même si cela se produisait, on aurait pas la garantie qu’il serait réédité jusqu’au bout.

    L’excellent Super Girl du New 52 que j’ai carrément adoré a été uniquement réédité dans un album et Urban n’est pas allé au delà, fautes de ventes suffisantes. Autant dire que je garde précieusement mes numéros de Superman contenant des épisodes de cette série !

    Feanor-Curufinwe
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    Feanor-Curufinwe le #526176
    The Batman’s Grave
    Warren Ellis (Scénario) – Bryan Hitch (Dessin)

    Il s’agit d’un récit indépendant de la continuité actuelle. Batman enquête, dans ses premières années, sur l’assassinat d’un ancien inspecteur de la brigade criminelle, ce qui l’amène à devenir la cible de l’assassin, qui semble bien décidé à s’en prendre à l’ensemble du système judiciaire de Gotham, y compris le Chevalier Noir.
    Dans l’ensemble j’ai bien aimé.

    Ce n’est clairement pas le meilleur travail de Warren Ellis, ça manque de profondeur dans le scénario, mais c’est solide, le méchant a une structure simple, et malheureusement pas très originale (il fait même doublon avec des méchants plus ou moins récurrents du batvers), mais ça permet aussi de développer le côté détective de Batman, ce qui n’arrive pas très souvent dans la continuité principale.
    Ici on voit à de multiples reprises Batman enquêter en se mettant en condition (dans sa “bulle” façon Sherlock), s’imprégnant de la personnalité de la victime sur le lieu du crime, allant jusqu’à se couper du monde qui l’entoure.

    Le leitmotiv de Batman (pas de flingue, pas de meurtre) se retrouve en porte-à-faux face à la réalité du métier de policier (qui est directement touché par les actes du méchant) à travers le commissaire Gordon, mais aussi avec Alfred, qui jouent les avocats du diable en mettant Bruce Wayne / Batman face à la contradiction de sa condition. Il y a des pistes de réflexion intéressantes (qu’on peut aussi retrouver dans la trilogie de Christopher Nolan) mais tout ce thème, c’est la partie de cette histoire qui manque le plus de profondeur, de développement. Cela dit, il y a tout de même des fulgurances, des passages qui mettent carrément les pieds dans le plat, et là on retrouve bien le style d’Ellis qui ménage des zones de gris fichtrement perturbantes concernant Gordon. Il est néanmoins difficile de juger ses actes à la lumière des évènements qui touchent la police de Gotham dans cette histoire.

    C’est aussi la vulnérabilité de Batman qui est mise en lumière ici. Malgré sa technologie avancée et ses capacités athlétiques, il n’en reste pas moins humain et quoi qu’il fasse, il a ses limites. Au fur et à mesure que le récit avance, il doit aussi compter avec ses blessures qui se multiplient alors qu’il manque de repos et de soins, au grand dam d’Alfred. Pour autant, l’histoire met également en avant cette résilience et cette volonté exceptionnelles et hors-normes du Chevalier Noir, qui reste imperturbable tout le long du récit, ne dévoilant ses failles et ses blessures que lorsqu’il se retrouve aux côtés d’Alfred. C’est d’ailleurs l’une des forces du récit, la relation entre les deux hommes, tantôt père-fils, conflictuelle, chaleureuse, tantôt employé-employeur, pince-sans-rire et sarcastique, tantôt partenaires dans le crime.

    Enfin, il faut aussi souligner le travail extrêmement soigné de Bryan Hitch au dessin, qui de son côté livre certainement l’une de ses meilleures oeuvres depuis de nombreuses années. Il a un sens de la mise en scène impressionnant ici, et malgré le ton très sérieux du récit, il parvient à placer quelques passages plus tranquilles et légers sans que cela empiète sur l’ambiance. Il y a par exemple une scène en une page assez drôle, dans laquelle Batman se retrouve en ville sans véhicule, en plein jour, marchant au milieu des badauds qui ne le quittent pas des yeux. C’est surréaliste et hilarant, sans une seule bulle de dialogue.
    D’une manière générale, que ce soit lors des scènes d’enquête, d’exposition ou de baston, il livre toujours des planches superbes et détaillées, un découpage clair et compréhensible, même lorsque ça pète de partout. Du caviar.

    En définitive, the Batman’s Grave a beau ne pas être un récit essentiel ou original, il aborde des thèmes déjà maintes fois étudiés dans l’univers du Chevalier Noir, la manière dont ils sont abordés reste bonne. C’est clairement au-dessus de la moyenne de ce qu’on peut proposer dans le même domaine.

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